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Chapitre 011 : Le Vieillard De La Montagne

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Le soir, aucune réunion n’était prévue, il y avait seulement les préparatifs des mariages de Bill et Fleur ainsi que de Lupin et Tonks qui devaient avoir lieu le lendemain toute la journée à Poudlard.

Harry, qui aurait voulu offrir des fleurs aux mariées envoya un bon de commande chez Les Jonquilles de Traverse, un magasin situé sur le Chemin de Traverse. Il se prépara ensuite et prit un sac à dos avec la lettre de Dumbledore, sa cape d’invisibilité, le couteau de Sirius et d’autres choses qui pouvaient lui être utiles. Il y glissa soigneusement le faux médaillon avec la lettre qu’il contenait. Fumseck fit comprendre à Harry qu’il voulait venir, et, alors que Harry préparait ses affaires il transplana. Cela surprit Harry mais il se souvint qu’il avait déjà vu Fumseck père quitter le bureau de Dumbledore en transplanant.

Ils devaient sortir du château et cela était impossible par les portes de chêne car elles étaient en permanence gardées par un Auror. Harry décida alors de s’envoler par la fenêtre sur son Eclair de Feu. Il prit soin de bien tenir sa cape d’invisibilité. Harry traversa le par cet faillit heurter un hibou qui ne l’avait pas vu. Au portail de Poudlard, il aperçut quelqu’un qui surveillait, ce devait être un Auror et il passa sans faire de bruit.

Il arriva à Pré-au-Lard peu avant vingt-deux heures. Il se posa derrière les trois balais et quelques minutes après qu’il fut arrivé Ron apparut, il venait de transplaner. C’était en fait Rogue qui avait bu du Polynectar. Harry enleva sa cape d’invisibilité.

-    Bonsoir, Potter, dit-il. Je vois que pour une fois, vous avez su ne pas arriver en retard. Cela lui paraissait bizarre que quelqu’un qui ait l’apparence de Ron lui parle sur ce ton.

-    En effet, je ne suis pas en retard, répondit Harry voyant que Rogue ne serait pas décidé à le laisser tranquille mais qu’il se contenterait de collaborer avec lui puisque Dumbledore le lui avait demandé.

-    Bien, avant toute chose, je crois que vous avez compris que ce n’est plus la peine de m’appeler professeur. Mais il est hors de question vous m’entendez de me manquer de respect, vous m’appellerez donc monsieur.

-    Bien sûr, répondit Harry, mais ma collaboration avec vous ne se fera que parce que Mr Dumbledore l’a voulu, croyez-moi que ce n’est pas par plaisir, dit-il, essayant d’anticiper sur ce qu’allait lui dire Rogue.

-    Et bien, ça tombe très bien Potter car il en est de même pour moi. Bien, maintenant filons d’ici, Mr Dumbledore nous attend. Comme il vous est impossible de transplaner sans avoir été au moins une fois à l’endroit désiré, vous vous cramponnerez à mon bras droit, dit-il. Harry comprit pourquoi il avait bien précisé le bras droit, il avait en effet la Marque des Ténèbres gravée dans son bras gauche. Mais il se demandait si une transformation due à la prise du Polynectar conserverait cette marque. Puis il se rappela que le faux Maugrey Fol-Œil n’avait pas de Marque des Ténèbres.

Rogue se prépara à transplaner et fit signe à Harry de se cramponner. Après quelques secondes d’attente, Harry sentit l’horrible sensation du transplanage et il atterrit enfin en pleine montagne, dans un endroit que seule la faible lueur de la lune éclairait. Ils étaient en fait sur le flanc d’une montagne sur laquelle poussaient quelques ifs. Un cerf passa à côté d’eux. Rogue commença à monter en évitant les rochers et des plantes épineuses qui poussaient. Harry le suivit et remarquer à une cinquantaine de mettre au-dessus d’eux une lueur orangée qui semblait être une fenêtre. Le ciel était couvert et la lune fut cachée un instant par un nuage. On ne voyait plus que la lueur provenant de la fenêtre.

Harry entendit un bruit derrière lui, il se retourna pour regarder mais ne vit que l’obscurité. Il se mit alors à douter et sortit sa baguette par précaution, qui lui disait que la personne devant lui était bien Rogue et que ce n’était pas un piège tendu par Voldemort, ou pire, que Rogue l’amènerait à la cachette de Voldemort pour le tuer. Il vérifia plusieurs fois qu’il n’y avait personne dans les alentours, en effet, ses yeux s’étaient adaptés à la vision nocturne et il distinguait mieux les formes. Un hibou hulula dans un if proche.

Enfin, ils arrivèrent devant la maison et Rogue frappa deux fois à la porte, Harry tenait fermement sa baguette. On entendit la voix d’un vieillard.

-    Qui est-ce ? demanda-t-il.

-    AD4 et AD2, répondit Rogue.

-    Quel est mon parfum préféré de glace ? demanda-t-il ce qui fit rire Harry, pas de toute, c’était bien le frère de Dumbledore derrière la porte, et il rangea sa baguette.

-    La framboise, répondit Rogue, irrité.

-    Bien, bien, entrez, répondit Abelforth. La porte s’ouvrit et Harry vit le frère de Dumbledore qui se tenait derrière la porte. Celui-ci était beaucoup plus petit que son frère mais lui ressemblait énormément. Il avait les mêmes yeux bleus et des cheveux argentés qui se mêlaient à sa longue barbe. En revanche, il avait des lunettes carrées et non pas en demi-lune, et son nez n’était pas aussi aquilin. Il eut un sourire en voyant Harry et la ressemblance avec Albus Dumbledore fut frappante.

-    Bonsoir, dit Harry, rentrant le premier.

-    Bonsoir, Harry, heureux de te connaître, dit-il d’une voix beaucoup plus mystérieuse que Dumbledore, mais dont l’intonation était sensiblement la même.

-    Bonsoir Monsieur, lui dit Rogue qui entra après Harry. Abelforth Dumbledore regarda bien les alentours pour s’assurer qu’il n’y avait personne puis referma la porte.

Sa maison n’était pas grande et était composée d’une cuisine avec un salon composé de quatre fauteuils et d’une petite table près d’une cheminée qui était éteinte. On voyait une porte ouverte qui donnait sur un couloir sombre.

Abelforth fit signe à Rogue et à Harry de prendre place dans les fauteuils et il apporta le thé.

-    Fumseck est ici ? demanda Harry.

-    Oui, il est arrivé il y a près d’une demi-heure, il dort dans la chambre là-bas. Je vais le chercher.

-    Fumseck ? demanda Rogue avec curiosité.

-    Oui Fumseck, c’est mon phénix, son père était le Fumseck de Mr Dumbledore, dit Harry.

-    Aha, dit Rogue. Mais Dumbledore revint avec Fumseck sur son épaule.

-    Je l’ai vu naître, tu sais Harry, et il se souvient de moi, je crois. Rogue eut une expression voulant clairement dire « il est fou » et Harry était partagé entre le rire et la colère contre Rogue.

-    Oh ! J’ai oublié de vous proposer, quelqu’un veut du sorbet à la framboise ? j’ai aussi du sorbet au citron pour quand Albus vient ici… Euh… Oui, malheureusement Albus ne venait plus ici, pensa Harry.

-    Non merci, répondit Rogue un peu agacé, je pense que l’on devrait commencer ce que l’on a à faire, j’ai d’autres choses à faire, dit Rogue. Soudain ses taches de rousseurs commencèrent à s’effacer, puis ses cheveux à noircir et ses yeux devinrent d’un noir semblable à l’obscurité. Ses traits se creusèrent et lentement, Harry vit apparaître ce visage qu’il détestait tant : la peau livide, les cheveux noirs et gras, un horrible rictus sur son visage, il revoyait Severus Rogue.

-    Bien, alors commençons, dit Dumbledore qui s’était arrêté de parler pendant la transformation de Rogue. De quoi devions-nous parler ?

-    Je ne sais pas, dit Rogue agacé, c’est à vous que le professeur Dumbledore a laissé des indications !

-    Ah oui… au fait je voulais vous demander, vous vous êtes assurés de ne pas être suivis ?

-    Comment quelqu’un aurait-il pu nous suivre, nous sommes venus en transplanant, dit Rogue sèchement.

-    Et bien je veux dire, du lieu où vous avez atterri à ici ?

-    Nous étions à cinquante mètres d’ici, quelqu’un aurait très bien pu voir votre maison que nous soyons là ou pas.

-    Euh oui bien sûr c’est logique…

-    Où sommes-nous ? demanda Harry.

-    Oh, dans un endroit très éloigné, j’ai besoin de tranquillité pour ma retraite. Nous sommes en fait dans les Andes, à près de 4000 mètres d’altitude, mais il n’y a pas de neige à cette époque là.

-    En effet, vous devez être tranquille, remarqua Harry.

-    Oui, en fait, Voldemort me cherche pour que je révèle des informations sur mon frère, il semblerait en fait que, maintenant que Voldemort croit que Dumbledore est mort, euh… maintenant que Dumbledore est mort, il ait arrêté de me chercher, mais je continuerai à me cacher. Harry n’avait pas bien compris le cafouillage de Dumbledore mais il ne chercha pas à le comprendre.

-    Et Dumbledore vous a parlé de son plan ? demanda Harry, espérant en connaître un peu plus.

-    Oui, bien sûr, à vrai dire, je suis le seul désormais à le connaître. Mais j’ai reçu des instructions et personne d’autre ne le connaîtra tant que Voldemort sera encore en vie. Mais selon le plan de Dumbledore, il devrait être mort bientôt. Et croyez-moi, il ne vaut pas la peine d’essayer de le comprendre, ce plan est sans faille et cela risquerait de le faire échouer. Heureusement d’ailleurs que vous ne connaissiez pas la première étape qui était sa mort car sinon vous auriez empêché Severus de le tuer, n’est-ce pas ? Et cela même si Dumbledore vous a demandé de laisser faire, je suppose ?

-    Oui, répondit Harry.

-    C’est parfaitement compréhensible, dit-il avec un sourire.

-    Et vous travailliez toujours avec Dumbledore, je veux dire, à propos des Horcruxes, vous réfléchissiez avec lui ?

-    Oui, en effet, tu sais Harry, j’ai tout mon temps et j’ai pu l’aider dans ses recherches. Il m’arrive de sortir de temps en temps mais je me déguise pour ne pas me faire reconnaître, car je suis Métamorphomage. Il est préférable en effet que Voldemort croie que je n’ai rien à voir avec l’Ordre du Phénix pour qu’il se doute moins que l’on prépare quelque chose. C’est essentiel dans le plan de mon frère, la discrétion. Il faut absolument éviter que Voldemort se méfie et cache ou fasse de nouveaux Horcruxes tu comprends. Car s’il se sent menacé, il se pourrait qu’il ne s’arrête pas à sept malheureusement.

-    Je comprends, dit Harry, en effet, nous devrons toujours faire attention.

-    Nous savons donc que Voldemort voulait faire sept Horcruxes : le médaillon, la coupe, le serpent, le journal, l’anneau et un autre que l’on ne connaît pas, et bien sûr, la partie de son âme qui réside dans son corps. Nous savons qu’il nous reste à trouver le médaillon, la coupe, le serpent, et un autre Horcruxe. Harry, le soir de la mort d’Albus, vous étiez partis chercher le médaillon…

-    Nous ne l’avons pas trouvé, regardez. Et il lui tendit le faux médaillon que Dumbledore ouvrit immédiatement.

Au seigneur des Ténèbres,

Je sais que je ne serai plus de ce monde

bien avant que vous ne lisiez ceci

mais je veux que vous sachiez que c’est moi

qui ai découvert votre secret.

J’ai volé le véritable Horcruxe

et j’ai l’intention de le détruire dès que je le pourrai.

J’affronte la mort dans l’espoir

que lorsque vous rencontrerez un adversaire de votre taille,

vous serez redevenu mortel.

R.A.B.

-    Regulus Alphard Black ! s’exclama Dumbledore.

-    Regulus Alphard Black, répéta Harry pour comprendre. Le frère de Sirius ! s’exclama-t-il se souvenant de l’arbre généalogique de la famille des Black.

-    Oui, il a été Mangemort quelques mois, mais lorsqu’il a vu ce que Voldemort lui demandait de faire il a renoncé et a été tué. Du moins c’est ce qu’on dit…

-    Vous laissez entendre, Mr Dumbledore, que ceci est faux ? dit Rogue de sa voix traînante.

-    Je me suis toujours demandé si cela était vrai, et à vrai dire, ce que nous venons d’apprendre me conforte dans ce que je pense. Je trouvais bizarre que Voldemort ait tué en personne Regulus pour ce qu’il avait fait. Si Regulus avait seulement voulu partir, il l’aurait fait tuer par un Mangemort. J’en déduis que Voldemort savait que Regulus essayait de percer son secret. Je pense qu’il ne savait pas encore qu’il l’avait percé, sinon Harry, il aurait été vérifier dans la caverne que le Horcruxe y soit encore.

-    Oui, c’est logique, admis Harry.

-    Et pourquoi Black aurait-il dit qu’il voulait partir alors ? demanda Rogue.

-    Peut-être était-ce une excuse pour s’éloigner de Voldemort après ce qu’il avait découvert, dit Abelforth.

-    Sirius m’avait pourtant dit que Regulus était quelqu’un de bête, se rappela Harry.

-    On l’aurait pris en effet pour un idiot, notamment car il était cruel, en fait, mais je pense que s’il cherchait à se débarrasser de Voldemort, ce n’était pas pour le bien, c’était seulement pour essayer de prendre sa place, et Voldemort a dû s’en apercevoir et le tuer avant, il devenait trop dangereux. C’est pour ça que Voldemort, même si certains prétendent être très proches de lui, préfère ne pas être leur ami, il est seulement leur maître.

-    Oui, Dumbledore m’avait dit cela, dit Harry en réfléchissant.

-    Tout cela est très possible, reprit Dumbledore, mais il faut s’assurer que le médaillon ait vraiment été détruit, ce qui est sûr, c’est que Voldemort ne sait pas que le Horcruxe a été pris ou détruit car sinon il aurait détruit ce papier qui aurait pu tout révéler, il ne l’a donc pas vu.

-    Sommes-nous sûrs que Black ait vraiment été tué ? demanda Harry.

-    Non, nous n’avons pas retrouvé son corps si je me souviens bien, il est juste disparu en fait, mais Voldemort a pourtant annoncé l’avoir tué, ce doit être vrai car il n’aurait pas pris le risque de le laisser courir et de lui laisser découvrir qu’il avait fait des Horcruxes. En fait Voldemort ne le prenait pas comme quelqu’un qui voulait le détruire mais comme quelqu’un qui voulait se démarquer un peu trop des autres Mangemorts, et cela ne lui plaisait pas.

-    Il faudrait savoir où il se cachait, peut-être y a-t-il laissé le médaillon avant de le détruire, à moins qu’il l’ait déjà détruit.

-    Je ferai des recherches là-dessus, dit Dumbledore, mais j’ai quelques idées là-dessus, et cela ne reste qu’à confirmer.

-    Pourrait-on déjà détruire le serpent ? demanda Harry.

-    Non, surtout pas ! s’exclama Dumbledore. C’est le seul Horcruxe que Voldemort a en permanence sous sa surveillance, il le verrait et tout notre plan serait découvert. C’est le dernier Horcruxe que nous détruirons, le jour de la confrontation finale, pas avant.

-    Ah oui c’est logique, dit Harry comprenant qu’il avait voulu aller trop vite.

-    Il nous faut donc trouver la coupe de Helga Poufsouffle, le médaillon devrait être détruit, pour le serpent ce ne sera pas difficile, mais il nous en reste un autre…

-    Mr Dumbledore, je dois vous dire quelque chose d’important. Nous avons découvert une grotte à Poudlard, dont l’entrée se trouve dans une armoire du cachot numéro sept ; le professeur Slughorn nous a dit que Tom Jedusor s’y rendait souvent. Nous l’avons visitée et elle est en fait composée de plusieurs parties : une caverne contenant un lac d’où partent des galeries que personne n’avait remarquées lors de la visite à part moi. Tout le monde a donc cru que la grotte était vide mais pendant la nuit, j’y suis retourné avec mes amis : Ron et Hermione, Dumbledore vous en a sûrement parlé ?

-    Oui, en effet.

-    Bien, et donc nous sommes entré dans ces sept galeries. Au bout de chacune d’elles, il y avait une salle qui était vide dans six de ces galeries. Dans la septième, nous avons du traverser un gaz dans lequel la lumière n’était pas visible et les sons inaudibles. Mais grâce à l’idée très intelligente d’Hermione d’utiliser son Patronus pour se diriger, nous avons pu découvrir une autre salle secrète. Et dans cette salle, il y avait une table, une armoire vide, et une horloge, rien d’autre.

-    Etrange, dit Dumbledore.

-    Comme il y avait sept salles j’ai pensé que Voldemort avait prévu d’y entreposer les Horcruxes mais qu’il a ensuite changé d’avis car il aurait pensé qu’il était plus sûr d’éparpiller ses Horcruxes pour que l’on ait moins de chance de les lui détruire.

-    C’est tout a fait logique, affirma Dumbledore. Mais, s’il y avait sept salles, il est sensé avoir fait six Horcruxes, c’est ça le problème.

-    Ah oui, admit Harry.

-    Mais tu es sûr qu’il n’y avait absolument rien là-bas ? demanda Dumbledore.

-    Oui, à moins qu’il ait caché quelque chose dans le lac.

-    Le lac ?

-    Oui, il y a un lac au milieu de la première caverne, qui semble très profond, son eau est d’ailleurs très sombre.

-    Oui, c’est peut-être à examiner…

-    Et il y avait trois inferi dans la grotte, est-ce que cela veut dire que Voldemort a tué trois personnes à Poudlard ? demanda Harry un peu terrifié à cette idée.

-    Euh, je ne pense pas, il a dû les y amener…

-    Ne serait-il pas possible que ce lac communique avec le lac du parc de Poudlard ? proposa Harry.

-    C’est possible oui, et par là il aurait pu y amener ses inferi. Il faudra explorer cela plus en détail.

-    De toute évidence, Voldemort aurait souhaité avoir au moins un des ses Horcruxes gardé à Poudlard, c’était sa maison pour lui. Et peut-être qu’il avait prévu de les déposer lorsqu’il serait professeur, mais grâce à Dumbledore il ne l’est pas devenu.

-    Bien, c’est très intéressant, il faudra que je m’y rende un jour, il faudrait par contre faire en sorte que cette grotte ne soit pas utilisée.

-    Le professeur Bett a décidé d’y mettre ses chauves-souris, peut-être qu’il faudrait empêcher l’accès aux galeries, il ne faut surtout pas qu’elles soient découvertes.

-    Oui, absolument, mais je pense qu’elle n’ira pas s’y aventurer, le plus important c’est qu’aucun élève ne s’y rende.

-    J’essaierai de dire à McGonagall de faire quelque chose. Pensez-vous que la grotte était déjà toute faite ou que Voldemort l’a creusée ?

-    Il a dû l’agrandir, il existe des sortilèges très simples pour cela mais ce n’est pas important.

-    Oui, bien sûr désolé, dit Harry.

-    Ce n’est pas grave, Harry.

-    Que dois-je faire dans tout cela ? demanda Rogue.

-    Severus, il vous faudra continuer votre mission, mais si il vous arrivait de voir que Voldemort se rend à des endroits dont nous n’avons pas connaissance, il faut nous le dire, car vous ne devez pas prendre le risque de faire voir que vous cherchez quelque chose, il ne l’accepterait pas.

-    Je l’ai vu ce matin, rien ne va plus en ce moment. Il a décidé de faire évader Alecto car il dit qu’il ne peut plus agir avec aussi peu de Mangemorts. L’attaque du Chemin de Traverse est repoussée, il aurait voulu semer la terreur.

-    Il n’y aura donc plus d’attaques tant qu’il n’aura plus assez de Mangemorts ? demanda Harry.

-    C’est en effet ce qu’il en est pour le moment, il a grandement besoin de s’organiser. Mr Potter, je vois que vous êtes très amis avec le Ministre en ce moment, vous devez absolument lui dire qu’il essaie le plus possible d’empêcher le recrutement de nouveaux Mangemorts, c’est ce qu’il essaie de faire en ce moment, dans l’allée des Embrumes notamment.

-    Bien, merci, je ferai tout pour que le Ministre l’en empêche.

-    Je vous recommande de faire très attention Potter, car il ne compte pas vous laisser en vie longtemps, ils comptent bien un jour attaquer l’école, et vous devez toujours faire attention à ce que vous faites. La mort de Dumbledore a été une victoire pour lui mais les évènements actuels ont fait qu’il n’a pas pu la savourer pleinement. Il aimerait bien pouvoir en fêter une autre, je vous assure.

-    Bien, je ferai attention, dit Harry.

-    Mais je crains autre chose, annonça Rogue d’un air plutôt grave, il va finir par s’attaquer directement aux moldus s’il voit qu’il est tenu en échec par les sorciers, ce serait une catastrophe. Il trouvera toujours un moyen de semer la terreur, et même si le Ministère est efficace actuellement, il lui serait impossible de sécuriser toutes les villes moldues, vous comprenez ?

-    Oui, bien sûr, répondit Harry.

-    Le Seigneur des Ténèbres m’apprécie particulièrement en ce moment et j’essaie que ça dure, il a compris que j’étais dans la même situation que lui, que j’avais le Sang-Mêlé et il est heureux de croire qu’il peut compter sur moi. Pour la première fois, je l’ai entendu parler de ses parents, et il ne l’a dit que lorsque j’étais seul un jour avec lui.

-    C’est incroyable, dit Dumbledore d’un air très mystérieux, ce changement d’attitude est surprenant chez lui.

-    Mais je pense que cela est dû à sa perte de pouvoir ces derniers temps, il ne peut plus compter que sur ses Mangemorts, qui, comme il l’a vu depuis sa disparition, ne se mettent pas entièrement à son service, et il est embêté car il ne peut les tuer car sinon il n’en aurait plus du tout.

-    Pourquoi n’a-t-il participé à aucune des dernières attaques, si ce n’est au meurtre de Lucius Malefoy ? demanda Harry.

-    Ca montre aussi sa perte de pouvoir, il teste la fidélité de ses Mangemorts, mais il est évident que sa cruauté est immense, il torture certains d’entre eux tous les jours, et si Alecto s’échappe, je pense qu’elle va souffrir de la colère du Seigneur des Ténèbres. Mais il est en effet possible qu’il participe aux prochaines attaques, qui, comme je vous l’ai dit, ne seront pas pour demain.

-    Bien, Severus, mon frère m’avait dit qu’il aimerait que vous donniez des cours de Magie Noire à Harry. Il aimerait qu’il soit prêt à tuer Voldemort lorsque le jour viendra. Et il pense que cela peut venir rapidement.

-    Il est bien optimiste, nous ne savons pas encore quel est le dernier Horcruxe.

-    Nous allons chercher, dit Abelforth Dumbledore avec force, et nous trouverons. Justement, il aurait voulu que l’AD s’occupe de faire des recherches sur l’histoire des Quatre Fondateurs de Poudlard. En effet, il en avait déduit que le dernier Horcruxe serait certainement un objet ayant appartenu à Rowena Serdaigle ou à Goddric Gryffondor. Il est presque sûr que ce n’est pas un objet de Goddric Gryffondor mais nous devons vérifier quand même.

-    Bien, nous pourrons faire ça, dit Harry.

-    Mais bien sûr, ils ne doivent surtout pas entendre parler d’Horcruxes.

-    Evidemment, dit Harry.

-    Bien, Severus, en ce qui concerne les leçons de Magie Noire que vous devez donner à Harry ? Peut-on commencer dès maintenant ? Je veux dire, faut-il fixer des jours précis.

-    Je pense que nous attendrons les emplois du temps de Mr Potter pour cela, mais nous pouvons en effet ne pas attendre pour commencer, Potter, pouvez-vous venir la semaine suivante ?

-    Pas le lundi, et le mardi sûrement pas, mais après oui, je pourrai.

-    Bien, je vous enverrai un hibou pour vous prévenir et nous nous retrouverons ici. Maintenant vous pourrez venir en transplanant, Potter.

-    D’accord.

-    Et surtout, Potter, n’oubliez pas les codes pour correspondre entre nous !

-    Je sais, j’y fais attention. Monsieur, J’aurais voulu vous demander autre chose. Est-ce vous qui avez prévenu le Ministère de l’endroit où se trouvait Ollivander ?

-    Oui, c’est moi, en effet, dit Rogue. Je l’ai fait car c’est important, mais je ne pourrais pas toujours révéler les endroits où se cachent les Mangemorts, il ne faut pas que Voldemort puisse penser qu’il y a un traître dans ses rangs, cela viendra nécessairement un jour, mais je l’espère nous serons prêts à ce moment pour le vaincre.

-    Bien, nous avons fait ce que nous voulions pour l’instant, mais il faudra nous retrouver souvent, dit Dumbledore, pour cela je pense que l’on doit éviter d’utiliser les hiboux, même avec les codes, ce n’est pas très sûr, c’est pourquoi, Harry, à chaque fois que tu voudras venir me dire quelque chose ou que je voudrais que tu viennes, on utilisera un faux Gallion dont tu connais très bien le fonctionnement puisque vous vous en êtes déjà servi pour l’AD.

-    Que puis-je faire en attendant ? demanda Harry qui aurait voulu pouvoir partir à la recherche des Horcruxes.

-    Harry, nous ne pouvons rien faire tant que nous ne savons pas où sont cachés les Horcruxes, notre travail reste un travail de recherche, il faut que tu regardes déjà ce que savait Dumbledore dans la salle qu’il vous a réservée. Je te préviendrais à chaque fois que je me rendrais quelque part.

-    D’accord, dit Harry, je n’avais pas trop eu le temps d’y aller.

-    Il faudra que tu y ailles. J’y pense, tiens, pour simplifier, tu ne voudrais pas que je mette un Portoloin qui va d’ici à cette salle, au moins, personne ne risquerait de l’emprunter par mégarde ?

-    Oui, c’est une bonne idée.

-    Très bien. Il réfléchit et regarda un peu partout autour de lui, puis il prit un vase qui était sur la table devant eux et murmura portus, sa baguette pointée dessus. Sais-tu comment utiliser un Portoloin ? demanda-t-il.

-    Non, répondit Harry. Il avait remarqué que lorsque l’on touchait un Portoloin, on n’était pas forcément envoyé au lieu d’arrivée. Lorsqu’il s’était rendu à la Coupe du Monde de Quidditch, il avait fallu attendre une certaine heure avant d’y être envoyé, mais lorsqu’il avait touché le Trophée des Trois Sorciers, il avait été amené directement au cimetière et il en était revenu.

-    Il existe deux types de Portoloin, ceux qui sont permanents, c’est-à-dire que à chaque fois que tu le touches, tu sera envoyé ailleurs, et ceux qui doivent être actionnés par la Magie, j’ai donc créé ici un Portoloin qui n’est pas permanent pour éviter que lorsque je touche le vase je me retrouve à Poudlard même si cela ne me dérangerai pas de vous rendre une petite visite de temps à autres… Pour l’actionner, il suffit de le toucher avec sa baguette et de compter jusqu’à trois dans sa tête, tu seras envoyé dans l’autre endroit.

-    D’accord j’ai compris, dit Harry.

-    Mais maintenant, il y aura aussi le vase sur la table de votre salle, ça ne te dérange pas je suppose ?

-    Non, non dit Harry en souriant.

-    Tu sais que j’ai beaucoup aidé mon frère à préparer cette salle, tout comme la Salle du Phénix, je venais souvent à Poudlard même si personne ne m’y a jamais vu, en fait je passais par un Portoloin qui était dans le bureau de mon frère. Mais je crois que je fait peur à McGonagall, je ne sais pas pourquoi mais donc j’évite de me faire voir.

-    Vous faisiez quoi comme métier ? demanda Harry.

-    J’ai travaillé à étudier les créatures magiques et à créer des enchantements. J’ai un peu travaillé au Département des Mystères passé un moment, mais il m’ont j’ai dû arrêter d’y travailler pour avoir fais des expériences sur des créatures interdites. Mais j’ai aussi travaillé pour des moldus, j’ai travaillé dans un supermarché mais ils m’ont viré quand ils se sont rendus compte que je mangeais tous les sorbets à la framboise, j’aurais dû être plus discret, je ne savais pas qu’ils avaient des caméras de surveillance, vois-tu.

-    Bien, je vais y aller, dit Rogue, j’ai d’autres choses à faire, dit-il de sa voix glacial, voyant que la conversation se tournait vers des sujets qui l’intéressaient nullement.

-    Ah d’accord, Severus.

-    Au, revoir, dit-il, en sortant, Potter, n’oubliez pas nos cours, et je vous conseille de vous sortir de votre ignorance habituelle, je sais que Dumbledore vous a laissé des livres vous devriez sérieusement les lire. Il serait bien pour vous que vous ayez quelques connaissances théoriques car nos entraînements seront difficiles et longs, c’est d’accord.

-    Oui monsieur, répondit Harry, qui faisait tout pour ne pas s’énerver. Il espérait que s’il faisait un effort, Rogue deviendrait un peu moins arrogant.

Après que Rogue fut parti, Harry discuta encore avec Abelforth Dumbledore, notamment à propos de Dumbledore, Abelforth lui avait dit tout ce qu’il avait fait dans sa vie. Harry était stupéfait de savoir qu’il était né en 1844 ce qui lui faisait près de cent cinquante ans lors de sa mort. Il ne savait pas que les sorciers pouvaient vivre plus longtemps que les moldus.

Ainsi, lorsqu’il était jeune, Dumbledore avait très tôt augmenté ses pouvoirs en lisant des livres de vieille magie et en s’entraînant à pratiquer ces sortilèges. Lorsqu’il était à Poudlard, il travaillait sans cesse et était arrivé à dépasser le niveau de ses professeurs très rapidement.

Abelforth avait fait de même mais beaucoup plus tard, mais cela ne changeait pas que ses pouvoirs étaient immenses aussi, certes pas au niveau de Dumbledore. Abelforth lui avait expliqué que Voldemort avait aussi beaucoup de pouvoir, mais que c’était un pouvoir basé sur la force et non sur les sentiments et l’amour. Voldemort avait un pouvoir issu de sa cruauté et en cela s’opposait à Harry qui avait un pouvoir basé sur l’amour. Dumbledore avait déjà dit cela à Harry mais de l’entendre à nouveau lui redonnait confiance en lui. Abelforth lui avait dit que son pouvoir venait aussi des autres qui le soutenaient et qu’il serait plus fort face à celui de Voldemort qui est un pouvoir égoïste.

Il n’avait pas voulu révéler quoi que ce soit du plan de Dumbledore mais il avait l’air persuadé que cela fonctionnerait et Harry lui faisait confiance.

Harry avait posé beaucoup de questions sur les langues anciennes que connaissait Dumbledore et Abelforth lui dit qu’il les apprendrait très certainement un jour, plus tôt qu’il ne le pensait, selon lui.

Ils avaient aussi parlé de Fumseck et Abelforth savait communiquer avec lui aussi, il expliqua que c’était un lien magique qui permettait cela, en effet Harry était lié magiquement à Fumseck fils qui était lié par le sang à Fumseck père qui était lui-même lié à Albus Dumbledore et enfin à Abelforth. Abelforth avait expliqué ainsi que Harry développerait rapidement ses pouvoirs non seulement en raison de sa conjugaison avec Fumseck, mais aussi car il était ainsi lié par la magie à Dumbledore. Harry ne comprenait pas très bien mais c’était de la vieille magie, il s’en rendrait compte lui-même selon Abelforth.

Vers minuit et demi, il rentra par le Portoloin et se retrouva bien dans la salle que leur avait aménagé Dumbledore. Le nuage de fumée était là et on voyait Ron et Hermione qui étaient en train de lire des livres.

Harry les rejoint rapidement, étonné qu’ils ne soient pas couchés. Mais ils étaient impatients de savoir ce dont ils avaient parlé. Harry leur raconta tout. Certes, ils n’avaient pas appris grand-chose mais le fait de connaître le frère de Dumbledore, le vieillard qui vivait isolé dans les Andes, avait comblé leur curiosité.

Ils réfléchirent encore sur les Horcruxes et Hermione annonça qu’elle chercherait dans les livres ici, elle en avait repéré des très intéressants qui parlaient de vieille magie et était visiblement décidée à ce que Harry s’entraîne beaucoup. Tout comme Abelforth Dumbledore, elle disait que les pouvoirs de Harry allaient augmenter rapidement et qu’il fallait en profiter. Fumseck était avec eux et semblait être en moins bonne forme qu’habituellement et Harry pensa qu’il devrait bientôt brûler pour renaître de ses cendres. Il avait néanmoins aidé Harry à s’entraîner encore ce soir. Hermione l’avait absolument voulu même s’il était déjà tard et qu’il y avait le lendemain matin les mariages.

Ils avaient pratiqué le sortilège du Serpent de Feu, que Harry maîtrisait maintenant parfaitement, sa flamme était aussi belle que celle qu’avait fait Dumbledore. Il savait également faire apparaître un bouclier d’argent qui devenait très efficace. Hermione avait voulu qu’il s’entraîne à ne plus prononcer les formules et il commençait lentement à y arriver. Les sortilèges qu’il faisait étaient certes moins puissants mais il sentait sa force monter à chaque entraînement.

Le bouclier de Harry était capable d’arrêter les flèches empoisonnées que lui envoyait Hermione, et Fumseck se tenait prêt à le guérir si jamais il était blessé. Mais cela ne se produisit pas fort heureusement.

Hermione s’était par ailleurs renseignée à propos du sortilège que Ron avait inventé, et nulle part elle n’en avait entendu parler, ce qui rendait Ron très fier de lui, peut-être son nom serait-il inscrit dans les livres et qu’il aurait enfin un peu de reconnaissance.

Bill qui avait été blessé par le loup-garou Fenrir Greyback avait très bien guéri de sa blessure. Il garderait certes des cicatrices que Mme Pomfresh n’avait pas pu lui enlever. Mais tous étaient rassurés car il n’avait pas les symptômes du loup-garou, en effet, une pleine lune était déjà passée et il ne s’était pas transformé au plus grand bonheur de tous.

Ainsi, tous trois se couchèrent en pensant qu’ils passeraient une bonne journée le lendemain.


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