icon Vous êtes ici : Harry Potter et la Clef de la Paix -> Chapitres -> Chapitre 119: I Love Voldy

icon Derniers sorts

- Stupéfix *
- Despoussieris
- Black reveror *
* : modification récente

icon Derniers personnages

Chapitre 119 : I Love Voldy

Imprimer Version imprimable        
Harry remarqua l’absence des J.M.P. lors du début du repas ce soir-là. Et il se dit qu’ils étaient peut-être tout simplement en retard et qu’ils finiraient par arriver rapidement.
Il commença donc à manger tout en discutant avec ses amis, sans se soucier des J.M.P. Comme tous les soirs, il avait partagé une partie de l’antidote à l’élixir de Tourmente avec ses amis.
Finalement, les J.M.P. étaient arrivés cinq minutes plus tard, et Harry continua son repas sans se soucier d’eux.
A la fin du repas, Rogue se leva pour faire une annonce.
Les élèves de cinquième, sixième et septième année sont attendus demain dans l’après-midi dans la Grande Salle pour valider leurs choix d’orientation. Pour les cinquième et les septième année, ces choix correspondent aux B.U.S.E. et A.S.P.I.C. qu’ils passeront en fin d’année. Les cinquième année sont attendus à treize heures, les sixième année à quinze heures, et les septième année à dix-sept heures.
« Les sorties dans le parc seront également interdites demain toute la journée et nous vous demandons de ne pas poser de questions à ce sujet.
Rogue se rassit et de nombreux murmures s’élevèrent alors que certains élèves commençaient à quitter la Grande Salle.
Pourquoi ils nous interdisent d’aller dans le parc ? demanda Ron.
C’est évident, Ron. Ils veulent éviter que des élèves sortent du château pour aller voir le film de Fred et George. Mais de toute façon, je ne vois pas qui serait assez fou pour faire ça alors que le parc et les entrées sont surveillés par les Mangemors. Ce serait le meilleur moyen de se faire exclure.
Nous, on serait assez fous, répondit Ron.
Ca va Harry ?
Hermione qui était assise en face de lui semblait assez inquiète. Harry n’avait plus parlé depuis deux bonnes minutes et il était devenu rapidement pâle comme la mort.
Harry ne s’était pas vraiment senti faiblir mais il se rendit compte maintenant à quel point il se sentait mal. Ses bras et ses jambes tremblaient toutes seules, et son cœur battait d’une manière assez chaotique.
Harry ? est-ce que tu as bien pris l’antidote ? demanda Hermione.
Oui, il l’a pris, répondit Ginny. Harry, ça va ?
Harry acquiesça, même s’il savait qu’en réalité il n’allait pas bien du tout.
Il attendit quelques instants pour voir comment son état évoluerait mais il se rendit compte que ça allait en fait de pire en pire.
La Grande Salle s’était maintenant presque vidée, et il ne restait plus que les professeurs qui étaient en train de discuter, et quelques élèves retardataires, dont les J.M.P. qui semblaient prendre un malin plaisir à prendre tout leur temps.
Mais Harry se mit à trembler de plus en plus et il commença à avoir des vertiges. Il ne voyait plus très bien autour de lui.
Tu devrais reprendre de l’antidote, lui dit Ron.
Mais ces paroles lui apparurent très lointaines.
Non, il ne fonctionne que préventivement, répondit Hermione. Cela ne changerait rien. Il faut aller voir Mme Pomfresh. Harry, viens.
Harry essaya de se lever mais il s’effondra immédiatement, et Hermione poussa un cri.
Rogue arriva, suivi des autres professeurs.
Non ! Je ne veux plus… bredouilla Harry.
Quoi ? demanda Hermione. Oh, Harry…
Il semblerait que Mr Potter éprouve à nouveau le besoin de se faire remarquer, grinça Rogue.
Tuez-moi ! souffla Harry, qui respirait de plus en plus fort.
Ce n’est pas l’envie qui me manque, répondit Rogue. Et maintenant, cessez votre cinéma.
Les J.M.P. éclatèrent de rire et Ginny leur lança un regard assassin qui les calma en un instant.
Elle attrapa la main d’Harry, et alors que Fumseck venait de transplaner dans la Grande Salle, elle agrippa les plumes de sa queue.
Venez à l’infirmerie, dit-elle à ses amis, avant de disparaître en transplanant.

Mme Pomfresh fut très surprise et même effrayée de voir débarquer Harry, Ginny et Fumseck dans son infirmerie. D’habitude, les gens y entraient par la porte et ne transplanaient pas.
Mais lorsqu’Harry s’effondra au sol une nouvelle fois, elle comprit que quelque chose de grave se passait.
Où est ma baguette ? demanda Harry. Je veux mourir !
Mme Pomfresh sembla terrifée en entendant ces mots.
Que lui arrive-t-il ?
L’élixir de Tourment, répondit Ginny. Il a pu prendre l’antidote préventif, mais cela semble insuffisant.
En quelle quantité a-t-il bu l’élixir ? demanda Mme Pomfresh en allongeant Harry sur le lit le plus proche.
Je ne sais pas, apparemment on le lui a mis dans son verre, répondit Ginny. C’est grave ?
S’il n’a pas senti le goût, c’est que la quantité devait être faible, néanmoins, l’élixir devait être puissant si l’antidote n’a pas été efficace.
En fait nous l’avons partagé entre plusieurs, répondit Ginny, il n’en a peut-être pas pris autant qu’il aurait dû.
D’accord. Eh bien, non, ce n’est pas très grave heureusement, répondit Mme Pomfresh. Il risque de passer une très mauvaise nuit, je le crains, mais à partir du moment où je le surveille, ne vous inquiétez pas, il ne pourra pas se suicider. De toute façon je vais le ligoter et j’ai quelques potions ici qui pourraient le soulager et au moins lui ôter ses idées noires de la tête.
Harry se sentait terriblement faible. Il n’avait mal nulle part, mais la vie lui semblait tellement lointaine, et il avait l’impression qu’il serait plus heureux dans la mort. Il devait se suicider.
Mme Pomfresh commença par lui faire boire plusieurs verres d’eau et Harry sentit que cela le calma. Il allait déjà mieux, même s’il avait toujours cette envie d’en finir.
Finalement, Mme Pomfresh lui fit boire plusieurs autres potions, et il s’endormit sans même s’en rendre compte.

Le lendemain, le réveil ne fut pas facile. Il ne se sentait pas au meilleur de sa forme, et il avait terriblement mal à la tête. Même s’il avait dormi et qu’il n’avait pas ressenti les effets de l’élixir de Tourment, il savait qu’il avait passé une très mauvaise nuit, et il en ressentait encore les effets.
Mme Pomfresh vint immédiatement auprès de lui et elle envoya un hibou à Ginny, Ron et Hermione pour les prévenir que tout allait bien.
Mr Potter, je suis très contente que vous alliez mieux ! Vous pourrez sortir d’ici à la fin de la matinée, ne vous faites pas de souci, vous avez seulement encore quelques potions à prendre. Votre corps va bien, mais votre esprit doit être encore un peu embrumé. 
Vous pouvez me détacher ? demanda Harry, qui commençait à souffrir à cause des cordes magiques qui l’attachaient à son lit.
Oui, bien sûr, ce n’est plus nécessaire maintenant.
Elle le détacha et lui fit boire plusieurs potions qui lui firent du bien. Puis ses amis arrivèrent une dizaine de minutes plus tard, accompagnés de Lupin, Tonks, et des Weasley.
Ils se précipitèrent vers lui et Mme Pomfresh dut se mettre en travers de leur chemin pour les ralentir.
Ne vous battez pas ! dit-elle. Il a besoin de calme.
Harry voulait surtout voir Ginny et la remercier. Il se souvenait qu’elle l’avait transporté à l’infirmerie en transplant avec Fumseck, ce qui était une preuve incroyable de la force de leur amour.
Mrs Weasley était en train de pleurer et son mari la réconfortait.
Harry, tu nous as fait tellement peur, dit-elle. Quand on a appris que tu disais que tu voulais en finir…
Ce n’était pas moi ! répondit Harry. C’était l’élixir qui me faisait dire ça.
Oui mais quand même, répondit Mrs Weasley, on a eu très peur…
Dobby espère qu’Harry Potter va bien ! dit le petit elfe. Il a mené son enquête et a trouvé les coupables !
Les J.M.P. ? demanda Harry.
Bien sûr, répondit Dobby. Ils se sont rendus dans les cuisines et ils ont forcé les elfes à mettre cette saleté d’élixir dans votre verre.
Pauvres elfes, répondit Hermione. Ils devraient bénéficier des sécurités de l’école, il n’est pas acceptable que n’importe qui puisse aller les menacer comme cela.
Va expliquer ça à Rogue, répondit Lupin.
Oh, Harry, tu as l’air toujours pâle et j’ai l’impression que tu as maigri ! constata Mrs Weasley qui examinait son bras. Vous devriez tous venir manger avec nous à midi !
Harry trouva l’idée excellente, cela lui ferait du bien de se retrouver uniquement en compagnie de ses amis et de manger un bon repas comme Mrs Weasley savait si bien les préparer. D’ailleurs, il avait retrouvé l’appétit, et il avait envie d’un bon repas bien consistant pour mieux faire passer toutes les potions qu’il avait dû avaler.
Mme Pomfresh vérifia qu’il était bien en état de sortir, et peu avant midi, elle le libéra.
Harry avait parcouru rapidement la Gazette du Sorcier du matin, et tout semblait avoir été fait pour empêcher la séance du film de Fred et George de se tenir.
Un article expliquait en effet que suite à une panne magique, le London Lap serait indisponible toute la journée, et que par conséquent toutes les boutiques du Hall de la Paix seraient fermées.
De plus, il était expliqué que le Chemin de Traverse serait utilisé en soirée par les Aurors pour une simulation d’attaque et qu’il serait par conséquent dangereux de s’y promener.
Mais nulle part le film n’était évoqué, alors qu’en tant que premier film jamais réalisé par des sorciers, il aurait dû créer l’évènement.

Je suppose que la séance va être annulée, n’est-ce pas ? demanda Mrs Weasley alors qu’ils s’étaient installés pour manger. Si les gens ne peuvent pas s’y rendre, cela ne sert à rien de la maintenir.
Je ne pense pas, répondit Arthur. Fred et George ont travaillé sur ce film depuis très longtemps, ils ne vont pas l’annuler simplement parce que le Ministère leur pose quelques petits problèmes.
Et comment les gens vont-ils s’y rendre, alors ? demanda Mrs Weasley.
Je ne sais pas, Fred et George trouveront bien un moyen, répondit Arthur. Ils peuvent peut-être voler une rame du London Lap.
Arthur ! s’exclama Mrs Weasley, outrée.
Eh bien quel est le problème ? Cela n’est pas très difficile à faire fonctionner, je les avais testées lorsque j’étais encore aux Transports magiques.
Arthur, ce n’est pas ça le problème, répondit Mrs Weasley, effarée. Ils vont avoir le Ministère à leurs trousses s’ils font ça. Déjà qu’ils sont mal vus… très mal vus même…
Tant que les gens, eux, en pensent du bien, c’est le principal, répondit Lupin, entrant dans la conversation.
Tout à fait, ajouta Arthur, et d’ailleurs le Ministère n’osera jamais s’attaquer à eux sous peine d’avoir de gros ennuis avec la population.
Les Mangemorts ne s’embarrasseront pas de savoir si les gens sont d’accord avec eux ou pas, répondit Molly. C’est de la folie, et à force de jouer avec le feu, une catastrophe va se produire !
Harry était d’accord avec Lupin, Voldemort était très prudent en ce moment, et il progressait par étapes, pour ne pas risquer de choquer l’opinion publique. C’était la seule façon pour lui de pouvoir mettre en place son plan, et il ne réussirait pas par la force. Il devait lentement endormir les gens pour leur faire le plus de mal possible le jour où il se déciderait à frapper un grand coup.
Mrs Weasley essaya une dernière fois de convaincre ses enfants ainsi qu’Harry et Hermione de ne pas y aller, mais elle ne pouvait pas les en empêcher et elle se renfrogna.

Harry reçut un message d’Abelforth par l’intermédiaire du Gallion. Il voulait les voir dès que possible. Harry constata grâce à sa Carte du Maraudeur qu’il était effectivement dans son appartement près du Salon du Temps et ils s’y rendirent directement après ce repas chez les Weasley.
Abelforth fut ravi de les voir, et il les fit s’installer pour leur raconter ce qu’il avait fait ces derniers jours, et au vu de son expression, il semblait avoir beaucoup de choses à leur dire.
Je suis désolé de ne pas vous avoir contacté plus tôt, mais je suis en passe d’accomplir une mission de la plus haute importance qui concerne Regulus Black.
Vous avez réussi à l’infiltrer ? demanda Harry.
Non, tu vas un peu vite, répondit Abelforth, amusé. J’ai dit « je suis en passe », cela ne veut pas dire que j’ai réussi. En réalité, je sais qu’il s’est installé dans le parc de Stora Sjöfallet dans la partie suédoise de la Laponie. Ce parc est réputé pour la présence de Suédois à Museau Court dans ses montagnes, des dragons de couleur bleu-argenté, qui sont d’assez petite taille mais qui sont bien plus vifs que la plupart des autres dragons. 
Il veut s’en servir pour monter une armée ? demanda Harry.
Pas vraiment, répondit Abelforth. En fait, il vaut mieux que je vous explique tout depuis le début. Un ami suédois m’a contacté car un groupe mystérieux d’une quinzaine de personnes a passé une nuit dans son auberge. D’où l’intérêt d’être ami avec tous les aubergistes-sorciers de la planète, même si cela demande une vie entière. Je me suis donc rendu là-bas car la description qu’il m’en avait faite correspondait parfaitement à ce dont je m’attendais. Je m’y suis donc rendu, et il se trouve qu’il s’agissait bien de Regulus Black et de ses Dragons ; c’est comme cela qu’il a choisi de nommer ses fidèles.
« Je dois avouer que je me suis bien amusé et que j’en ai appris beaucoup, même si j’ai parfois dû user de moyens illégaux. 
Comment ça ? demanda Hermione.
En fait, je me suis fait passer pour le sorcier du ministère lapon chargé de la surveillance des dragons. Il se trouve que la zone est également fréquentée par des Moldus et il effectue un travail constant pour faire en sorte qu’ils ne s’approchent pas de la zone où les dragons vivent.
« J’ai donc enfermé ce sorcier pendant trois jours dans un placard de sa maison et je me suis fait passer pour lui grâce à du Polynectar. En partant, bien entendu, je lui ai modifié la mémoire et je lui ai intégré mes souvenirs pour que personne ne se doute ensuite de rien.
« Ca a été très utile puisque Regulus est venu me voir plusieurs fois. Je dois admettre qu’il est plutôt sympathique. Nous avons beaucoup discuté autour d’un bon hydromel aux épices.
Sympathique ? demanda Harry, très surpris.
Oui, répondit Abelforth. Mais ne vous inquiétez pas mon but n’était pas de sympathiser, j’ai essayé de le cuisiner pour essayer de savoir ce que je voulais. Il reste un mage noir, mais les conversations sont plus chaleureuses et intéressantes avec lui qu’avec Voldemort.
Harry se confirma l’idée qu’Abelforth était fou, même s’il l’avait compris depuis le premier jour où il l’avait vu.
Et alors, qu’avez-vous appris ? demanda Hermione.
Eh bien, vous savez, parfois l’alcool est plus efficace que l’Imperium ou le Veritaserum. J’ai particulièrement chargé son verre et il a terminé la soirée… comment dire ? Oui, pas vraiment dans son état normal.
Si Abelforth avait réussi à obtenir des informations importantes sur Regulus simplement en le faisant boire un peu trop, Harry se dit qu’il le vénèrerait.
Alors pour commencer je lui ai demandé pourquoi il visitait le parc de Stora Sjöfallet, et évidemment c’était pour les Suédois à Museau Court. Il ne souhaite pas en faire une armée, mais les utiliser simplement comme moyens de transport.
Utiliser des dragons comme moyen de transport ? s’étonna Hermione. Vous êtes sûr qu’il ne vous a pas raconté n’importe quoi ?
Non, non, et son idée est parfaitement ingénieuse ! Les Suédois à Museau Court sont plus petits que les autres dragons, bien plus petits, et leur taille est idéale pour qu’ils soient chevauchés ! Le problème est que ce sont des dragons et qu’ils sont vraiment très vifs et agressifs. Regulus a choisi de résoudre le problème par la manière forte, il va leur faire une sorte de lavage de cerveau en leur faisant boire je ne sais quelle potion interdite.
Vous lui avez souhaité bon courage, j’espère ? demanda Ron. Faire boire ça à des dragons, ce ne sera pas facile.
Abelforth sourit.
J’ai pensé à la même chose que toi, sur le moment. Mais en réalité il ne semble vraiment pas pressé. Quand je lui ai demandé combien de temps il comptait rester là, il m’a répondu « plusieurs semaines ». Apparemment, il voudrait contaminer l’eau de la rivière dans laquelle les dragons s’abreuvent, en y versant continuellement de cette potion. Je vous avais dit qu’il était très intelligent. Il n’a pas peur de prendre le temps de faire bien les choses.
Et à quoi ça va lui servir de se déplacer sur des dragons ? demanda Harry.
En fait, les Suédois à Museau Court sont les dragons les plus rapides et les plus vifs. Tu comprendras mieux si je te dis qu’ils feraient d’excellents attrapeurs au Quidditch. Ils sont excellents dans leurs changements de direction, d’une précision extraordinaire dans leur trajectoire, et leur vitesse de pointe est phénoménale. En quelque sorte, Regulus veut que chacun de ses hommes en ait un en permanence pour se déplacer, et pour les utiliser dans des combats.
La peau de dragon est aussi très épaisse, dit Hermione, ils pourront leur servir de bouclier.
C’est vrai, admit Abelforth. Vous comprenez mieux l’utilité de ce projet. Et puis il faut dire qu’il a toujours été passionné par les dragons…
Il vous a dit tout ça ? demanda Harry.
Non, pas tout, je suis allé chercher certaines informations directement à la source en utilisant la légilimancie. Il n’a pas pu se rendre compte de mon intrusion à cause de l’alcool.
Mais, ensuite, en admettant qu’il arrive à calmer les dragons, comment va-t-il les contrôler ? demanda Ginny.
C’est une bonne question, je n’ai moi-même pas bien compris. Apparemment, il semblerait justement qu’il cherche une solution. Je pense qu’il pourrait les contrôler par l’esprit. En fait, il faut comprendre qu’après avoir affaibli l’esprit des dragons, il est possible de les contrôler sans pour autant recourir à des sorts tels que l’Imperium. 
« Il y a un moyen de créer un lien entre l’esprit de deux personnes, et cela peut fonctionner avec les dragons aussi. Regulus pourrait donc utiliser un sort qui lui permettrait de contrôler le dragon comme s’il contrôlait son propre corps. Cela lui permettrait de ne pas en permanence utiliser de sorts pour le contrôler, et donc ne pas lui faire perdre de temps en cas de combat. Cela n’est évidemment pas facile à faire mais je ne doute pas que Regulus y parviendra. Je ne lui ai bien sûr pas parlé de cette façon de faire, je n’allais pas non plus l’aider, mais vus son talent et sa connaissance de la Magie, je pense qu’il la trouvera sans aide.
« Reste à savoir si ses Dragons seront capables de l’appliquer pour contrôler les leurs. J’ai essentiellement discuté avec Regulus, et je ne les connais pas bien, mais il me semble qu’ils partent d’un niveau moyen bien supérieur à la plupart des Mangemorts. J’ai essayé de savoir où Regulus les a recrutés, mais ils semblent venir d’un peu partout dans le monde et certains parlaient difficilement l’anglais.
Il a d’autres projets ? demanda Harry.
Tu veux parler de sa décision quant à la prophétie ? demanda Harry.
Oui, entre autres.
Eh bien figure-toi que j’ai une bonne nouvelle.
Une bonne nouvelle ?
En ce moment les bonnes nouvelles étaient très rares, et Harry avait du mal à croire que cela pouvait en être une.
Regulus ne compte pas te tuer, Harry.
Harry parut surpris. Il savait que Regulus avait le choix entre le tuer et tuer Voldemort, et il s’attendait à ce qu’il choisisse de le tuer, pensant que Voldemort serait bien plus fort.
Alors, il a choisi de tuer Voldemort pour accomplir la prophétie ? 
Exactement, répondit Abelforth en souriant. Evidemment il ne m’a pas dit cela comme ça, mais j’ai senti une telle haine quand nous en sommes venus à évoquer brièvement Voldemort, qu’il ne peut qu’en être ainsi. En revanche, il semble assez indifférent à ton égard.
Mais pourtant, il a bien envoyé Kreattur pour récupérer mon sang lorsqu’il a voulu revenir. Ce jour-là, vous m’aviez dit que cela voulait dire que j’étais son ennemi principal, répondit Harry.
En réalité, je m’étais peut-être trompé. La potion qui lui a rendu son corps nécessitait seulement le sang d’un ennemi. Pas forcément de son pire ennemi. Nous avons été peut-être aveuglés par la comparaison avec Voldemort qui est très attaché aux symboles. Regulus, lui, est plus attaché à l’efficacité qu’aux symboles. Et s’il a pris ton sang, c’est simplement parce qu’il a jugé que ce serait plus facile de prendre le tien que celui de Voldemort. Et il a eu raison puisqu’il a réussi sans encombre.
Ca veut quand même dire que je suis un ennemi pour lui ! répondit Harry, qui ne voulait pas croire que tout allait aussi bien que ce qu’Abelforth lui disait.
Certes, mais tu es un ennemi sans importance pour lui. En tous cas, tu es un ennemi parce que la prophétie vous lie…
Le professeur Trelawney a fait la prophétie seulement après que Kreattur avait récupéré le sang d’Harry, coupa Hermione. A ce moment-là, Regulus ne savait pas qu’Harry était un ennemi.
C’est vrai, admit Abelforth. Alors je ce que je dis est erroné. Mais je persiste à penser que tout faisait pour que Regulus te considère, Harry, comme un ennemi. Voldemort, Pétunia, Regulus, et toi, ont en quelque sorte été mis en avant comme les quatre puissances qui s’affrontaient et cela bien avant que la prophétie ne soit annoncée. Regulus a alors choisi ton sang considérant que tu étais un ennemi, mais je ne pense pas qu’initialement, il t’ait désigné de lui-même comme un ennemi.
Alors il veut simplement tuer Voldemort ? demanda Harry.
Oui, c’est son objectif principal, il a vu qu’il n’y avait pas d’incompatibilité avec la prophétie, au contraire, elle l’y encourage, et il va se concentrer sur cela.
Et Pétunia, qu’est-ce qu’il en pense ? demanda Ron.
Hum, nous n’en avons pas parlé, répondit Abelforth. Mais je suis déjà content d’avoir obtenu toutes ces informations !
Et Regulus ne va pas vouloir vous enrôler avec lui maintenant que vous savez tout ça ? demanda Harry.
Il ne sait pas vraiment que je sais, répondit Abelforth, amusé, il sait que l’on a discuté, mais le lendemain quand il avait retrouvé ses esprits il ne pouvait pas se douter qu’un simple membre du ministère lapon ait pu lui poser ce genre de questions.
Harry avait du mal à croire que Regulus pouvait être gentil, et Abelforth le remarqua à son expression.
Tu n’arrives pas à croire qu’il ne compte pas te tuer ? demanda Abelforth.
Oui, ça oui, répondit Harry. Mais il n’est pas « gentil » pour autant ?
Non, évidemment, je n’ai jamais dit ça, j’ai simplement dit qu’il était « sympathique ». Il ne faut pas oublier le surnom qu’il s’est donné, le Roi Atomiseur de Boudons ! Cela signifie qu’il a l’intention un jour où l’autre de s’en prendre assez gravement aux populations moldues, mais je pense qu’il voudra d’abord évincer Voldemort pour pouvoir régner et accomplir ensuite ce qu’il voudra faire.
Et comme il est au courant pour les Horcruxes de Voldemort, répondit Harry, il va donc vouloir les détruire ?
Finalement, il y avait peut-être un espoir que Regulus détruise les Horcruxes de Voldemort, et qu’ensuite Harry n’ait plus qu’à « se contenter » de tuer Voldemort.
Je suppose, répondit Abelforth. De toute façon, on sait qu’il a compris son secret. Mais est-il au courant que Voldemort a choisi d’en faire plus d’un, qu’il a changé d’avis ces derniers temps pour en faire six et non sept, et enfin qu’il a certainement remplacé le Journal de Jedusor ? Vous voyez qu’il reste encore beaucoup de choses à découvrir de lui, et pour cela je vais retourner là-bas toute la semaine prochaine pour essayer discrètement d’en obtenir plus sur lui et sur ses intentions.
Et le voyage au Yunnan ? demanda Hermione.
Je pense qu’on va simplement le reporter au week-end suivant. Je ne pense pas que cela soit forcément très urgent, et Zhao Huang peut nous accueillir n’importe quand.
Comme il ne sait jamais quel jour on est, c’est certain, répondit Ron.
Eh bien, je vous ai tout dit, et je ne vais pas vous cacher que je suis très satisfait d’avoir appris tout cela si rapidement. Nous avons au moins un répit tant qu’il n’aura pas réussi à contrôler les dragons, et cela devrait prendre un certain temps. En ce qui concerne Pétunia, j’ai eu la confirmation qu’elle s’était bien installée au lac Mapam Yumco et la logique voudrait qu’elle y reste un certain temps. Mais vous savez, Pétunia et la logique, ça fait deux.
Harry était surpris par l’efficacité d’Abelforth. Le fait d’avoir des amis partout à travers le monde était d’une efficacité redoutable.
Je ne vais pas avoir le temps de vous garder plus longtemps, j’ai quelques choses importantes à faire cet après-midi. Harry, je sais que Severus voulait te donner une leçon ce soir mais je lui ai dit que cela n’était pas possible. Je me doute que vous avez tous autre chose à faire de bien plus intéressant.
Abelforth se leva et les raccompagna hors de son appartement.
A tout à l’heure, leur dit-il alors.
A tout à l’heure ? demanda Harry.
Pour seule réponse, il leur adressa un clin d’œil malicieux.
Abelforth vient voir le film, c’est génial ! s’exclama Ron quelques mètres de couloir parcouru plus loin.
Vous ne pensez pas qu’il a dû y participer ? demanda Harry. Comme il connaît bien Fred  et George, il a dû les aider.
Sûrement, ça va être grandiose, et je me demande bien de quoi ça va parler, s’enthousiasma Ron.
J’ai déjà vu des films moldus au cinéma, répondit Harry, mais je suppose que ça n’aura rien à voir.
Au quoi ? Cinéma ? demanda Ron.
C’est là où les Moldus vont voir leurs films, répondit Harry. Ils les projettent sur un grand écran et il y a plein de gens qui regardent dans une même salle. Je suppose que ce sera la même chose, en plus magique !

En attendant les rendez-vous d’orientation, ils passèrent la suite de leur après-midi dans la Salle du Phénix. Harry aurait bien voulu avoir un entraînement de Quidditch pour tester son équipe et essayer de mettre en place quelques stratégies, mais cela n’était pas possible étant donné que Rogue avait décidé d’enfermer tous les élèves dans le château aujourd’hui.
Harry commençait à se lasser de ces longues recherches à propos de la Clef de la Paix qui étaient pour l’instant infructueuses. Les livres qu’il feuilletait avaient beau être intéressants, il ne les parcourait que rapidement sans vraiment les lire et il avait l’impression de perdre son temps. En plus de cela, il avait peur de passer à côté d’un éventuel passage qui parlerait de la Clef de la Paix, ce qui signifierait que tout leur travail avait été inutile.
En fait, il se disait que seul un coup de chance incroyable pouvait leur permettre de trouver ce qu’ils cherchaient.

Peu avant dix-sept heures, les élèves de septième année avaient commencé à se masser devant l’entrée de la Grande Salle. Ils auraient à choisir définitivement leur filière pour les A.S.P.I.C. et Harry savait qu’il serait séparé de Ron et Hermione. Mais il espérait tout de même avoir quelques cours en commun avec eux.
A dix-sept heures pile, Rogue sortit de la Grande Salle et il parcourut l’ensemble des élèves des yeux. Puis il sortit un long parchemin contenant la liste des élèves de septième année et il fit l’appel pour vérifier que tout le monde était bien présent.
Nous allons commencer par quelques explications générales à l’adresse de tous, murmura-t-il, comme pour forcer les élèves à ne plus faire aucun bruit pendant qu’il parlait, s’ils voulaient l’entendre. Ensuite, je verrai chacun de vous pour décider de votre orientation. Les passages se feront par ordre alphabétique.
Il attarda avec plaisir son regard sur Ron qui était dans les quelques derniers de la liste.
Puis ils entrèrent tous et s’installèrent sur des chaises qui avaient été placées pour remplacer les tables habituelles.
Dès demain, vous serez tous répartis dans vos filières respectives. Vous aurez certains cours en commun, et d’autres spécifiques en fonction de vos options. Je vous rappelle que vous n’intégrerez la filière de votre choix que si vous avez des notes suffisantes pour l’intégrer, et vos professeurs ont émis des avis en fonction de vos résultats aux examens. Evidemment je me réserve le droit de ne pas les respecter.
Rogue sembla apprécier un moment ses pouvoirs de directeur puis il continua ses explications.
Quelle que soit votre filière, vous aurez obligatoirement des cours de Réaction face à une situation périlleuse, de Métamorphoses classiques, de Potions classiques, et d’Enchantements classiques. Les différentes filières sont la filière Grande Administration, pour travailler à Gringotts ou à la Justice Magique, la filière Médecine Magique pour travailler à Ste-Mangouste, la filière Aurors et Sécurité pour devenir Mangemort entre autres…
Les élèves semblèrent profondément surpris et les J.M.P. ricanèrent fièrement mais Rogue continua comme si de rien n’était, ignorant l’émoi qu’il avait suscité.
… et enfin les filières Générale et Commerciale et Arts Divinatoires. Je vous souhaite à tous de ne pas terminer dans une de ces deux filières, même si je sais que pour certains c’est inévitable.
Il s’attarda sur Ron qui rougit, sous les rires des J.M.P. 
Quelqu’un a-t-il des questions ?
Hermione leva la main ce qui ne manqua pas de surprendre Harry. Décidément, elle ne pouvait jamais se retenir de poser des questions.
Rogue la regarda avec un regard étonné avant de déclarer avec un ton amusé tout en continuant de la regarder dans les yeux :
Pas de questions, c’est parfait, nous allons passer aux entretiens.
Le rire de phoque de Crabe et Goyle se mit à résonner encore plus fort dans la Grande Salle et Rogue fit signe à tous les élèves de sortir sauf à Hannah Abbot qui était la première à passer.
Hermione avait bien entendu choisi la filière Grande Administration tandis que Ron avait dû se contenter de la filière Générale et Commerciale. Mais cela n’était pas pour lui déplaire car il aurait beaucoup moins de cours que ses amis. Neville avait également choisi cette filière, principalement pour les cours de botanique, même s’il aurait pu viser bien mieux. Ainsi, parmi les Gryffondors, hormis Harry, seuls Alix, Ben et Coìlin avaient choisi la filière Aurors et Sécurité.
Parmi les Serpentard, Harry avait été content de voir que Paul avait rejoint cette filière, mais malheureusement, tous les J.M.P. seraient aussi de la partie, et apparemment Rogue avait décidé pour eux.

Lorsque le tour d’Harry était venu, il s’était présenté dans la Grande Salle où Rogue, accompagné de Macnair, et des professeurs Fitz et Chourave qui semblaient tous les deux mal à l’aise, l’attendait.
Ah, Potter, le Survivant ! grinça Rogue en l’invitant à s’asseoir devant eux.
Macnair adressa à Harry un regard cruel, comme s’il s’apprêtait à le faire souffrir le plus possible d’ici à la fin de l’année. Harry s’efforça de lui adresser un sourire et Macnair parut décontenancé.
Votre choix ? marmonna Rogue.
Auror, répondit Harry.
Auror, Auror ? Ce n’est pas le nom exact d’une filière ! pesta-t-il.
D’accord, Aurors et Sécurité, répondit Harry
Rogue esquissa un sourire.
Vous souhaitez devenir Mangemort, Potter ?
Les professeurs Fitz et Chourave parurent encore plus mal à l’aise et Harry vit Chourave s’écarter un peu de Rogue, apparemment écœurée.
Ah oui, ça doit être une vie passionnante, répondit Harry.
Rogue pointa son maigre index vers lui.
Potter, vous feriez mieux de ne pas rigoler avec cela sachant que vous allez mener une autre vie encore plus passionnante enfermé dans un cercueil d’ici peu de temps. Et malheureusement pour vous, vous ne serez plus en vie pour pouvoir vous en réjouir.
Le professeur Chourave remua sur sa chaise et Rogue le remarqua.
Il y a un problème, professeur Chourave ? demanda-t-il, avec un sourire maléfique.
Mais elle ne répondit pas.
Bien, Potter, je vous accepte avec plaisir dans la filière Aurors et Sécurité, en espérant que vous serez tué le plus rapidement possible au cours d’une épreuve… En tous cas le professeur Macnair fera tout pour.
Macnair émit un ricanement rauque et le professeur Chourave adressa un regard inquiet à Harry.
Maintenant dégagez de ma vue, siffla Rogue pour signifier que l’entretien était terminé. Et prenez un emploi du temps correspondant à votre filière sur la table à côté de l’entrée.

Lorsqu’il sortit de la salle, Hermione lui arracha littéralement l’emploi du temps des mains avant même qu’il ait pu le regarder, et Ron qui était à côté d’elle l’avait également regardé, avant de fixer Harry avec de grands yeux ronds.
Harry, comment tu vas survivre à ça ? Tu as plus de cours qu’Hermione !
Harry regarda son emploi du temps. Il était effectivement très chargé, mais il savait que ces cours seraient intenses et le préparaient bien à lutter contre Voldemort. Ils ne seraient donc pas une perte de temps.

EMPLOI DU TEMPS
CLASSES D’A.S.P.I.C.
FILIERE A.S.

Lundi

14 h – 15 h 30
Théories de magie – Professeur Rogue

16 h – 17 h 30
Théories de magie noire – Professeur Rogue

20 h – 21 h 30 puis 22 h – 23 h 30
Réactions face à une situation périlleuse – Professeur Macnair

Mardi

20 h – 21 h 30 puis 22 h 30 – 23 h
Potions classiques – Professeurs Corcc et Boolla

Mercredi

08 h 30 – 10 h
Histoire de la magie – Professeur Fresnel

10 h 30 – 12 h 
Etude des relations internationales – Professeur Fresnel

14 h – 15 h 30
Lutte contre les attaques de magie noire – Professeur Rogue

16 h – 17 h 30
Enchantements complexes – Professeur Tanghudaï

Jeudi

10 h 30 – 12 h
Initiation aux premiers secours – Professeur Strout

14 h – 15 h 30
Métamorphoses défensives et offensives – Professeur Jigger

16 h – 17 h 30
Métamorphoses humaines et autométamorphoses – Professeur Jigger

Vendredi
 
08 h 30 – 10 h
Plantes maléfiques – Professeur Chourave

10 h 30 – 12 h
Créatures maléfiques – Professeurs Grelon et Robert

14 h – 15 h 30
Métamorphoses classiques – Professeur Carrow

16 h – 17 h 30
Enchantements classiques – Professeur Fitzaethelbert

20 h – 21 h 30
Etude des antidotes et des empoisonnements – Professeur Rogue

22 h – 23 h 30
Duels – Professeurs Macnair et Carrow

Samedi

14 h – 23 h 30
Entraînements et missions – Professeurs Rogue, Macnair et Carrow

Entraînements et missions ? Qu’est-ce que c’est ? demanda Ron.
Aucune idée, répondit Harry.
Ce sont sûrement des examens, mais sous forme pratique. En filière Grande Administration, par exemple, nous n’avons que des examens théoriques !
En tous cas tu auras souvent Rogue, Harry ! Pas trop déçu ? demanda Ron.
Non, il n’est pas mauvais, comme prof, répondit Harry.
Tu es fou ! s’exclama Ron, c’est bien le pire de tous !

Harry avait l’impression que son estime pour Rogue n’avait jamais été aussi forte. Non seulement, il endurait tous les jours la peur d’être trahi ou découvert et ainsi tué par Voldemort, mais en plus, il avait dû accomplir la terrible mission de mettre fin aux jours de Dumbledore parce que celui-ci le lui avait demandé sans lui donner de raisons valables. 
Harry savait que le quotidien de Rogue devait être ainsi fait de peur et de remords, et qu’il devait souffrir encore plus qu’Harry de ne pas savoir exactement quel était le plan.

Lors du repas du soir, Rogue annonça que les élèves de cinquième, sixième et septième année seraient autorisés à rester dans les couloirs du château jusqu’à minuit pour pouvoir se rendre à leurs cours du soir sans problèmes. Il annonça également officiellement l’arrivée de Walden Macnair et Alector Carrow à des postes non fixés.
Enfin, c’est avec grand regret que je vous annonce le départ du professeur Lupin et du professeur Tonks…
Rogue prononça cette dernière phrase en faisant une tête d’enterrement, et Harry réprima un sourire. Rogue jouait tout de même très bien la comédie.
… et la disparition inexpliquée du professeur Slughorn qui semble ne plus être dans le château.

Harry et ses amis s’étaient dépêchés de manger, et à dix-neuf heures trente, ils étaient prêts à partir pour le film de Fred et George.
Où allez-vous ? demanda Alix surprise de les voir partir si tôt.
Vous n’allez quand même pas sortir du château pour aller… demanda Ben.
Pourquoi pas, répondit Ginny en souriant ! On a des invitations, ce serait bête de les gâcher !
Et bien bon courage pour sortir de là ! répondit Alix avec un sourire. Vous nous raconterez !
Ben eut une expression voulant dire à peu de choses près « ils sont fous » !

Ils rejoignirent rapidement l’appartement de Mr et Mrs Weasley. Pour sortir du château, ils devaient passer par la sortie réservée aux professeurs quelque part par l’arrière du château. Cette sortie avait été aménagée lorsqu’Arthur Weasley avait lancé son projet de faire en sorte que tous les sorciers viennent habiter à Poudlard pour se protéger des attaques de Voldemort.
Elle était peu utilisée mais surveillée en permanence par des Aurors.
Tu viens avec nous, maman ? demanda Ron, voyant que Mrs Weasley s’était habillée pour sortir.
Tu crois vraiment que je vais vous laisser y aller tous seuls ? demanda-t-elle.
Allons-y, nous allons être en retard, annonça Arthur Weasley, dépêchez-vous, nous devons prendre le train à huit heures moins le quart.
Mrs Weasley leva les yeux au ciel comme pour prier qu’il ne leur arrive rien.
Et Lupin et Tonks ? demanda Ginny.
Ils ont dû quitter le château… se lamenta Mrs Weasley. Rogue est venu les voir ce matin, accompagné de Mangemorts, et ils ont dit qu’ils devraient avoir quitté les lieux avant le repas du soir. Et bientôt c’est peut être nous qui allons devoir partir…
Rogue veut te virer ? s’étonna Ron.
Non, je devrais rester pour continuer d’enseigner les formalités administratives, mais il ne veut pas que je conserve l’appartement ici apparemment. Nous allons peut-être retourner au Terrier bientôt.
Il n’est plus un endroit très sûr, répondit Arthur. Je ne crois pas que ce serait le meilleur endroit, on ira peut-être avec Lupin et Tonks vous-savez-où.
Ca ne doit pas être très joyeux à habiter, fit remarquer Ron.
Que veux-tu à la place ? demanda Mr Weasley. En temps de guerre, il faut faire avec ce que l’on a !

Ils avaient emprunté des escaliers sombres et habituellement inutilisés pour se retrouver dans une cour enfermée entre les hautes tours du château.
Harry n’était jamais venu ici, mais Poudard était tellement immense qu’il n’aurait jamais fini de découvrir de nouveaux endroits.
Ils passèrent le long d’une coursive qui les mena à une grille. Il y avait une sorte de cabane en bois qui semblait habitée puisque de la lumière sortait par une fenêtre, éclairant légèrement les alentours.
Alors qu’ils s’approchèrent, une sorte de flash se déclencha et deux sorciers ne tardèrent pas à sortir.
C’étaient apparemment deux Aurors.
Vous ne pouvez pas sortir ce soir, dit l’un d’eux d’une voix grave.
Harry entendit un bruit un peu plus loin dans la pénombre, de l’autre côté de la grille, mais il devait avoir rêvé.
Nous devons sortir, répondit Arthur.
Les consignes du directeur sont claires, personne ne doit sortir du château ce soir, répéta l’Auror.
Arthur soupira comme s’il était prêt à abandonner.
Belle nuit n’est-ce pas ? demanda une voix de vieil homme.
Cette voix surgit de l’obscurité et Harry vit une silhouette s’avancer.
Et puis Harry reconnut le visage de Mrs Bett.
Pourtant, c’était un homme qui avait parlé, et Mrs Bett n’était pas aussi grande que la personne qui se tenait devant eux.
Harry remarqua que cette personne portait un T-shirt blanc portant l’inscription « I love Voldy », le love étant remplacé par un cœur rouge.
Qui êtes-vous ? demanda l’Auror, qui parut surpris en voyant l’inscription sur son T-shirt.
Un Moldu égaré, répondit la personne. J’ai dû transplaner ici par erreur et je ne trouve plus mon chemin. Voilà qui est fâcheux, n’est-ce pas ?
Les deux Aurors parurent complètement décontenancés. Depuis quand les Moldus pouvaient-ils transplaner ?
Oh, regardez !
La personne de l’autre côté de la grille montra quelque chose dans le ciel et il y eut un souffle.
Lorsqu’Harry regarda à nouveau devant lui, les deux Aurors étaient par terre, inanimés.
Qui êtes-vous ? demanda Arthur Weasley.
Peu importe, faites vite, ils vont se relever !
Ils partirent tous en courant, suivant l’inconnu, alors que derrière eux les Aurors s’étaient mis à bouger.
Lorsque les Aurors se réveillèrent, ils avaient déjà parcouru une centaine de mètres et étaient hors d’atteinte.
Lorsqu’ils furent en mesure de transplaner, ils transplanèrent tous devant le Chaudron Baveur.
Qui êtes-vous ? demanda encore Arthur.
Pas encore, pas encore, tenez, mettez ça !
L’inconnu sortit d’une poche du jean qu’il portait plusieurs autres T-shirt « I love Voldy » qu’il distribua à tout le groupe.
Ils les mirent tous ensemble, suivant les consignes surprenantes de cet individu.
Mais soudain ses cheveux changèrent de couleur et devinrent roses.
Tonks ? demanda Arthur.
Non, j’ai une voix un peu trop grave pour être Nymphadora, répondit la personne.
Abelforth ? demanda Harry.
Ah, je préfère !
Et ils entrèrent dans le Chaudron Baveur avec leurs T-shirts. Il va sans dire que toutes les personnes qui étaient présentes dans le bar, assez nombreuses à cette heure-là, s’étaient retournées à l’arrivée de ce groupe plus qu’étonnant.
Pour ceux qui veulent ces T-shirt, ils sont en vente à la boutique de Fred et George Weasley, et tous ceux qui vont voir le film « les Déboires de Voldemort » en ont un offert !
Mrs Weasley donna l’impression qu’elle venait d’avaler quelque chose de travers. Fred et George ne pouvaient pas avoir provoqué à ce point Voldemort !
Ils traversèrent le Chemin de Traverse qui était relativement désert. Harry n’y était plus venu depuis bien longtemps, et les quelques sorciers qui y déambulaient portaient souvent des capuches qui leur masquaient une partie du visage. L’endroit n’avait en tous cas rien de rassurant.
Ils entrèrent à la station du London Lap du Chaudron Baveur qui était à quelques mètres plus loin, dans un grand immeuble qui semblait nouveau.
La station était envahie de personnes qui semblaient méfiantes, et un train les attendait, dégageant un imposant panache de vapeur.
Mais il n’y avait aucune trace de Mangemorts ou d’Aurors, ce qui sembla plus inquiéter Mrs Weasley qu’autre chose.
Finalement, les portes du train s’ouvrirent et Fred et George apparurent.
Allez, tout le monde dedans ! Le train va démarrer !
Ils leur firent signe de venir dans la cabine du conducteur du train avec eux.
Où sont les Mangemorts ? demanda Mrs Weasley, fébrile.
Il n’y en a pas, répondit Fred.
On leur a fait croire que le train était parti il y a quelques minutes depuis la gare de l’Allée des Embrumes, à l’autre bout du Chemin de Traverse !
Pas mal, répondit Arthur, comment vous avez fait ?
On a envoyé quelques fusées pour les attirer, ça a bien aidé ! Pendant ce temps, on a demandé à tout le monde de se cacher dans le bar en face, et ils ont pu voir qu’il n’y avait personne ici.
On a convaincu le propriétaire, ajouta George. Il va venir voir le film.
Le train mit une dizaine de minutes à arriver au Hall de la Paix, et Harry était content de voir que beaucoup de monde était venu.
Lorsqu’ils descendirent du train et qu’ils pénétrèrent dans le Hall de la Paix, ils furent stupéfaits du spectacle merveilleux qui les attendait.

Chapitre précédent - Chapitre suivant

Commenter ce chapitre sur le forum