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Chapitre 123 : Avec les araignées et les asticots dans un cercueil

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Cours avec Severus Rogue    
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Harry passa ensuite l’après-midi entière à s’entraîner dans la Salle du Phénix. Il s’était rarement entraîné aussi longtemps, et le résultat fut mitigé.
Il commençait à maîtriser très bien le Transfert de Sorts avec Fumseck, et il ne se contentait plus d’envoyer de simples étincelles. Cependant, il se disait que cela serait probablement plus difficile à réussir en combat.
Ensuite, il voulut s’entraîner au Bouclier de la Méduse, ce bouclier de magie Fourchelang si difficile à produire et si long à apprendre. Ce bouclier était peut-être le sort le plus fascinant qu’Harry n’ait jamais rencontré. Il permettait de renvoyer toutes les attaques qu’il recevait à l’adversaire,  de pétrifier toute personne qui voulait du mal à celui qui le produisait, et à provoquer de fortes douleurs à la tête.
Mais l’enchantement était très compliqué et nécessitait de connaître une dizaine d’autres sorts plutôt compliqués.
Dobby aida Harry à se concentrer parfaitement grâce à des enchantements de la magie des elfes, et se retrouva dans des conditions idéales pour réussir à progresser. 
Fumseck était malheureusement bien moins utile que d’habitude. En fait, il semblait que pour le Fourchelang, il n’avait que peu d’effet sur Harry. C’était comme si les deux magies étaient incompatibles.
Mais finalement après plus de trois heures d’entraînement, une sorte de boule translucide était apparue à l’extrémité de sa baguette, et Harry savait que c’était un progrès énorme.
Il ne put pas parler de ses progrès à ses amis car il était attendu par Rogue pour une leçon avec Rogue. Celui-ci arriva comme prévu avec quelques minutes de retard.
J’espère que vous avez profité de l’après-midi pour vous entraîner ? demanda Rogue.
Harry sembla un peu surpris que Rogue connaisse son emploi du temps.
Vous savez, c’est moi qui ait fait votre emploi du temps, j’ai fait en sorte que vous soyez seul une journée entière, pendant que vos amis sont en cours, afin de pouvoir vous entraîner efficacement.
Merci, répondit Harry, je me suis bien entraîné, oui. Je travaille un peu la magie Fourchelang, et je progresse.
Très bien, cela peut s’avérer très utile. Maintenant, nous allons reprendre l’exploration de l’âme de votre baguette magique. Cela fait quelques jours depuis notre dernière leçon, aussi je ne m’attends pas à ce que vos progrès soient mirobolants.
Et en effet, Harry eut beaucoup de mal à soutenir les efforts nécessaires pour percer la muraille qui l’empêchait d’explorer le cœur de sa baguette. 
Il avait fourni beaucoup d’efforts toute l’après-midi, et cela se sentait.
Mais finalement, après d’intenses efforts de concentration, il avait réussi à passer cette muraille, et il essaya de se concentrer encore pour ne pas être submergé par ce qu’il y avait derrière. Pour la première fois, il eut le temps de ressentir clairement les rayonnements de magie verticale et de magie horizontale parmi tous ceux qu’il recevait.
Cela fut trop court, cependant, et il se retrouva comme expulsé de sa baguette, étourdi, assis sur sa chaise en face de Rogue.
Alors ? demanda-t-il d’une voix pressante.
J’ai réussi… enfin, je veux dire, mieux que d’habitude ! s’enthousiasma Harry.
Très bien, ça suffit pour aujourd’hui, demain à la même heure, et tâchez de ne pas avoir d’autres retenues !

Harry s’empressa de rejoindre ses amis, il était épuisé après tous ces entraînements, et leur compagnie lui donnerait du réconfort. Harry les trouva à la bibliothèque.
Hermione remarqua à peine son arrivée tellement elle était plongée dans l’écriture d’un essai dans un langage inconnu.
Harry embrassa tendrement Ginny. Elle avait l’air un peu épuisée, et elle était en train de faire un travail sur des créatures magiques dangereuses.
C’est quoi, ça, Hermione ? demanda Harry. Ce ne sont pas des Runes…
Oh, j’ai un essai à rendre en russe, et un autre en chinois, dit-elle tout en continuant d’écrire.
Depuis quand tu parles russe et chinois ? demanda Harry.
J’ai appris tout à l’heure ! Nous avons des cours de langue obligatoires ! C’est normal, les gens hauts-placés au ministère ou à Gringotts doivent savoir parler plusieurs langues…
Et tu as appris en un cours ?
Harry, les sorciers ont plus de facilité à apprendre les langues, il y a des sorts qui nous permettent d’ouvrir notre esprit à ces langues et de les parler couramment en très peu de temps. Ce n’est pas comme les Moldus qui ont besoin d’années entières !

Le repas du soir se déroula dans la bonne humeur et même si Rogue aurait préféré un silence complet au brouhaha qui résonnait dans la Grande Salle, il n’avait pas eu à déplorer d’incident particulier lorsque l’on en arriva au dessert.
J’espère que l’on va enfin en finir avec cette Liqueur de la Providence, dit Hermione. Je ne suis pas sûre que cette potion soit vraiment très utile ! Il y a d’autres choses plus importantes pour les A.S.P.I.C. !
Ahaha !
Je crois que ce devrait être le dernier cours, dit Harry, essayant de se rappeler ce qu’on leur avait dit la dernière fois.
Ahaha !
Mrs Bett ? s’étonna Harry, qui avait cru entendre son rire lointain.
Harry, ça va ? demanda Hermione.
Non, moi aussi je l’ai entendue ! s’enthousiasma Ron.
Puis il y eut une explosion de verre brisé alors que Mrs Bett avait traversé l’une des grandes fenêtres de la Grande Salle.
Ahaha ! Salut tout le monde !
Rogue se leva en sursaut alors que plusieurs élèves s’étaient levés pour acclamer Mrs Bett, qui avait revêtu un T-shirt « I love Voldy ».
Mais celle-ci était déjà partie dans le château et son rire se perdit.
Que personne ne bouge ! aboya Rogue. Si j’en vois un debout, ce sera une retenue générale !
Tous les élèves se souvenaient de l’après-midi passée à copier des lignes, et aucun d’eux n’aurait voulu la revivre.
Un long silence s’installa et on entendit Rogue vociférer après quelques Aurors dans le couloir.
Ahaha !
Mrs Bett pénétra dans la Grande Salle à nouveau, accompagnée d’une nuée de chauves-souris, en évitant plusieurs éclairs verts grâce à ses acrobaties.
Tuez-la ! s’écria Macnair, s’adressant aux élèves.
Les J.M.P. s’activèrent, mais leurs sortilèges de Mort étaient bien trop faibles.
Plusieurs chauves-souris étaient tombées, mortes, mais Mrs Bett avait pu s’échapper et ils entendirent son rire s’éloigner.
Rogue parut visiblement très en colère.
Soyez vigilants ! s’écria-t-il à l’adresse de deux Aurors, vert de rage.
Il se tourna ensuite vers les J.M.P.
Quand est-ce que vous apprendrez à faire des sortilèges de Mort corrects ! Vous êtes ridicules pour des Mangemorts. Vous êtes une honte pour le Seigneur des Ténèbres !
La suite du repas se déroula dans le silence le plus complet et personne ne songea à réparer les vitres brisées. Ainsi, le vent poussait des flocons de neige énormes dans la Grande Salle, et les élèves la quittèrent frigorifiés soit pour se rendre dans leurs confortables salles communes soit, pour les plus malchanceux, pour se rendre à leurs cours du soir.
Les septième année de Serpentard et Gryffondor de toutes les filières avaient un cours commun de potions, ce qui signifiait que Harry, Ron, et Hermione seraient ensemble, et cela réjouissait Ron.
Tant mieux, je me sentais seul tout à l’heure, avec vous deux à côté je m’en sors beaucoup mieux !
Ah, j’ai du mal à imaginer pire que ce que tu fais quand on est là, pourtant ! répondit Hermione.
J’ai rendu dingue Boolla, dit Ron avec un sourire, trois chaudrons fondus et deux explosés, mon record…
Tu ne l’as pas fait exprès, quand même ? demanda Hermione, incrédule.
Non, bien sûr, mais Boolla en a eu marre et a quand même essayé de retirer des points à Gryffondor… S’ils ne nous mettaient pas des matières aussi stupides aussi !
Essayé ?
Notre sablier est vide en ce moment, répondit Ron en haussant les épaules.
Hermione réprima une envie d’étrangler Ron. Elle passait en effet son temps en classe à faire gagner des points à Gryffondor, mais malgré cela, il n’y avait plus une seule pierre précieuse rouge dans leur sablier. Celui de Serpentard, en revanche, était plus rempli, et l’arrivée de Rogue n’était évidemment pas étrangère à cela.
Le cours de potions fut scindé en deux parties. Pendant la première, ils préparèrent une potion qui s’appelait la Mousse de Légèreté. C’était une potion de couleur beige, sous forme d’une mousse très légère. Elle n’avait pas d’effet propre, mais elle était indispensable pour préparer certaines autres potions.
Hermione avait passé le cours entier à pester contre Lavande et Parvati qui n’avaient cessé de discuter, installées tout près d’eux, à tel point qu’elle avait totalement manqué sa Mousse de Légèreté.
Elle avait ainsi obtenu une sorte de pâte noire visqueuse qui ressemblait à du pétrole, et qui avait dégagé une odeur épouvantable et étouffante.
Miss Granger, j’ai déjà vu de meilleures performances de votre part. Vous êtes sûre que vous n’avez pas échangé de chaudron avec Mr Weasley ? demanda le professeur Boolla, l’air inquiet, comme si le fait d’être mauvais en potion était une maladie hautement contagieuse.
Ron sourit. Il serait probablement devenu rouge comme un poivron s’il avait eu Rogue en face de lui, mais le professeur Boolla était plutôt gentille. Hermione, en revanche, avait une expression bizarre partagée entre la colère et la honte d’avoir échoué.
Professeur ? On ne termine pas la Liqueur de la Providence ? demanda Parvati.
Le professeur Corcc qui passait par là fut tiré de ses rêves. Il avait l’air d’être totalement dans les vapes, envoûté par les vapeurs qui se dégageaient des chaudrons. Son visage meurtri fut éclairé par le reflet jaunâtre qui sortait du chaudron de Lavande et Harry trouva qu’il ressemblait à un mort-vivant.
Lavande et Parvati se regardèrent et reculèrent un peu. Mais le professeur Corcc essaya de sourire et montra ses dents complètement tordues.
Miss Patil, répondit-il d’un ton las, si vous aviez écouté ce que j’ai dit au début du cours, vous ne me poseriez pas cette question. Vous allez verser votre Mousse de Légèreté dans votre Liqueur de la Providence, et ensuite il faudra attendre encore une semaine pour qu’elle soit définitivement prête.
Il se pencha sur le chaudron de Parvati et respira l’odeur de poisson pas frais qui s’en dégageait.
Mais de toute évidence, vous récupèrerez un peu de potion de quelqu’un d’autre.
Lavande et Parvati se mirent à glousser au lieu de se taire face à la réprimande du professeur Corcc. Cela le décontenança un peu mais il continua son tour du cachot.
Qu’est-ce qu’elles ont encore ? demanda Hermione à voix haute.
Je crois qu’elles veulent utiliser la potion en espérant que Scot largue Daniella, répondit Harry en souriant. Mais ça ne peut pas fonctionner, n’est-ce pas ?
Non, évidemment, répondit Hermione en jetant sa Tomate Bondissante si fort dans sa bassine qu’elle rebondit et retomba dans son chaudron en poussant un couinement désespéré.
Ces choses sont stupides ! pesta-t-elle.
Elles sont pourtant très utiles ! rétorqua le professeur Boolla d’une voix flûtée. Leurs graines ont tellement de propriétés !
Hermione savait évidemment tout cela et elle déchiqueta une autre Tomate assez violemment sans répondre au professeur Boolla. Celle-ci échangea un sourire avec Ron qui eut une expression voulant dire « elle est un peu folle par moments » qui fit exploser de rire Harry.
La Mousse de Légèreté n’était pourtant pas très difficile à préparer, et lorsque Harry en ajouta une cuiller à soupe dans sa Liqueur de la Providence, celle-ci prit une couleur marron intense.
Oh ! regardez ça ! s’exclama le professeur Boolla de sa voix de gorge. Une seule cuiller a suffi ! Remuez un peu !
Harry remua sa potion avec sa cuiller en bois et des vapeurs brunes légères s’en dégagèrent.
Oscar, viens voir cela ! 
Le professeur Corcc accourut, et contempla les vapeurs qui s’échappaient du chaudron de Harry en louchant.
Un papillon ! s’exclama-t-il en montrant du doigt quelque chose dans les vapeurs.
Où ça ? demanda Harry.
Ca va, Oscar ? demanda le professeur Boolla, inquiète.
Le professeur Corcc semblait planer complètement, comme s’il avait fumé un peu trop.
Un papillon ! s’exclamèrent aussi en même temps Lavande et Parvati.
Leur chaudron émettait de plus en plus de vapeurs et apparemment elles étaient à l’origine de l’état du professeur Corcc.
Il s’envole, non, reviens !

Le professeur Corcc avait dû être emmené à l’infirmerie pendant la récréation de vingt-et-une heures trente. Et il avait semblé toujours un peu étrange lorsqu’il était revenu.
Lors de la deuxième partie du cours, ils avaient préparé l’Antidote Rouge, un puissant antidote de relaxation, et Hermione s’était rattrapée en faisant gagner dix points à Gryffondor en expliquant à nouveau qu’ils s’agissaient d’antidotes efficaces sur à peu près toutes les potions, qui avaient pour but de ralentir la progression du poison.
Ron avait fait mine d’applaudir pour la taquiner et Lavande éclata de rire bruyamment.
Oh non, ne me dis pas qu’elle va recommencer avec moi, murmura-t-il à Harry, effaré.
Si tu veux mon avis, tu es beaucoup mieux avec Hermione.
Harry prépara sans difficulté l’Antidote Rouge qui, comme son nom l’indiquait, était d’une couleur rouge sang. C’était une potion relativement complexe à préparer et cette fois-ci Hermione s’en sortit parfaitement. En revanche, Ron échoua complètement et fit fondre trois fois son chaudron. Harry remarqua qu’il regardait plus souvent Lavande que sa potion. Heureusement, Hermione ne remarqua rien.
Et pour la prochaine fois, leur annonça le professeur Boolla d’une voix réjouie, on vous demande un petit travail, cinquante centimètres de parchemin sur l’Antidote de l’Hermite Jean que nous préparerons ! Bonne nuit !
Ron-Ron, tu as un papillon dans les cheveux ! s’exclama Lavande quand ils sortirent du cachot.
Mais Hermione attrapa Ron par le bras et la laissa sur place.
Depuis quand elle est à nouveau sur toi ? demanda Hermione.
Je ne sais pas, répondit Ron ! Tu vois bien qu’elle n’est pas dans son état normal !
Oh il n’y a pas grande différence avec son état normal ! lança-t-elle sèchement.
Ron et Hermione se chamaillèrent durant toute la route jusqu’à la salle commune, et Harry fut ravi de retrouver Ginny qui était encore en train de travailler.

Harry n’était pas très motivé à l’idée d’avoir cours d’histoire de la magie et d’étude des relations internationales ce matin, mais heureusement Ron serait avec lui et il ne s’ennuierait pas totalement. Hermione, elle, n’avait pas cours de la journée mais elle s’était quand même levée, et elle s’était préparé un programme de travail pour la journée.
Quinze heures de travail, ça devrait suffire pour aujourd’hui, dit-elle sur un ton très sérieux.
Un gloussement se fit entendre, accompagné d’éclats de rire, et Lavande et Parvati semblaient se moquer d’elle.
Hermione se retourna vers elles et leur lança un regard noir le plus agressif possible.
Tu ne lis pas La Gazette ? demanda Ron à Hermione.
Je n’ai pas le temps ce matin, dit-elle sur un ton irrité ! Tu peux la lire pour une fois, ça ne te fera pas de mal !
Lavande ne put réprimer un autre gloussement étouffé et Hermione sembla ne plus pouvoir se retenir.
Je suis Préfète ! lança-t-elle sèchement. Si vous continuez je vous donne une retenue !
Lavande et Parvati eurent l’air de se dire « pas marrante, celle-là ».
Harry prit La Gazette et ne remarqua rien de vraiment important. Il y avait toujours dans un coin de la une un avis de recherche concernant Fred et George, et comme prévu par Hermione, les Marques des Ténèbres présentes sur les coins des pages étaient devenues plus sombres et on les distinguait maintenant sans regarder de près.
Une autre nouvelle importante était l’arrivée de Détraqueurs pour surveiller la plupart des lieux publics magiques. Cela n’enchantait pas vraiment Harry, même s’il n’en avait plus vraiment peur. Mais il savait que c’était un moyen pour Voldemort de saper le moral des gens, et de les empêcher de vouloir se révolter.

Jeunes gens, expliqua le professeur Fresnel, vous êtes officiellement en classe d’A.S.P.I.C. et je dois vous prévenir que le ministère a fait passer des consignes concernant les programmes. Nous allons travailler parallèlement sur trois thèmes en histoire de la magie et études des relations internationales qui sont « les communautés magiques du monde », « l’influence de notre communauté dans le monde », « les grands courants magiques mondiaux ». Plus que jamais les deux disciplines sont très liées.
« C’est un programme très chargé et nous ne pourront pas faire de révisions sur le programme des années précédentes, vous devrez par conséquent le réviser par vous-mêmes si vous souhaitez vous préparer correctement pour les A.S.P.I.C. Ce nouveau programme a pour but de vous faire découvrir l’histoire des autres communautés, que vous ne connaissez que peu je suppose, de comprendre le rôle qu’a joué la nôtre dans l’histoire du monde magique, et enfin comprendre quelles grandes idéologies magiques ont dicté le développement de notre monde.
« Nous allons commencer par parler de la communauté magique New-Yorkaise. Vous devez savoir que les Etats-Unis d’Amérique sont le pays moldu le plus puissant de la planète, et qu’ils comptent en particulier plus de deux cent cinquante millions d’habitants.
Le professeur Fresnel fit apparaître une carte magique des Etats-Unis dans les airs, avec les villes principales.
Mais les Etats-Unis d’Amérique n’existent pas dans notre monde magique. Certains historiens ont qualifié les communautés magiques qui sont installés sur ce territoire les « Etats-Désunis d’Amérique ». Nous allons dans ce cours essayer de comprendre grâce à l’histoire de ces différentes communautés, pourquoi elles n’ont pas abouti à la formation d’une très grande communauté.
« Plus de trente communautés magiques différentes sont répartis sur ce territoire, la plus grande d’entre elles étant celle de New-York, qui est aussi la plus grande du monde.
Harry n’avait jamais entendu parler d’une communauté magique à New-York, et c’était étonnant s’il s’agissait de la plus grande communauté au monde.
Malgré notre grande facilité de communication et de déplacement, grâce au Transplanage et aux Portoloins notamment, nous n’avons que peu tissé de liens avec les communautés étrangères. Et notre relation avec New-York en est le plus bel exemple. Qui savait ici que New-York est la plus grande communauté magique du monde ?
Parmi la cinquantaine d’élèves des filières A.S, G.C. et A.D, seule une élève leva la main, il s’agissait de Daniella Bolelli, une jolie brune aux yeux verts, qui était aussi la petite copine de Scot.
Puis-je vous demander comment vous le saviez ? demanda le professeur Fresnel en la regardant à travers ses lunettes extraordinairement grossissantes.
Mon père est New-Yorkais, ma mère l’avait rencontré là-bas en voyage, c’est une très belle communauté, dit-elle d’une voix douce.
Parvati et Lavande se murmurèrent quelque chose, l’air ennuyé. Finalement, elles levèrent la main toutes les deux.
Oui ? demanda le professeur Fresnel.
Mon père est déjà allé en France ! s’écria Parvati d’une voix hystérique.
Et mon arrière-grand-père était né en Espagne ! dit Lavande.
Vous êtes en quelle filière ? leur demanda le professeur Fresnel, l’air abasourdi et amusé en même temps.
Arts Divinatoires ! répondirent-elles d’une même voix. 
Dans ce cas, allez demander au professeur Trelawney ses origines si ça vous intéresse mais quittez ce cours, vous n’y avez pas votre place !
Toutes les deux s’en allèrent en gloussant et en se moquant à voix basse des lunettes du professeur Fresnel.
Bien, les New-Yorkais ont un mode de vie très différent du nôtre. Ils entretiennent des liens étroits avec les Moldus…
Les J.M.P. émirent un grognement de mépris, interrompant le professeur Fresnel. Mais celui-ci reprit comme si de rien n’était.
Ils ne communiquent pas avec eux, mais ils vivent dans Manhattan, au sein de la ville moldue. Leur communauté bénéficie du système de camouflage le plus perfectionné. A l’image de Poudlard qui ne peut être aperçue par les Moldus, les habitations des sorciers New-Yorkais sont totalement camouflées et sont intégrées aux constructions moldues, et notamment les immenses gratte-ciels…
Harry avait déjà vu des photos de New-York. D’ailleurs, l’oncle Vernon y était allé quand il était tout petit pour son entreprise de perceuses. Il se demandait comment la plus grande communauté magique du monde avait pu s’installer dans cet endroit où il y avait si peu de place disponible.
La communauté New-Yorkaise est très jeune dans l’histoire de la magie. Alors que la ville de New-York moldue existe depuis le XVIIe siècle, les sorciers s’y sont installés seulement à partir des années 1920. En quelques années seulement, la population a énormément augmenté pour atteindre plus de sept cent mille sorciers aujourd’hui, notamment grâce à l’immigration. La communauté New-Yorkaise est très connue dans le monde entier, mais pas ici, en Angleterre ou en France. Le ministère a pendant longtemps vu d’un mauvais œil l’émergence de cette nouvelle communauté et tous les liens ont été coupés avec elle.
Le professeur Fresnel passa le cours entier à parler de cette communauté New-Yorkaise, ce qui était très intéressant. Son cours n’avait pas vraiment de structure, mais Harry ne le trouvait pas ennuyeux.
Harry avait retenu qu’il n’y avait pas de ministère de la Magie, mais un gouvernement, qui s’était installé dans une grande tour invisible aux Moldus, perchée au sommet de l’Empire State Building.
Il y avait également la plus grande bibliothèque au monde, jusqu’à l’ouverture de la bibliothèque Dawlish, le Muséum Mondial de la Magie, qui était le plus grand musée au monde consacré à toutes les formes de magies du monde.
Enfin, il y avait la plus grande école de magie au monde, Cloudscrapers, qui était comme une immense ville perchée sur des nuages qui flottaient au-dessus de New-York, et qui attirait des étudiants du monde entier.
Le professeur Fresnel parla d’un peu tout ce qui concernait cette communauté, son histoire, les problèmes qu’elle a rencontrés pour se construire au sein d’une ville moldue, sa culture, et le type de magie qui y était pratiqué, finalement assez similaire à celui de l’Angleterre. Il parla aussi du Quodpot, une variante du Quidditch, très pratiqué là-bas.

En sortant des cachots où avait eu lieu leur cours, ils eurent la bonne surprise de découvrir que les décorations pour Noël avaient été installées.
La décoration était moins joyeuse que d’habitude, et il y avait des draps noirs partout, ornés de la Marque des Ténèbres. Mais il y avait surtout des sapins richement décorés avec des guirlandes représentant des serpents, et des têtes de mort.
Rogue semblait parfaitement détendu dans cette ambiance plutôt froide et presque morbide, et Harry remarqua qu’il passa beaucoup de temps à contempler la décoration pendant le repas.
Le ciel magique était tellement sombre que les élèves en étaient presque à manger avec leur baguette allumée. Harry remarqua qu’une statue de Voldemort avait été placée à côté des douze sapins, et les J.M.P. semblaient émerveillés.
Quelque chose a changé ici, marmonna Hermione d’un air vague, tout en relisant ses notes de cours d’histoire de la magie, pendant qu’elle mangeait, la baguette allumée dans sa main gauche.
Harry passa la plupart du repas à observer les autres élèves autour de lui. La décoration du château semblait avoir une grande influence sur eux, et une sorte de stupeur régnait. 
Le seul endroit épargné du château avait finalement été la cafétéria, où des sapins normaux, avec des guirlandes et des boules normales avaient été installés. C’était plus que jamais devenu le refuge des élèves, et Harry eut du mal à y trouver une table de libre après le repas.
C’était comme ça les autres années ? demanda Ben.
Non, un poil plus joyeux, ironisa Ron.
Les discussions furent principalement centrées sur les derniers ragots et les histoires de cœur. Alix et Ben sortaient ensemble depuis le matin, et tout le monde fut un peu surpris de les voir s’embrasser devant tout le monde. A une autre table, c’étaient Paul et Diane Penn qui étaient en train de s’embrasser, et malgré la torpeur qui régnait dans l’école, la période semblait plutôt propice aux amourettes. 

Harry fut secrètement ravi de retrouver Rogue en classe l’après-midi. Evidemment, il ne partagea pas cela avec ses amis qui avaient tous très peu de sympathie à son égard. Il s’agissait aujourd’hui d’un cours de lutte contre les attaques de magie noire, et Harry s’attendait à apprendre beaucoup de choses utiles encore.
Rogue entra dans sa salle encore plus heureux que d’habitude. Il avait l’air d’un prédateur qui entrait dans une salle remplie de ses proies favorites, et dont il n’aurait qu’à se servir. Il adressa un sourire malicieux à la classe et s’assura que tout le monde était présent.
Malgré l’immense beauté de la magie noire, elle ne peut être votre amie et elle voudra toujours venir à bout de vous. Dans ce cours, vous apprendrez à vous en défendre, sous toutes ses formes. Car la magie noire est variée, et en constante évolution pour vous faire le plus de mal possible. Sachez que vous ne pourrez jamais venir à bout complètement de la magie noire, elle pourra toujours vous vaincre, mais il y a quelques techniques de base pour s’en protéger, je vais vous les apprendre dans ce cours.
« La magie noire est présente partout, il ne s’agit pas que de maléfices, mais elle est présente dans les potions, et certains objets magiques sont peut-être les formes les plus terribles de magie noire.
Rogue attarda son regard sur Harry, qui savait qu’il pensait aux Horcruxes.
Je précise que ce cours devrait plutôt s’appeler « lutte contre les attaques des forces du mal », car les forces du mal ne sont pas que la magie noire. Je vous l’ai déjà expliqué lors de notre dernier cours, la distinction est peu évidente, et la magie blanche peut vous causer aussi beaucoup de dégâts.
« Il existe des milliers d’objets différents permettant de détecter la magie noire, où qu’elle se cache. Certains sont vraiment efficaces, d’autres sont de vrais gadgets. Je vais vous en présenter trois aujourd’hui. Ce ne sont pas des objets forcément très rares, et vous pouvez certainement vous les procurer au Chemin de Traverse, mais ils sont certainement efficaces.
Rogue s’avança et leva un voile noir placé sur une petite table.
Voici un Chaudronoscope dit-il en montrant un petit objet argenté, constitué d’un petit chaudron de la même contenance qu’un verre, entouré de sortes de tuyaux verticaux qui se courbaient pour atteindre le fond du petit chaudron.
« Le Chaudronoscope est utilisé pour l’analyse des potions. Il faut verser la potion à analyser dans le chaudron principal. Les tuyaux autour servent à ajouter divers ingrédients qui vont permettre de tester la potion. Il y a exactement dix tuyaux autour du chaudron, et pour détecter si la potion est maléfique, il faut ajouter un révélateur. Il existe des dizaines de sortes de révélateurs qui sont des potions. 
Il fit léviter un plateau qui était sur son bureau et sur lequel étaient posées des dizaines de petites fioles contenant des liquides de toutes les couleurs.
Pour révéler le caractère maléfique d’une potion, il faut ajouter trois gouttes du révélateur de Sterling (il montra une fiole contenant un liquide violet) et deux gouttes du révélateur majeur (il montra une fiole plus grosse que les autres qui contenait un liquide incolore). Ensuite, il vous faut activer le Chaudronoscope en lançant dans la potion la formule mixtur revelio. En cas de potion maléfique, de la fumée blanche s’échappera des tuyaux. Mais attention, d’autres potions peuvent vous faire du mal sans pour autant être de potions de magie noire.
« Le deuxième objet est une Pieuvre d’Augustin, elle permet de détecter des grands maléfices présents dans des objets magiques ou non.
La Pieuvre d’Augustin était constituée d’une sorte de boîte en argent surmontée d’un tuyau, d’une longue cape noire, attachée à des sortes de tentacules métalliques.
Vous devez placer un objet à l’intérieur de la cape, et les tentacules se refermeront pour l’enfermer et l’analyser. L’examen est relativement long, et le réservoir de la pieuvre (il montra une petite ouverture dans la boîte en argent) doit être alimenté avec le révélateur de Sterling. La Pieuvre émet des sifflements quand l’examen est terminé, vous devez lui demander le résultat avec la formule pieuvrespondio.
« Le troisième objet permet de déterminer les intentions de quelqu’un d’autre à votre égard, il s’agit d’un Intentioscope.
Il montra une sorte de long tuyau en argent avec des rayures dorées dessus, et fixé sur un bloc de marbre gravé de Runes.
Vous devez verser dans le tuyau une fiole de révélateur Humain (il montra plusieurs petites fioles qui contenaient un liquide de couleur émeraude), puis ajouter un morceau de la personne dont vous voulez connaître les intentions à votre égard, fermer le couvercle du tuyau, laisser reposer pendant une semaine sans ouvrir le couvercle. Il vous faut ensuite activer l’Intentioscope grâce à la formule intentions impoweris, et laisser reposer pendant encore une semaine. Selon le résultat, les écritures en Runes sur le marbre prendront la couleur noire ou dorée, ou une teinte entre les deux. Si la personne vous veut du mal, ce sera totalement noir. Si elle ne vous veut aucun mal, ce sera doré, si la personne est plutôt indécise, qu’elle veut vous faire du mal sans totalement vous tuer par exemple, la teinte sera entre les deux. Il existe cependant un sort qui permet de fausser le résultat. Si par exemple je veux faire croire que je ne veux faire aucun mal à notre cher Mr Potter, il me suffit de m’appliquer un certain sort pour changer le résultat du test.
La suite du cours fut occupée à faire des tests avec le Chaudronoscope. Rogue avait fait circuler divers échantillons de potions, ainsi que les révélateurs nécessaires, et ils avaient dû déterminer quelles étaient les potions dangereuses ou non. La plupart des élèves avaient eu quelques soucis et finalement, l’utilisation de cet objet nécessitait un peu d’expérience, comme pour l’apprentissage de sorts. Harry, lui, s’en était très bien sorti une nouvelle fois.
Le cours d’enchantements complexes qui avait suivi avec le professeur Tanghudaï avait été bien plus ennuyeux. Celui-ci avait expliqué le fonctionnement de certains enchantements et par exemple le Serpent de Feu, mais Harry avait trouvé cela assez inutile sachant qu’il connaissait déjà une formule simple qui lui permettait de le réussir.

Vous êtes en retard, Potter, siffla Rogue, quand il entra dans son bureau à dix sept-heures trente passées de quelques minutes.
J’étais en cours, répondit Harry, étonné.
Je le sais bien, répondit Rogue avec un sourire. Ce n’est pas un reproche, simplement une constatation.
Harry réussit une nouvelle fois à percer la muraille de sa baguette magique après de gros efforts, et cela plusieurs fois d’affilée. Il avait ainsi pu passer plus de temps à ressentir les caractéristiques de son âme. Mais cela restait toujours aussi flou pour lui, sans pour autant le décourager.
Votre retenue de ce soir est décalée à minuit, annonça Rogue, je ne peux rien faire contre cela. Macnair vous attendra dans le hall d’entrée. N’oubliez pas de prévenir Mr Weasley.

Harry retrouva ses amis avec grand plaisir lors du repas du soir, car l’entraînement avec Rogue avait une nouvelle fois été intense.
Hermione semblait un peu épuisée après sa longue journée de travail. Visiblement, elle avait un peu trop surchargé son programme, et tout le monde lui conseilla d’arrêter après le repas (elle avait prévu encore quatre bonnes heures de travail).
Minuit ? s’étonna Ron, lorsqu’Harry lui parla de la retenue.
C’est un peu tard, ajouta Harry, j’espère que ça ne va pas durer longtemps.
Pas grave, la nuit c’est plus fun, ajouta Ron.
Harry avait été relativement épargné au niveau du travail par rapport à ses amis, et il eut le temps de terminer son essai sur l’antidote de l’Hermite Jean, trouvant toutes les informations qu’il désirait dans les livres de la bibliothèque. Il l’avait ensuite prêté à Ron pour l’aider, car il avait encore un autre essai pour le professeur Philipett.
Finalement, ils rejoignirent la salle commune et discutèrent avec les autres Gryffondor, avant d’aller en retenue.
Le château était très calme quand ils arrivèrent dans le hall d’entrée à minuit moins cinq. Il n’y avait absolument personne et ils attendirent dans le silence dans le hall d’entrée, en discutant finalement assez joyeusement.
Dans cinq minutes, vous rigolerez moins, siffla Rusard qui arriva en soufflant par les escaliers.
La retenue était avec Macnair, non ? demanda Harry.
Le professeur Macnair, jeune insolent, siffla Rusard. Je vais l’assister ! Suivez-moi…
Miss Teigne marchait derrière Rusard, fixant Harry et Ron d’un regard méchant de temps en temps.
Rusard les emmena dans les cachots, et ils descendirent les escaliers tout au fond du couloir, pour aller dans la zone qui était normalement interdite aux élèves.
Quelque chose me dit que je vais entendre des cris de souffrance, ce soir, dit Rusard avec un sourire ravi.
Il y eut un hurlement de chat. Ron venait de marcher sur la queue de Miss Teigne, visiblement sans le faire exprès. Harry explosa de rire et Rusard se retourna brusquement, mettant sa lampe en avant pour examiner Harry et Ron.
Bande de petits vauriens, vous allez voir !
Il les emmena dans un couloir sombre et finalement ils arrivèrent devant une porte métallique sur laquelle une plaquette était apposée :

Salle de torture

Rusard y entra, il y faisait un froid glacial et la salle n’était éclairée que par quelques bougies qui s’allumèrent à leur entrée.
Il y avait des Détraqueurs enfermés dans des cages à l’autre bout de la salle, ainsi que des vieux fauteuils avec des chaînes.
Asseyez-vous là-dedans ! leur dit Rusard en leur montrant les fauteuils.
Où est Macnair ? demanda Harry, qui soupçonnait Rusard de les avoir emmenés avec lui pour les punir lui-même au lieu de les laisser à Macnair.
Il va arriver, installez-vous et ne discutez pas !
Harry s’assit dans un des fauteuils et immédiatement les chaînes se refermèrent autour de ses bras. Il ne pouvait pas bouger, mais il avait toujours sa baguette dans ses mains, et il pouvait s’en servir en cas de besoin.
Ron s’assit aussi et garda sa baguette dans ses mains.
Cela fait des années que j’en rêve, dit-il, les larmes aux yeux.
Il ouvrit une armoire derrière lui et en sortit un fouet en cuir. Puis il s’approcha d’Harry et Ron avec l’air de quelqu’un qui vivait un rêve éveillé.
Puis il donna un grand coup de fouet vers Harry mais celui-ci lui appliqua un sortilège d’Embrasement informulé.
Le fouet était déjà réduit en cendres au moment de frapper Harry et Rusard se rendit compte qu’il n’avait plus rien dans les mains quand il n’entendit pas le bruit du fouet qui claque.
Mon fouet ! s’exclama-t-il, horrifié. Je le nettoyais trois fois par jour depuis des années !
Finalement, Macnair, suivi de Rogue, entrèrent dans la salle, l’air visiblement ravis.
Ils ont voulu écraser Miss Teigne, et ils ont détruit mon fouet ! se plaignit Rusard quand ils entrèrent, en pointant du doigt Harry et Ron.
Voyez-vous, siffla Rogue en regardant Harry et Ron avec amusement. Walden, tu vas bien pouvoir t’amuser…
Et… moi ? demanda Rusard.
Vous, vous allez retourner garder l’entrée du château, répondit Rogue sèchement. Bonne soirée !
Rogue s’en alla avec Rusard et Harry les entendit se disputer dans le couloir.
Je me suis renseigné et il paraît que Mr Weasley n’aime pas les araignées, dit Macnair avec une voix cruelle et réjouie.
Ron devint instantanément blanc, et il regrettait déjà son geste rien qu’à l’évocation des araignées.
Macnair se leva et sortit une boîte en carton du placard. Puis il l’ouvrit et des dizaines d’araignées de la taille d’une main en sortirent. Ron poussa un hurlement et Harry fit apparaître l’illusion du Basilic pour essayer de les effrayer, mais il ne put la produire que sur une seule malheureusement.
Macnair envoya le contenu du carton sur Ron qui aurait presque pu arracher le fauteuil du sol tellement il s’agita frénétiquement pour les repousser.
Macnair se mit à ricaner en le voyant paniquer de la sorte.
Finalement, à force de remuer, Ron avait éjecté les araignées un peu partout et il s’en était débarrassé.
A ton tour, Potter, je ne savais pas trop quoi préparer pour toi, alors… petrificus totalus !
Harry n’eut pas le temps de réagir, il était pétrifié. Macnair fit léviter un cercueil jusqu’aux pieds d’Harry et il le jeta dedans.
Enfermé dans un cercueil, j’espère que tu n’es pas claustrophobe, Potter.
Harry n’était pas claustrophobe, et même s’il avait vécu la mauvaise expérience d’avoir passé son enfance dans un placard à balais, cela ne l’avait pas traumatisé plus que cela. Mais de toute façon, il ne pouvait rien y faire maintenant, et il n’avait aucun moyen de se libérer. Ron, lui, semblait tellement choqué qu’il était incapable de réagir.
Macnair sortit une autre boîte d’araignées et Ron commença à hurler à nouveau. Mais elles ne lui étaient pas adressées, et Macnair vida la boîte dans le cercueil.
Quelques asticots…
Il sortit plusieurs bocaux remplis d’asticots de l’armoire et il les versa dans le cercueil sur Harry. Il eut tout de suite envie de vomir quand il sentit quelques uns entrer dans sa bouche, mais il ne le pouvait même pas.
Et puis Macnair ferma le cercueil et Harry n’aurait su dire combien de temps il avait passé à l’intérieur quand il aperçut à nouveau la lumière.
Toujours vivant, Potter ? demanda Macnair. Tu vois que ton ami ne va pas très bien.
Ron semblait évanoui sur sa chaise et il avait les bras en sang.
Endoloris !
Harry n’eut pas le temps de réagir, et de toute façon il n’aurait encore rien pu faire. Mais le maléfice, à sa grande surprise, ne lui infligea qu’une douleur très faible. C’était peut-être parce qu’il était pétrifié et qu’il n’avait ainsi pas d’effet sur lui.
Visiblement, Macnair s’en aperçut, et il retira le maléfice du Saucisson.
Mais Harry avait déjà dégainé sa baguette. Il se leva brutalement du cercueil, envoyant des kilogrammes d’asticots grouiller au sol, et il stupéfixa Macnair qui s’écroula au sol.
Il se précipita sur Ron qui semblait plus choqué, mais dont les blessures ne semblaient pas graves.
Qu’est-ce qu’il t’a fait ? demanda Harry.
C’est comme s’il m’avait fouetté, avec un sort… ça fait super mal…
Dobby saura te soigner… partons.
Harry jeta Macnair dans le cercueil et le referma. Tous les deux s’en allèrent le plus vite possible.
En chemin, ils croisèrent Rogue qui descendait justement dans les cachots.
Il sembla surpris en voyant Ron qui était complètement couvert de sang sur les bras.
Je lui avais demandé de rester raisonnable ! pesta Rogue. Bien, vous avez de quoi vous soigner ?
Oui, répondit Harry.
Alors rentrez vite, et j’espère que cela vous servira de leçon, je ne veux plus vous voir en retenue, c’est clair ?
Harry et Ron remontèrent dans leur salle commune, choqués. Ginny poussa un hurlement en les voyant rentrer et Hermione ne tarda pas à descendre, tirée du sommeil par le cri de Ginny.
Dobby prépara en effet rapidement de quoi soulager Ron qui avait semble-t-il encore très mal. Il lui appliqua une sorte de mixture préparée rapidement, et la douleur sembla s’en aller.
Je vous avais dit de ne pas faire les imbéciles avec Macnair ! regretta Hermione d’une voix douce. Il suffit de ne pas le provoquer.
Facile à dire, répondit Ginny. Mais c’est sûr que si c’est pour se faire torturer, ça ne vaut pas la peine de le provoquer… Rogue ne va pas être content encore…
Oui, on l’a croisé en revenant, je pense qu’il va en dire deux mots à Macnair, tu sais, à propos du fait que s’il nous torture trop, on risque de quitter l’école, et que Voldemort ne pourrait plus venir me tuer ici… En tous cas, j’ai enfermé Macnair dans un cercueil, dommage qu’il n’y ait pas passé la nuit entière !
Tu as fait quoi ? demanda Hermione, qui croyait avoir mal entendu.
Je l’ai simplement stupéfixé et je l’ai enfermé, je n’allais pas me laisser faire, il voulait me torturer avec le maléfice Doloris !
Hermione souffla en baissant la tête. Harry n’avait pas eu d’autre choix, mais cela allait certainement lui attirer des ennuis.
Finalement, une demi-heure plus tard, guéris de leurs blessures (Harry avait aussi été mordu par les araignées), ils allèrent se coucher, non sans être choqués.
Harry ne pensa pas à fermer son esprit, et il fit des rêves dans lesquels il était torturé, d’autres dans lesquels il mourrait asphyxié, enfermé dans un cercueil, et d’autres dans lesquels il était dévoré vivant par des araignées géantes.

Et puis il était complètement ailleurs. Il ne connaissait pas l’endroit dans lequel il se trouvait. Il était dans une sorte de bureau assez richement décoré, mais ce n’était pas un bureau de sorciers, il y avait un téléphone sur le bureau.
Harry reconnut alors Fudge qui était ligoté sur une chaise, l’air terrifié, et… le Premier Ministre moldu. Harry l’avait suffisamment vu au journal télévisé chez les Dursley pour être sûr qu’il s’agissait de lui.
Le Premier Ministre le regardait, terrifié. Harry savait qu’il était dans la peau de Voldemort, et dans les intentions qu’il ressentait, il savait qu’il y aurait un meurtre bientôt, et il ne pourrait pas l’empêcher.

 





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