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Chapitre 121 : Une cacahuète en travers de la gorge

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Il pleuvait des cordes dans cette rue de Londres. Mais cela n’empêchait pas les Moldus de la fréquenter pour se rendre au travail ou pour faire des courses, avec leurs parapluies ouverts.
Tout était parfaitement normal, donc… jusqu’à présent.
Une femme venait de surgir d’une bouche de métro, un balai à la main, vêtue d’une sorte de vieux sac gris troué. Ses cheveux gris frisés étaient complètement ébouriffés sur sa tête. Elle avait dans son autre main un sac en cuir blanc sur lequel étaient écrits en lettres clignotantes les mots « I love Voldy ».
Elle ne sembla pas remarquer que tous les gens se retournaient pour la regarder, trop occupée par quelque chose qu’elle cherchait.
Hey, mon pote ! dit-elle en arrêtant un monsieur qui sembla effrayé.
Il était vêtu d’un costume noir impeccable et avait un attaché-case pour le travail.
La femme le regarda droit dans les yeux et il s’aperçut avec horreur qu’ils étaient de couleur rouge.
L’homme ne put s’empêcher de faire un pas en arrière.
Ahaha ! j’t’ai bien eu !
Finalement ses yeux redevinrent de leur couleur habituelle, une sorte de gris-bleu assez intense. Tous les passants s’étaient arrêtés en entendant le rire rauque de Mrs Bett.
Qu’est-ce qu’ils ont ces Moldus ? s’exclama Mrs Bett. Vous voulez ma photo ?
Les Moldus reprirent leur chemin sans discuter.
Ca t’intéresse hein ? 93, Chemin de Traverse ! Tu trouveras tout ton bonheur ! Ahaha !
Le sorcier ne sembla pas du tout intéressé et s’apprêta à reprendre sa route, espérant qu’il avait rêvé.
Attends ! 
Le sorcier se retourna, semblant désespéré.
Tu sais où j’peux acheter un transat et une serviette de plage ? demanda-t-elle.
Euh… balbutia le monsieur. Il n’y a pas de plage… ici ! Et nous sommes en novembre !
Mrs Bett le regarda avec un air déçu et le sorcier se demanda s’il pouvait partir.
Tant pis, tant que j’ai mon maillot de bain ! s’exclama Mrs Bett.
Elle laissa l’homme sur place et continua à marcher jusqu’à arriver à une cabine téléphonique. Elle y entra, composa un numéro, et celle-ci se mit à s’enfoncer dans le sol sans que les Moldus ne la remarquent.
Mrs Bett déboucha dans le hall du ministère de la Magie. Ce n’était pas exactement le même que ce qu’il était avant, mais le plafond magique était au beau temps, et l’endroit était baigné de rayons de soleil.
A ce moment-là, Fudge arriva par les ascenseurs et repéra Mrs Bett parmi les nombreux sorciers qui passaient par là.
Celle-ci enleva sa robe grise et elle se retrouva en maillot de bain. Il y avait marqué dessus « I love Voldy ».
Qu’est-ce que vous faites encore ! tonna Fudge.
Accio chaise ! dit Mrs Bett en pointant la chaise sur laquelle le sorcier d’accueil était assis.
La chaise vola vers elle et le sorcier fut renversé en arrière.
Je bronze ! Ahaha ! répondit Mrs Bett. On m’a dit qu’il faisait beau ici !
Elle s’installa face au soleil et ferma les yeux.
Ah !
Elle sortit de son sac des lunettes de soleil et commença à bronzer sous le regard abasourdi de Fudge.
Mais il y eut plusieurs détonations. Des silhouettes noires avaient transplané par dizaines dans le hall du Ministère.
Cache-toi ! cria Mrs Bett.
Elle jeta Fudge dans la fontaine de la Fraternité Magique et elle enfourcha son balai, faisant un looping dans les airs. 
Plusieurs Mangemorts lui envoyèrent des maléfices de mort qu’elle évita habilement.
Atomis ! Ahaha !
Il y eut une explosion et un flash jaune et des lames de parquet volèrent dans tous les sens.
Où tu es mon petit Voldy ? demanda Mrs Bett, le cherchant des yeux parmi les Mangemorts.
Par ici, dit une voix glaciale.
Voldemort était apparu par la cabine téléphonique.
Tu ne sais pas transplaner, Voldy ? demanda Mrs Bett.
Pour seule réponse, il lui envoya un maléfice de Mort.
Mais Mrs Bett, toujours en maillot de bain, son sac dans une main, sortit des sortes de boules noires de la taille d’un abricot et les envoya en l’air.
Une sorte de fumée grise s’en échappa et on ne vit plus rien.
Où est-elle ? siffla Voldemort.
Dans ton cul ! Ahaha !
La fumée se dissipa et Mrs Bett sauta de son balai pour retomber sur les épaules de Voldemort qui vacilla. Elle lui passa les bras autour du cou et elle le sera tellement fort qu’il sembla suffoquer.
Avada kedavra ! lança Voldemort. 
Mais l’éclair heurta la fontaine magique qui se brisa en plusieurs morceaux.
De l’eau commença à se répandre au sol à une vitesse phénoménale et le bas de la salle se trouva les pieds dans l’eau.
Maître ! Je suis votre plus fidèle ! s’exclama un Mangemort.
Alors aide-moi, abruti ! s’étrangla Voldemort. 
Oui ! Endoloris !
Le Mangemort avait essayé de toucher Mrs Bett mais le maléfice avait finalement atterri en plein dans le ventre de Voldemort qui tomba.
Le sol commençait à se couvrir d’eau et il était à moitié sous l’eau. Le Mangemort relâcha son maléfice, horrifié.
Voldemort se releva, un air terrifiant sur le visage. Il repoussa Mrs Bett en arrière et s’écrasa dans l’eau.
Tu vas regretter ce que tu as fait ! siffla Voldemort, s’entourant d’un halo rouge sous les « Oh ! » du public.
Avada Kedavra !
L’éclair fonça sur le Mangemort mais il y eut un craquement et quelque chose tomba du plafond.
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaah !
Des pierres tombèrent partout et plusieurs sorciers eurent le réflexe de se protéger avec les mains.
Dolores Ombrage était tombée de quelque part en l’air et elle avait reçut le maléfice de Voldemort au passage, ce qui épargna le Mangemort. Elle était étendue au sol, morte.
Le plafond de l’étage s’était entièrement effondré et la moitié des Mangemorts étaient coincés sous les éboulis.
Voldemort s’était relevé et Mrs Bett également. Tous les deux se faisaient face.
On entendit des bruits de pas et des Aurors arrivèrent par les ascenseurs.
Ah ben c’est pas trop tôt ! s’exclama Fudge qui sortit d’entre deux pierres.
Voldemort lui envoya un maléfice de mort qui fit exploser la pierre à côté de lui et il préféra rester cacher.
Voldemort envoya ensuite une sorte de vague rouge sur les Aurors et ils furent projetés au fond de l’atrium.
Nous sommes enfin seuls ! dit Voldemort d’une voix douce en regardant Mrs Bett. Tu vas payer ce que tu m’as fait ! D’abord je vais te faire souffrir !
Oh oui, j’aime ça, vas-y ! Ahaha !
Voldemort sembla décontenancé.
On voit que tu n’as jamais goûté à l’Endoloris ! ENDOLORIS !
Mrs Bett tomba par terre et elle se mit à s’agiter comme un poisson que l’on aurait sorti de l’eau.
Ahaha ! Ahaha !
Mais elle ne semblait pas souffrir, au contraire, elle semblait plutôt apprécier cela.
Après une bonne minute, Voldemort abdiqua, voyant que cela ne servait à rien de continuer.
Mrs Bett se releva immédiatement et lui envoya un sortilège. Voldemort fut envoyé dans les airs alors que des flashs de toutes les couleurs étaient sortis de la baguette de Mrs Bett.
Et puis soudain les vêtements de Voldemort se transformèrent en un pyjama rose et des dizaines de sorciers arrivèrent par les ascenseurs et par la cabine téléphonique.
Ils éclatèrent tous de rire devant cette vision de Voldemort en pyjama rose bien trop petit pour lui.
Poussez-vous !
Germaine, la mère de Voldemort, venait d’arriver elle aussi.
Oh, mon Voldynouchet adoré ! Viens, allons nous-en !
Ahaha !

Fin !

Déjà ?

Non ! Prenons des nouvelles de Voldy !

Voldemort était assis dans la table de la cuisine chez lui.
Germaine était en train de faire la cuisine pendant qu’il mangeait des cacahuètes.
Mon Voldy, si tu veux prendre ton envol et partir, je l’accepterais, tu sais !
Voldemort grogna en avalant d’autres cacahuètes.
Je comprendrais que cela te gêne si tout le monde apprenait que ta famille est moldue !
Voldemort avala de travers sa cacahuète en entendant cela.
Germaine se précipita pour l’aider mais elle ne parvint pas à la lui faire recracher.
Finalement, Voldemort s’effondra sur la table, mort.

Fin !

Le public éclata en un concert d’applaudissements mais s’interrompit alors que d’autres mots s’affichaient.

Eh oui, Voldemort n’est pas un Sang-Pur comme il le prétend, son père était un Moldu…

Vous n’aimeriez pas que Voldemort s’empare du ministère ? Pourtant c’est ce qui s’est passé, sans que personne ne réagisse !

Rétablissons la vérité, La Gazette du Sorcier est contrôlée par Voldemort et elle l’a aidée à mettre en œuvre son coup d’état.

Ne soutenez pas le ministère ! Démissionnez de votre poste !
Luttons contre Voldemort !

Harry trouva que les jumeaux faisaient preuve de beaucoup de courage en écrivant cela à la fin de leur film. Il craint un instant que les gens ne le croient pas, mais il y eut d’autres applaudissements, alors que des feux d’artifices envahissaient la salle.
Chapeau ! C’était super ! dit Harry en félicitant les jumeaux.
Merci ! Et on n’oubliera jamais que c’est grâce à toi ! répondirent-ils en même temps.
En fait tout le monde semblait très content sauf Mrs Weasley.
Vous allez vous faire tuer ! dit-elle à la fin, le visage livide.
On se défendra ! répondit Fred, avec conviction.
Mais au moins, on a l’impression d’être utiles à notre façon ! ajouta George.
Et ça marche !
Bien sûr, tout le monde ne rejoindra pas l’Ordre du Phénix, poursuivit George. Mais si on arrive à faire démissionner tout le monde du ministère, Voldemort n’aura plus de force !
Et les gens travailleront où ? demanda Mrs Weasley.
Ils peuvent bien ne pas travailler pendant un mois, le temps qu’on puisse vider le ministère, et faire tomber Voldemort !
Harry trouvait l’idée des jumeaux intéressante, mais il se demandait si les sorciers qui avaient un travail relativement tranquille et bien payé au ministère, seraient prêts à le lâcher simplement pour protester contre Voldemort.

Finalement, Harry put discuter avec Octave Melodge, et celui-ci fut ravi de revoir Fumseck.
Vous avez l’air très épanouis, tous les deux ! s’enthousiasma-t-il. Vous devez avoir un secret ! En si peu de temps, un tel lien, je n’ai que rarement vu ça ! 
Merci, répondit simplement Harry.
Vous lui donnez des sorbets au citron ? C’est cela ? demanda Melodge.
Heu…
Harry se souvenait de la promesse que lui avait fait tenir Octave Melodge, de faire goûter à Fumseck les sorbets au citron. Mais Harry n’y avait jamais plus pensé depuis.
Non, je crois qu’il n’est pas trop tenté par les sorbets ! répondit sur un ton sérieux.
Oh, je ne comprends pas ! Oh, Abelforth, je ne t’avais pas reconnu !
Ravi de te revoir, Octave ! Depuis la dernière fois, j’ai découvert les sorbets à la mangue ! C’est excellent, s’enthousiasma Abelforth.
Oho ! Il faudra que tu m’indiques ton magasin moldu ! s’enthousiasma Melodge. Justement, je comptais changer ! Ils ne veulent plus de moi dans le mien !
Ah bon ? Pourquoi donc ? s’étonna Abelforth.
Harry se demanda ce qu’Octave Melodge avait bien pu faire.
Eh bien en fait les Moldus ont une distinction très étrange sur les pictogrammes qu’ils mettent à l’entrée de leurs toilettes ! répondit Melodge le plus sérieusement du monde. Pour les toilettes des femmes, ils mettent quelqu’un vêtu d’une robe, et pour les toilettes des hommes, le personnage du pictogramme semble ne rien porter. Evidemment, comme nous, les sorciers, portons tous des robes, j’ai cru qu’il y avait des toilettes pour sorciers et des toilettes pour Moldus. Je suis donc allé dans les toilettes pour femmes croyant aller dans les toilettes pour sorciers !
Il m’est arrivé la même chose ! s’exclama Abelforth, mais une charmante jeune fille m’avait simplement retourné une gifle et ça s’était arrêté là !
Aha, mon problème est que je n’ai pas compris comment fonctionnaient leurs portes, alors je l’ai ouverte avec un alohomora, mais les toilettes en question étaient occupées et la dame n’a pas apprécié ! J’ai été emmené par la sécurité et comme j’ai refusé de coopérer, le magasin a appelé la police. Ils m’ont pris pour un malade mental et ont voulu m’emmener dans un hôpital psikiatrik, tu te rends compte ?
Harry ne trouvait pas cela étonnant du tout, et il éclata de rire en regardant Ron.
Il était sûr qu’Abelforth et Melodge pourraient tenir une conversation sur ce sujet pendant une journée entière s’ils en avaient le temps !
D’ailleurs, il faudra que tu viennes avec moi, un de ces jours, je compte aller dans un parc d’attraction pour faire quelques frayeurs à des Moldus ! Ils ont un manège qui s’appelle le « grand huit », ce serait marrant de l’ensorceler !
Un granhuite ? demanda Arthur Weasley. Qu’est-ce que cela peut bien être ?
Mrs Weasley ne sembla pas ravie à l’idée que son mari s’incruste dans ce genre de conversations.
C’est une sorte de jeu géant qu’ont les Moldus, ils se mettent dans des sortes de voitures qui roulent sur des chemins très pentus et qui est censé faire peur ! Mais il n’y a rien de magique, seulement de l’électricité ! expliqua Abelforth.
De l’élektrissité ! Je connais ! J’ai des prises chez moi ! se réjouit Arthur.
Oui, c’est très utile pour pouvoir regarder la télé, ajouta Octave Melodge.
Dites-moi, coupa Fred, vous pourriez retirer le mur pour que l’on puisse sortir ?
Le mur qu’avait fait apparaître Abelforth pour bloquer la sortie était toujours là, et tout le monde écoutait cette conversation, stupéfait.
Bien sûr ! répondit Abelforth. Oh ! Par la barbe de Jean-Jacques, il se fait tard !
Jean-Jacques ? demanda Melodge.
Oh, c’est une histoire croustillante !
On est repartis ! murmura Harry à l’oreille de Ron.
Ah ! s’enthousiasma Melodge.
Tout ça à cause d’une erreur de transplanage ! Je m’étais retrouvé dans une ferme où des chèvres étaient élevées ! Le fermier a été très sympathique, d’ailleurs, il m’a invité à l’apéro autour d’un pastis, et il m’a offert un bouc en partant ! Il m’est très utile pour débroussailler mon jardin ! Il se trouve que je l’ai appelé Jean-Jacques et qu’il a une sacrée barbe !
On peut y aller ? demanda Molly.
Oh, bien sûr ! s’excusa Abelforth.
Il retira son enchantement et le mur disparut.
Ils se trouvèrent face à plusieurs Aurors et Mangemorts.
Ils sont là ! s’exclama un Auror.
Oups !
Attrapez-les tous !
Comment vont-ils faire sans PokéBall ? demanda Abelforth.
PokéBall ? demanda Harry.
Oh, un jeu moldu japonais ! répondit Abelforth. Ce n’est pas encore connu ici mais je suis sûr que ça ne va pas tarder à faire fureur !
Abelforth avait rétabli sa protection, et les Mangemorts étaient à nouveau coincés de l’autre côté d’un épais mur incassable.
Il va falloir sortir par ailleurs ! dit Abelforth. Ils nous attendent de pied ferme et il ne faut aucune arrestation ! Je vais enlever les protections contre le transplanage et nous transplanerons tous chez nous !
Ils vont pouvoir rentrer si on enlève les protections ! s’exclama Ron.
Oui mais le temps qu’ils s’en aperçoivent, nous serons déjà partis ! s’exclama Abelforth.
Abelforth agita sa baguette en direction d’un morceau de mur, en répétant plusieurs fois la formule copertas destructis magicaxishko.
Après cinq minutes d’efforts, la protection sembla levée.
Vous pouvez tous transplaner, mais il faut absolument se placer contre ce mur !
Plusieurs sorciers transplanèrent et Abelforth s’approcha d’Harry, Hermione, Ron, et Ginny.
Je vais retourner au parc de Stora Sjöfallet pour en apprendre plus sur Regulus. Je serai là-bas toute la semaine je pense, et nous ne pourrons sûrement pas nous voir d’ici le week-end prochain. Mais n’hésitez pas à m’envoyer Dobby s’il se passe quelque chose d’important !
« Maintenant, je vais vous ramener à Poudlard, il se pourrait que les Aurors ne soient pas très coopératifs…

Ils transplanèrent à Poudlard après avoir félicité une dernière fois les jumeaux pour leur film.
Les Aurors étaient encore là pour garder l’entrée des personnels, mais ils étaient au moins trois fois plus nombreux. Mais Abelforth ne s’embarrassa pas d’eux.
Encore vous ! s’exclama un Auror.
Oui, j’ai seulement changé de couleur de cheveux, dit Abelforth, qui avait maintenant les cheveux vert pomme. Je peux vous conseiller un coiffeur, si vous voulez ?
Non ! Stupéfix !
Abelforth stoppa le sort avec un bouclier invisible et il répliqua par un éclair blanc puissant qui pétrifia tous les Aurors.
Dépêchez-vous, ils ne vont pas tarder à se réveiller.
Comment vous faites ? demanda Harry.
Je t’apprendrai, Harry, c’est un sort assez fatigant, mais qui est très utile ! Bonne soirée !
Ils dépêchèrent de regagner leurs appartements, tout en faisant attention de ne croiser personne.
Promettez-moi de ne pas prendre de risques inutiles ! leur dit Mrs Weasley. Avec tous les Mangemorts dans le château, le mieux est de ne pas chercher à protester inutilement ! Vous me promettez ?
Oui, oui, répondirent-ils tous ensemble.
Mrs Weasley ne sembla pas rassurée pour autant, mais elle les laissa partir.

Cette nuit-là, Harry fut réveillé en sursaut par une douleur intense à sa cicatrice. Voldemort était terriblement furieux.
La douleur était tellement intense qu’il ne put même pas essayer d’entrer dans l’esprit de Voldemort pour tenter de voir la scène.
Cette douleur sembla durer une éternité. Voldemort avait rarement été aussi furieux, et Harry se doutait qu’il avait appris le contenu du film.
Finalement il se calma, mais la douleur continua de lui lanciner le front pendant un bon quart d’heure.
J’ai peur pour Fred et George, quand même, dit Ginny.
Ce serait bien pour eux qu’ils disparaissent quelques temps, histoire que Voldemort oublie ! dit Hermione.
Voldemort n’oubliera jamais ça, surtout qu’ils comptent sûrement organiser d’autres séances ! répondit Harry.
Le problème est que les Mangemorts finiront bien par trouver un moyen d’entrer en pleine séance, s’inquiéta Hermione.

Harry ne se rendormit pas sans inquiétudes, et plusieurs fois, sa cicatrice le picota, montrant que Voldemort avait du mal à calmer sa colère.

Le lendemain, ils furent horrifiés en découvrant la une de La Gazette du Sorcier.
Il y avait deux photos, une de Fred, une de George, qui prenaient toute la page. En-dessous, il y avait le titre :

MORTS OU VIFS
1000 GALLIONS DE RECOMPENSE

Harry, Ron et Hermione avaient tous les trois eu la matinée de libre pour leur première journée de cours d’A.S.P.I.C., ils avaient lu cette nouvelle plus tard et ils n’apprirent la stupeur qui avait régné dans la Grande Salle lors du petit-déjeuner qu’à midi, par Nick Quasi-sans-Tête.
Severus Rogue avait l’air particulièrement réjoui ce matin ! expliqua Nick. Pourtant, il se dit que Vous-Savez-Qui était très en colère cette nuit, c’est le Baron Sanglant qui m’a raconté cela. Si vous voulez mon avis, vos amis ont du souci à se faire. Sur ce, je vais faire une sieste !
Harry tourna son regard vers Rogue. Il discutait joyeusement avec Macnair et Carrow qui l’entouraient. Tous les trois surveillaient d’un œil distrait les élèves pendant qu’ils mangeaient. Ils semblaient se raconter comment s’étaient déroulés leurs cours de la matinée.
Le professeur Fitz semblait maintenant profondément déprimé, et finalement il s’était assis à côté du professeur Chourave, à une extrémité de la table.
Je m’inquiète, nous n’avons pas encore de professeur attitré pour les cours d’éducation civique magique, dit Hermione.
Et alors ? demanda Ron.
Et alors ? Nous avons cours à quatorze heures ! 
Aha ! Moi je n’ai rien ! s’exclama Ron.
Si tu veux mon avis, répondit sèchement Hermione, je trouve votre emploi du temps un peu trop léger !
Mais le silence envahit soudain la Grande Salle alors que Rogue venait de se lever.
J’ai une excellente nouvelle à vous annoncer ! s’enthousiasma Rogue, l’air moqueur.
Une excellente nouvelle ? s’étonna Ron.
Les élèves de B.U.S.E. et d’A.S.P.I.C. des filières Grande Administration, Médecine Magique, Générale et Commerciale, et Arts Divinatoires, devront choisir une option supplémentaire obligatoire. Par conséquent, ils bénéficieront de trois heures de cours supplémentaires hebdomadaires.
Ron devint soudain livide. Sa filière était concernée.
Vos professeurs vous communiqueront les informations utiles en temps voulu. Cependant, les élèves de la filière Générale et Commerciale sont particulièrement concernés puisque leurs cours d’options se dérouleront cet après-midi. Ils auront le choix entre les quatre options suivantes : botanique, avec le professeur Chourave, étude des créatures magiques utiles, avec le professeur Potiron, réaction face à une situation périlleuse, avec le professeur Philipett, et histoire de la magie et étude des relations internationales avec le professeur Fresnel. Ces cours commencent donc dès cet après-midi, n’est-ce pas Mr Weasley ?
Tous les yeux de la Grande Salle se posèrent sur Ron qui ne sut plus où regarder.
Je suppose que vous serez ravis de pouvoir vous entraîner, il paraît que certains membres de votre famille sont en danger ces temps-ci, et ils auront sûrement besoin de votre aide.
Ron essaya de ne pas montrer qu’il était tout rouge en baissant la tête, mais ses oreilles qui avaient aussi changé de couleur le trahissaient.
Enfin, une dernière modification a été apportée à l’équipe des professeurs et je suis heureux d’accueillir à nouveau le professeur Ombrage qui assurera les cours d’éducation civique magique.
La nouvelle fut accueillie par un silence glacial, bien qu’Ombrage n’eût pas été présente.
Encore ? pesta Hermione. Ce n’est pas possible, on ne pourra jamais s’en débarrasser de celle-là !
Je suppose qu’elle doit croire que comme Rogue est arrivé, elle sera sous protection, répondit Harry. Mais je ne crois pas que tout sera rose pour elle.
Ron mit du temps à se relever après ce que lui avait dit Rogue devant tous les élèves de Poudlard. Mais en réalité il semblait plus abattu par le fait d’avoir des heures de cours en plus que par cela.
Ronnie, tu ne vas pas en faire un drame, le consola Hermione.
J’en ai marre, répondit Ron, on a trop de cours. Je ne peux simplement pas, ce n’est pas de ma faute si j’ai un poil dans la main !
Ne dis pas ça, je suis sûr que ça t’intéressera ! Et si tu prends l’option réaction face à une situation périlleuse, ce sera intéressant. Et puis le professeur Philipett est très bien !
Oh oui ! gloussa Lavande qui n’avait rien écouté de la conversation mais qui avait tout de même réussi à entendre la dernière phrase.
Ses beaux cheveux bruns soyeux ! ajouta Parvati.
Hermione leur lança un regard noir d’une telle intensité qu’elle les fit taire. Puis finalement, toutes les deux s’en allèrent en râlant.
Tu y es allée un peu fort ! dit Ginny. Mais bien joué, elles sont insupportables depuis qu’elles savent que Scot sort avec Daniella.
J’ai l’impression que ça date depuis bien plus longtemps, répondit Hermione sur un ton féroce.

Ils n’eurent pas vraiment le temps d’aller dans la Salle du Phénix étant donné qu’ils avaient passé leur pause de la mi-journée à discuter avec leurs camarades. Hermione semblait n’avoir pas digéré le retour d’Ombrage et elle le fit savoir partout autour d’elles.
Beaucoup d’élèves, au contraire, semblaient presque ravis de son retour, car ils avaient hâte qu’il lui arrive de nouvelles mésaventures.
Mais Harry se demandait vraiment si Ombrage n’allait pas devenir encore pire que d’habitude en profitant de la protection de Rogue.

Il se rendit avec curiosité au cours avec Rogue. C’était un double cours, avec d’abord des théories de magie puis des théories de magie noire.
Les élèves de la filière Aurors et Sécurité se retrouvèrent devant la salle où Rogue avait prévu de leur faire cours. Harry fut surpris de voir qu’ils étaient très peu nombreux. Mais en fin de compte, les cours de Maugrey avaient traumatisé beaucoup d’élèves qui avaient dû être effrayés par cette filière.
Ils étaient quatre Gryffondor, Alix, Ben, Coìlin et lui et il n’y avait aucun élève de Poufsouffle. Les Serpentard comptaient tous les J.M.P. qui avaient été admis d’office par Rogue dans cette filière, ainsi que Paul, Patrick Blake et Diane Penn. Les Serdaigle, enfin, étaient trois : Padma Patil, Egill Magnusson et John Goldstein.
Harry trouva les J.M.P. relativement inquiets, et il semblait qu’ils n’auraient pas songé à le provoquer aujourd’hui. Ils devaient appréhender ce cours, sachant que Rogue serait probablement encore plus intransigeant avec eux.
Finalement, la porte de la salle s’ouvrit à la volée et Rogue en sortit, le visage impassible et concentré.
Sans attendre que tout le monde se soit assis – de toute façon, il y avait largement assez de places – il commença un discours incisif.
Au cas où vos esprits rabougris ne le sauraient pas, vous êtes dans une classe d’élite, même si je doute fort que certains y aient leur place.
Son regard assassin se posa sur les J.M.P.
En revanche, ils sembleraient que nous ayons quelques maillons forts dans cette classe.
Son regard se posa sur Paul. Mais Rogue décida d’ignorer complètement Harry.
Vous apprendrez dans cette classe une magie tellement puissante, destructrice et enivrante qu’elle pourrait donner des vertiges au plus grand des sorciers, au point de pouvoir causer sa perte. Vous côtoierez des noirceurs de la magie si puissantes et séduisantes que vous y succomberiez misérablement si vous y étiez livrés sans protection. Vous apprendrez que de grands pouvoirs ne sont rien sans une grande maîtrise et tous ceux qui ne respecteront pas scrupuleusement cette règle fondamentale de la magie risqueront des pathologies irrémédiables telles qu’une folie dévastatrice, la perte de leurs pouvoirs, ou la paralysie de leur âme.
Rogue conserva son visage impassible et scruta les réactions des élèves qui semblaient surpris et inquiets à la fois.
Harry avait très bien compris son discours, et Abelforth lui avait souvent répété ce genre de message, de façon moins agressive et passionnée, certes.
Les J.M.P, en revanche semblaient un peu terrifiés et leur impression qu’ils n’avaient rien à faire là se confirma.
Rogue remarqua une brèche évidente en eux et il s’y engouffra.
Miss Parkinson, par exemple, dit-il d’une voix traînante en venant se placer devant son bureau. Je suppose que vous pouvez me dire pourquoi la dénomination de « maléfice » ou de « sortilège » est totalement stupide…
Rogue la regarda d’un regard si cuisant que Pansy sembla s’enfoncer sous son bureau. Elle déglutit difficilement et sembla soulagée lorsqu’il retourna vers le tableau.
Mais il se retourna soudain pour lui poser une autre question.
Peut-être, alors, que vous sauriez m’expliquer ce qui est arrivé à César Leblantu ?
Pansy ne répondit pas. Harry n’avait jamais entendu ce nom et il semblait que dans la salle, personne ne le connût.
Navrant, railla Rogue en regardant Pansy avec gravité.
Il marcha lentement entre les allées, laissant s’installer un silence qui était fait pour mettre mal à l’aise ses élèves.
Sachez, Miss Parkinson, que seuls les élèves d’un certain niveau sont normalement acceptés dans cette classe. Il se pourrait que certains privilèges ne durent pas très longtemps, et ce serait évidemment une atroce déception.
Il se tourna brutalement vers Harry.
Mr Potter, dit-il en l’observant avec curiosité. Un certain talent pour la magie noire tout comme la défense contre les forces du Mal, m’a-t-on dit. Nous aurons peut-être un peu plus de succès avec vous.
Harry regarda Rogue en s’efforçant de rester sans expression.
Pourriez-vous me dire ce qu’est une Balance des Senteurs Fortes ?
Harry réfléchit deux secondes, mais il savait qu’il n’avait jamais entendu ce nom, et il répondit franchement à Rogue.
Je ne sais pas, Monsieur.
Aberrant, murmura Rogue dans un mouvement imperceptible de ses lèvres.
Il retourna vers son bureau et monta sur l’estrade.
Le niveau de cette classe me semble abyssal, aussi, je vous préviens que j’attends de vous des progrès incontestables d’ici à notre prochain cours.
« Pour votre gouverne, sachez qu’il est totalement idiot et méprisant pour la beauté de la magie de parler de « sortilège » ou de « maléfice ». Tous les sorts,  qu’ils soient terribles, ou simplement voués à faire le bien (Rogue eut un rictus ironique) sont à la fois sortilèges et maléfices. Magie noire et magie blanche sont indissociables, et il serait inconcevable de vouloir se priver de l’une ou de l’autre.
« César Leblantu était un illuminé sénile qui se croyait au-dessus des forces de la magie, et qui avait décidé de se passer de la magie noire. Il avait trouvé un moyen de purifier ses sorts et il n’utilisait plus que la magie blanche. Sa magie a atteint un tel déséquilibre que son âme a fini par être désintégrée…
Harry se demanda ce que Rogue voulait dire par « désintégrer ». Mais cela ne lui inspirait de toute façon rien de bon.
Enfin, une Balance des Senteurs Fortes est un objet magique rare et sublime qui permet de mesurer l’équilibre d’un sorcier, entre la magie noire et la magie blanche. Il n’en existe qu’une poignée d’exemplaires dans le monde et elles ont été inventées à la suite de la mort de ce moins que rien de Leblantu dans le but de protéger les sorciers de tels déséquilibres.
« De telles balances seraient aujourd’hui quasiment inutiles, sachant que la magie que nous utilisons mêle de plus en plus la magie blanche et la magie noire, et qu’il est tout à fait impossible de vivre sans l’une ou l’autre.
« Pendant la première partie du cours, nous aborderons la magie en général, et nous nous pencherons ensuite sur la magie noire dont vous ne connaissez rien pour le moment.
Rogue parut ravi à l’idée de pouvoir enfin parler de magie noire à ses élèves, cela devait avoir été l’un de ses rêves les plus chers pendant de longues années, jusqu’à ce qu’il se réalise enfin.

La première partie du cours fut plutôt théorique, et Rogue répéta l’importance de l’intention dans la qualification d’un acte magique. Il expliqua que tout acte magique requerrait nécessairement de la magie noire et de la magie blanche. Il expliqua à la surprise des élèves que selon lui, un sortilège de Mort pouvait être considéré comme un sort de magie blanche, et que certains sortilèges connus comme étant des sorts de magie blanche pouvaient s’avérer être des sorts de magie noire.
L’âme d’un sorcier, expliqua-t-il ensuite, est quelque chose que nous n’avons jamais pu comprendre. Tous les sorciers ont une part de magie noire dans leur âme, et une part de magie blanche. Ces deux parts sont sollicitées par le sorcier pour agir selon ses propres choix. Ces deux parts sont censées se neutraliser si la magie utilisée par le sorcier est variée. 
« Mais si l’une de ces deux parties se sent mise à l’écart, parce qu’elle ne retrouverait pas dans la magie produite par le sorcier, la magie qui lui correspond, les conséquences seraient désastreuses, et les deux parties de cette âme, qui sont censées être indissociables, finiraient par se séparer. Cela entraînerait la mort du sorcier, et vous comprenez que c’est ce qui est arrivé à César Leblantu.
« Mais cela n’est qu’une simplification parmi tant d’autres. La magie blanche et la magie noire ne sont pas les seules, il en existe des milliers d’autres. Cependant, il semble que c’est sur leur rivalité que se fonde toute la puissance et la diversité de la magie. 
« Ainsi, d’après les théoriciens, l’âme d’un sorcier a aussi une immense part de magie inconnue, plus ou moins exploitée. Cette partie de soi est toujours très difficile à utiliser et nécessite un entraînement particulier que certains d’entre vous ne seront jamais capables de mettre en œuvre. 
« Doit-on considérer la part de l’âme du sorcier qui est à l’origine de l’acte magique, ou la teneur de cet acte magique, pour le qualifier d’acte de magie noire ou de magie blanche. C’est une question sur laquelle personne n’est d’accord.
« Certains, qui n’ont rien compris à la subtilité et à la beauté de la magie, et qui se permettent d’expliquer certaines choses grâce à des sciences moldues ridicules et des calculs stupides et dénués de sens, vous diront qu’il s’agit simplement de mesurer une sorte de part de magie noire dans un sort pour en déterminer la nature.
« Cela est consternant d’inutilité et de bêtise, et c’est malheureusement pourtant la conception qui prédomine. Seul vous pouvez savoir si un sort que vous utilisez est de magie blanche ou de magie noire, et personne d’autre ne le peut. Vous ne pouvez pas tricher à la magie, vous ne pouvez pas vous réfugier derrière une hésitation. Au fond de vous, un acte magique n’est finalement qu’un simple choix d’une magie ou d’une autre.
Harry appréciait cette vision des choses, et d’une certaine manière elle était différente complètement de l’étude qu’il avait faite avec Abelforth des rayonnements magiques.
Cette explication de Rogue avait quelque chose de fascinant, et finalement, un acte magique n’était pas une simple incantation prononcée, mais un véritable choix, et lorsque celui-ci était fait, il n’y avait plus aucune excuse et il n’était plus possible de tricher avec soi-même.
Harry se rappela une phrase de Dumbledore que celui-ci lui avait dite à la fin de sa deuxième année à propos de l’hésitation du Choipeaux magique. Il lui avait expliqué que c’étaient nos choix qui étaient importants, et pas ce que l’on était.
Rogue parut un peu déçu de voir que sa classe semblait perdue, et Harry le vit légèrement sourire lorsque leurs regards se croisèrent.

Il se trouve que je possède une Balance des Senteurs Fortes, dit Rogue.
Plusieurs élèves semblèrent impressionnés mais s’ils ne savaient pas exactement ce que c’était, et Rogue l’avait dit avec une certaine fierté.
Il revint quelques minutes avec un objet caché sous un voile. Puis il le retira.
Il s’agissait d’une sorte de minuscule mécanisme qui semblait comporter des milliers de pièces en or. Ce mécanisme semblait actionner une sorte d’aiguille. Le mécanisme était fixé sur une roche aux reflets violets et recouverte de fines couches luisantes d’un matériau inconnu mais étonnant.
Rogue ne laissa pas longtemps planer de doutes sur ce matériau mystérieux.
Le socle est plaqué avec de l’or transparent. Inutile de dire que c’est une substance très rare quasiment introuvable. Il y a plusieurs façons de l’obtenir, dont certaines n’ont jamais été testées ou ont échoué. Cela justifie la rareté de cet objet. 
« Mais ce n’est pas tout, les pièces sont d’une précision extraordinaire, et, contrairement à ce qu’on pourrait le croire, ne sont pas liées mécaniquement, mais par des milliers d’enchantements sensibles à de nombreuses choses que vous ne pouvez pas comprendre.
« Le secret de fabrication de cette Balance des Senteurs Fortes a été perdu, et les rares exemplaires connus sont protégés par des lois internationales. 
« Vous allez tous tester votre équilibre aujourd’hui avec cette Balance. Je dois vous prévenir qu’elle ne permet en aucun cas de dire dans quel sens se trouve le déséquilibre dans le cas où il y en aurait un, seul vous pouvez le savoir, car c’est au fond de vous. Avez-vous des questions avant de commencer ?
Monsieur ? demanda Paul. D’où vient le nom de cette balance.
C’est une simple question de terminologie, répondit Rogue, cet objet est très ancien et à l’époque de sa conception, les termes de magie noire et de magie blanche n’existaient pas encore vraiment. Mais cela n’empêchait pas les sorciers de ressentir la différence entre les deux, et certains ont expliqué que la magie avaient différentes « senteurs fortes ». Cette balance devait permettre de mesurer l’équilibre entre ces senteurs. Leblantu ne connaissait évidemment pas non plus la magie noire et la magie blanche, mais il avait simplement essayé de se purifier d’une senteur qu’il jugeait à tort détestable. Tant pis pour lui, on a vu où ça l’a conduit.
Rogue donna les consignes pour utiliser cette balance. Elle était très fragile et il fallait produire seulement une faible accumulation de magie pour ne pas risquer de briser tous les enchantements. Il y avait une simple incantation à prononcer qui était sentoris melis.
Tous les élèves passèrent un à un devant la balance et testèrent l’équilibre de leur magie.
Rogue envoya d’abord son nouveau chouchou Paul Andujar. Harry se dit dans sa tête que Paul allait sûrement obtenir un résultat très équilibré, car il avait l’air de pratiquer très bien tous les types de magie.
Mais l’aiguille n’avait cessé de s’agiter et cela ne sembla pas vraiment surprendre Rogue.
Mr Andujar, dit-il, il va falloir travailler à votre équilibre sinon cela pourra vous causer des ennuis dans le futur et notamment bloquer votre progression ce qui serait regrettable.
Paul acquiesça, semblant un peu gêné. Harry se demanda de quel côté était orienté son déséquilibre, et il espérait que ce n’était pas du côté de la magie noire.
Puis ce fut à son tour de passer devant la Balance. Harry craignait beaucoup ce qu’il allait obtenir, mais à sa plus grande surprise, l’aiguille n’oscilla que très légèrement, restant quasiment fixe.
Hum un équilibre qui frôle la perfection, ricana Rogue. Mr Potter, encore un coup de chance insolent, je suppose.
Mais Harry savait que cela n’était pas un coup de chance. Au contraire, il savait que cela était dû aux entraînements avec Abelforth. Celui-ci prenait soin de les planifier avec attention pour que la progression d’Harry soit idéale, et il se dit qu’il avait vraiment très bien prévu les choses.
Finalement, Harry avait obtenu l’équilibre le plus parfait, et Paul avait été nettement le plus déséquilibré. Les J.M.P. avaient été relativement déséquilibrés pour la plupart d’entre eux, mais beaucoup moins que Paul.
Cela conduit Harry à s’inquiéter un peu. Paul connaissait des maléfices qui semblaient très puissants, et il semblait les utiliser majoritairement. Avait-il une affection indomptable pour la magie noire, un peu comme Voldemort l’avait eue immédiatement quand il avait rencontré le monde magique ?

Rogue ne lui laissa pas le temps de douter, il poursuivit son cours et donna des détails sur les autres facettes de l’âme d’un sorcier. D’après lui, quelque part entre la magie blanche et la magie noire, se trouvait la magie du rose, et Harry se souvint d’un livre sur le sujet dans la Salle du Phénix.
D’après Rogue, le fait de travailler la magie du rose était un bon facteur d’équilibre entre magie blanche et magie noire car elle favorisait en fait les deux types de magie en même temps. Il conclut le cours de théories de magie sur ce point, et il leur donna un essai de vingt centimètres dont le sujet était « présenter la magie du rose sous une forme plus concrète que celle évoquée dans le cours ».

Rogue décida d’accorder à ses élèves une récréation ce qui était suffisamment rare pour être noté. D’après lui, il avait des obligations dues à sa fonction de directeur.
Mais il revint rapidement et Harry avait décidé d’oublier ses doutes à propos de Paul un instant, se disant que cela ne voulait sûrement rien dire, et qu’il n’avait pas eu la chance d’avoir quelqu’un comme Abelforth pour l’entraîner.

La deuxième partie de ce cours est intégralement consacrée à la magie noire que vous ignorez totalement jusqu’à présent. La magie noire est un terme très obscur, et je ne l’entends pas sous le sens que je vous ai expliqué tout à l’heure, c’est-à-dire que ce n’est pas ici un choix d’utilisation d’une partie de son âme lors de l’accomplissement d’un acte magique. C’est simplement un type de magie que l’on associe généralement à l’utilisation de la partie noire de l’âme, mais qui, comme je vous l’ai déjà expliqué, peut être utilisé avec l’autre partie. Un sortilège de Mort peut être de magie blanche, même si dans une grande majorité de cas, il est de magie noire.
« La magie noire se retrouve dans tous les domaines de la magie, que ce soit les sorts, les potions, les métamorphoses, et bien d’autres domaines dont vous ne soupçonnez pas l’existence.
« En potions, par exemple, il existe une classification selon laquelle les ingrédients appartiennent à la magie noire ou à la magie blanche. Cette classification perd toute son utilité lorsque les ingrédients sont ajoutés à une potion. C’est-à-dire qu’à partir de ce moment-là, c’est l’intention du sorcier qui définit le caractère de la potion. 
« Une potion de Sang-Vert peut être faite de manière à être une forte potion de magie blanche. Cela vous étonne sûrement, mais nous allons le montrer en préparant diverses potions tout à l’heure. 
« Commençons d’abord par faire une liste des potions les plus noires que vous connaissez. Qui peut m’en citer quelques unes ?






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