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Chapitre 003 : Disputes à Privet Drive

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    Il donna la lettre à Hedwige visiblement contente d’avoir autant de travail ce jour.

Peu avant 14 heures, il vérifia que tout était en ordre. Il se prépara et descendit dans le salon. Les Dursley avaient, comme à chaque visite prévue d’un sorcier, protégé tout ce qu’ils pouvaient. Ainsi, tous les objets avaient été placés sous la table de la cuisine. Mais cette fois, ils n’avaient pas revêtu leur plus beau costume et avaient visiblement décidé d’ignorer ce qui allait se passer. Ils avaient transporté le canapé dans la cuisine et avaient prévu de se barricader. L’oncle Vernon était en train de visser des planches sur les fenêtres et avait renforcé les charnières de la porte. Harry en voyant ce déménagement s’imagina des gens qui barricadaient leur maison en prévision d’un cyclone mais il se retint de rire. Scrimgeour n’allait sûrement pas tarder à arriver.

A 14 h 10, Harry commençait à s’impatienter et il remarqua que la tante Pétunia lança un regard d’espoir sur l’horloge. Elle espérait que le Ministre serait en retard ou même qu’il ne viendrait pas.

Enfin, il entendit un bruit dans la cheminée et Scrimgeour apparut au milieu du salon. Il regarda avec curiosité les lieux avant de serrer la main à Harry.

- Bonjour, Harry, ça va ? demanda-t-il, l’air parfaitement ravi.

-    Ca peut aller, répondit Harry, faisant semblant d’être heureux de le voir. Soudain, la porte de la cuisine s’ouvrit et les trois Dursley se trouvèrent à plat ventre sur la moquette. Ils essayaient de voir par le trou de la serrure ce qui se passait et en s’appuyant sur la porte, elle s’était ouverte. Scrimgeour se retourna et les observa.

-    Bonjour ! vous devez être de la famille de Harry ? demanda Scrimgeour poliment. L’oncle Vernon rougit et se releva. Il gonfla sa poitrine d’un air menaçant.

-    Malheureusement, en effet, répondit-il avec dédain.

-    Vous voulez dire malheureusement pour lui je suppose. Vous avez l’air vraiment bizarre. C’est la première fois que je vois des moldus aussi bizarres ! s’étonna Scrimgeour. La tante Pétunia tira son mari par le bras et ils disparurent derrière la porte. On entendit un bruit de la clé dans la porte.

-    Ah, les moldus, ils croient que parce qu’ils s’enferment à clé, personne ne peut rentrer ! Enfin, ce n’est pas important ! On a d’autres choses à se dire aujourd’hui, n’est-ce pas ? Demanda-t-il, toujours aussi heureux.

-    Oui, en effet, répondit Harry. Je regrette tellement de ne pas avoir accepté avant ce que vous m’avez demandé. Quand je vois tout ce que fait le Ministère, je me dis que vraiment, vous méritez que je vous aide.

-    C’est vrai, mais c’est merveilleux, Harry ! s’exclama Scrimgeour. Tu as lu la Gazette ce matin ? Est-ce que nos mesures pour Poudlard te plaisent ?

-    Oui, je l’ai ai trouvées très bien. Et à propos de Stan Rocade ? demanda Harry avec un ton critique.

-    Oh, oui, nous nous sommes aperçu que c’était une erreur, nous l’avons relâché. Tu comprends, on l’a arrêté par mesure de précaution. Il vaut mieux ça que de laisser courir des Mangemorts en liberté, n’est-ce pas ? dit Scrimgeour, sur un ton compréhensif.

-    Bon, ce n’est pas grave, il vaut mieux cela.

-    Bien, puisque tu acceptes ma proposition, tu acceptes aussi de te faire interviewer par la Gazette du Sorcier, c’est cela ? Demanda Scrimgeour, avec excitation.

-    Bien sûr ! répondit Harry sans conviction.

-    Fantastique ! donc le reporter va arriver dans quelques minutes, se réjouit Scrimgeour. On peut s’asseoir en attendant ou boire quelque chose ? demanda-t-il en regardant autour de lui.

-    Bien sûr, par contre mon oncle et ma tante ont caché le canapé, je peux utiliser la Magie ? demanda Harry.

-    Bien sûr ! on va considérer que tu as déjà dix-sept ans, s’enthousiasma-t-il, apparemment heureux de voir Harry pratiquer la magie. Harry sortit sa baguette et il entendit Dudley gémir derrière la porte.

- Accio canapé ! Cria-t-il. On entendit un gros bruit de raclement et le canapé arriva dans le salon en défonçant la porte de la cuisine et en renversant les Dursley qui écoutaient encore derrière la porte. Voilà, dit Harry.

-    Merci, dit simplement Scrimgeour. Messieurs, dames, pourriez vous nous servir quelque chose à boire ? demanda-t-il poliment aux Dursley comme si il ne s’était rien passé. Comme personne ne lui répondit, il agita sa baguette et une Bièrraubeurre et un Whisky apparurent sur la table du salon. Bien sûr, si vous voulez boire quelque chose, faites comme chez vous ! dit Scrimgeour. L’oncle Vernon s’approcha d’un air menaçant et il le regarda avec curiosité. Oui ? demanda-t-il, vous voulez boire quelque chose, Whisky, thé, jus de citrouille ? proposa-t-il. L’oncle Vernon sembla sur le point d’exploser et ce moment vint.

-    COMMENT OSEZ-VOUS VOUS PERMETTRE DE VOUS INVITER COMME CA …

-    Je ne …

-    A CAUSE DE CE PETIT IMBECILE !

-    SILENCIO ! cria Scrimgeour et l’oncle Vernon continua de crier mais aucun son ne sortit de sa bouche. Lorsqu’il s’en rendit compte, il resta paralysé pendant quelques secondes et se rua sur Scrimgeour pour le frapper. La tante Pétunia poussa un hurlement et Scrimgeour cria : PETRIFICUS TOTALUS ! L’oncle Vernon devint blanc et raide comme une statue avant de tomber sur le tapis. La tante Pétunia se précipita sur lui en criant et elle se mit à le secouer pour le réanimer.

-    Tout va bien, calmez vous ! Scrimgeour rassura la Tante Pétunia mais elle ne l’écoutait pas et continuait à secouer frénétiquement l’oncle Vernon et Dudley pleurnichait en tremblant et essayait de tirer le corps de son père pour retourner se cacher dans la cuisine.

- Finite Incantatem ! Dit Scrimgeour calmement, sa baguette pointée sur l’oncle Vernon. Celui-ci se releva et la tante Pétunia s’évanouit, soulagée. L’oncle Vernon regarda avec colère Harry et Scrimgeour. Il semblait sur le point d’exploser mais Scrimgeour lui fit Schh ! pour lui rappeler le sortilège de mutisme. Il tira la tante Pétunia et l’emporta avec lui dans la cuisine. Ils refermèrent la porte mais elle retomba car les charnières étaient cassées. Scrimgeour se retourna vers Harry en souriant.

-    C’est seulement la première fois que tu leur jettes un sort ? demanda-t-il.

-    Oui, en fait Fudge m’a déjà accusé de l’avoir fait avant mais c’était en fait un elfe de maison, répondit Harry. C’est pour ça que j’ai eu un avertissement et aujourd’hui, au bout de seize ans, j’ai pas réussi à me retenir.

-    Ah oui c’est vrai que tu lui a jeté un sort ce matin. Je me demande comment tu as fait pour te retenir jusqu’à aujourd’hui. Ca doit être horrible de vivre avec eux ! constata Scrimgeour, surpris parce que Harry avait attendu autant de temps pour leur lancer un sort.

-    Alors ce n’est pas grave ? demanda Harry.

-    Bien sûr que non ! j’annulerai les poursuites. N’importe qui aurait fait pareil à ta place ! s’exclama Scrimgeour. Au fait tu leur a fait quoi exactement ?

-    Oh, presque rien, juste un peu peur, répondit-il. C’est vrai que je suis majeur à la fin du mois et j’ai dû oublier que je ne l’étais pas encore. Mais je suis content que vous me compreniez.

-    Oui, au fait j’avais oublié, mais Dumbledore m’avait demandé peu avant d’être assassiné de te faire passer les tests de Transplanage. Tu aurais bientôt dû être contacté. Mais McGonagall t’y amènera pendant la semaine où tu es à Poudlard.

-    C’est vrai ! Harry fit semblant d’être surpris, mais c’est fantastique !

-    Tu verras, il y a plein de nouveautés à l’école. Et le Ministère voudrait bien ton avis. J’y serai beaucoup pendant la semaine. McGonagall à l’air d’être une bonne directrice. Et en même temps tu pourras te renseigner pour être Auror au Ministère. La fameuse Porte à Transplaner devrait être installée dans les jours qui viennent.

-    Génial, s’exclama Harry. Ca a l’air bien mais normalement, il n’y a que le Ministre et la Directrice qui peuvent l’utiliser ?

-    Oui, c’est ce qu’il y avait marqué dans l’article, mais les Aurors et les membres de l’Ordre du Phénix peuvent passer librement aussi. McGonagall m’a dit que tu allais diriger l’Ordre du Phénix maintenant. C’est très bien. N’hésite pas à demander de l’aide au Ministère. J’ai décidé de te laisser beaucoup de liberté. Il faudrait juste que tout ce que tu fais reste secret comme ça les gens croiront qu’il n’y a que le Ministère qui résout les problèmes avec ton aide. C’est mieux pour eux que de croire que d’autres personnes font ce que le Ministère devrait faire, tu comprends ?

-    Bien sûr, je comprends. De toutes façons, je ne sais pas pourquoi, il me semblait qu’on me proposerait de devenir le chef de l’Ordre du Phénix, mentit Harry. Tout ce que fait l’Ordre du Phénix restera secret, bien sûr. Et, à propos de l’interview de la Gazette du Sorcier, quand est-ce que ça se fera ? demanda Harry.

-    Oh ! mais tout de suite, s’enthousiasma Scrimgeour. Le reporter va arriver. Il y a une journaliste qui tenait absolument à venir. Je ne sais pas si tu la connais mais c’est Rita Sketter. Je l’ai trouvée suspecte donc je vais surveiller ce qu’elle écrira. En plus, elle est venue fourrer son nez au Ministère et à Azkaban hier soir et elle a l’air de vouloir dénoncer la moindre chose qui ne va pas. Si elle est si mauvaise que ça, je ferai venir un autre journaliste.

-    Ah oui peut-être qu’il vaut mieux, en fait je la connais un peu et …

-    Bien sûr, je me souviens, c’est elle qui te critiquait tout le temps dans la Gazette il y a quelques années. Bon, on verra quand elle sera là.

-    Ouais. Et à propos de ce qui s’est passé hier, est-ce que vous en savez plus. Voldemort voulait vraiment se venger de Malefoy ? demanda Harry.

-    En effet, il semble qu’il ait voulu se venger mais nous n’avons pas vraiment compris. Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom s’est rendu compte que les deux Malefoy ne lui servaient à rien et donc il a voulu s’en débarrasser. A vrai dire, c’est pas une grosse perte. Il n’a plus qu’à attraper le fils et ça fera deux Mangemorts de moins. Harry, pendant un instant sembla sur le point de lui dire qu’il fallait sauver Drago Malefoy mais il renonça car il pensait que Scrimgeour soit comprendrait et lui poserait plein de questions soit le prendrait pour un Mangemort. A la place il lui posa une autre question :

-    Pourquoi n’appelez-vous pas Voldemort par son nom ?

-    Eh bien par habitude. En fait ce n’est pas la peur comme les gens. Mais à force de les entendre râler quand on dit Voldemort, j’ai préféré l’appeler comme les gens l’appellent, tu comprends ? demanda Scrimgeour.

-    Bien sûr mais vous devriez quand même l’appeler par son nom pour montrer l’exemple aux gens. Ca montrerait que leur Ministre est quelqu’un de fort et qui n’en a pas peur. Finalement, Harry pensait qu’il n’était pas si stupide que ça. En f ait, il ne faisait plus semblant d’apprécier Scrimgeour comme quand il était arrivé mais il commençait vraiment à l’apprécier. Il pensait qu’il était tout de même un bon Ministre, et le fait que d’entendre le nom de Voldemort ne le dérangeait pas n’y était pas pour rien.

-    Tu as raison, répondit Scrimgeour après un instant de réflexion. C’était une habitude bête. Tu m’as donné une excellente idée. Maintenant, je vais demander à tous les gens du Ministère de l’appeler par son nom et je ferai passer un article dans la Gazette de demain. Merci Harry ! Vraiment, tu sais que si tu travaillais au Ministère, cela donnerait beaucoup de confiance aux gens ! s’enthousiasma Scrimgeour.

-    Mais c’est ce que je veux faire, je voudrai être Auror ! se réjouit Harry. Je veux arriver à me débarrasser des Mangemorts et de Voldemort !

-    Mais avec le talent que tu as, tu serais un excellent Auror. Dolores Ombrage m’a raconté ce que tu avais fait pendant ton examen de Défense Contre les Forces du Mal. Ce devait être impressionnant, un Patronus, tu t’imagines !

-    Oui, je m’imagine. Mais elle ne m’a pas aidé, se plaignit Harry.

-    Oui, je sais, mais elle regrette et elle va te présenter ses excuses si tu la vois. Elle travaille au Bureau des Métiers maintenant et elle te renseignera sur le métier d’Auror. Gawain Robards m’a succédé, c’est lui qui dirige le Bureau des Aurors et si il n’a pas trop de travail, tu pourras le rencontrer. Mais depuis que nous avons créé le Département de la Lutte Contre la Magie Noire, il y a pas mal de nouveaux métiers et nous recrutons. Je suis sûr que tu préfèrerais encore travailler à ce Département. Il y a un nouveau poste à la Brigade d’Enquêtes et d’Interpellation des Mages Noirs. En fait, il participent aux enquêtes sur le terrain et font de grandes missions de capture des Mangemorts. Actuellement, nous en avons recruté quatre anciens Aurors car cela nécessite une formation très stricte. Petit à petit, les anciens Aurors qui travaillent maintenant à la Lutte Contre la Magie Noire sont remplacés. Mais je doute que tu préfères le métier d’Auror car il n’y a que de l’action. Tandis que la Brigade d’Enquêtes fait des missions beaucoup plus spécialisées et participe à l’organisation des grandes captures de Mangemorts. Pour l’instant, ils cherchent à capturer Severus Rogue. Mais ils ne sont pas encore bien organisés. Cela ne fait que quatre jours que ce Département a été créé. Mais il y a aussi plein d’autres métiers qui peuvent t’intéresser. Tu pourras visiter le Département des Métiers, des Formations et des Etudes que nous avons créé récemment aussi. Il y a une grande salle avec des conseillers et de la documentation. Tu pourras y aller pendant ta semaine à Poudlard.

-    C’est vrai que ce métier a l’air bien. En tous cas ce nouveau Département a l’air vraiment intéressant. C’est là que travaille Kingsley Schacklebot ?

-    Ouais.

- J’essaierai de venir voir. Mes amis pourront aussi venir par la Porte à Transplaner ?

-    Bien sûr, ils sont les bienvenus ! s’exclama Scrimgeour, content que le Ministère puisse attirer du monde. Cette salle des Conseils d’Orientation est faite pour les jeunes. Nous avons mis à disposition six Conseillers sous les ordres de Dolorès Ombrage.

-    J’ai pas beaucoup lu la Gazette mais vous avez fait beaucoup d’autres choses pendant la semaine ? Demanda Harry.

-    Oui, en fait, ce que tu connais fait partie d’une grande série de mesures spéciales. Nous avons créé plusieurs nouveaux Départements et nous avons dû agrandir les locaux. Près de deux mille personnes travaillent au Ministère maintenant contre sept cent avant. A part le Département de la Lutte Contre la Magie Noire et le Département des Métiers, des Formations et des Etudes, nous avons mis en place le Département des Sécurités Magiques qui travaille à inventer des sécurités pour protéger les gens chez eux, le Département des Loisirs en Clubs et de la Culture, c’est-à-dire que des clubs ont été créés pour permettre aux gens de se divertir un peu en sécurité, c’est ce Département qui financera les Clubs de Poudlard à la rentrée. Nous avons aussi réorganisé le Département des Transports Magiques pour permettre aux gens de se déplacer en sécurité. Ils vont installer des Portes à Transplaner un peu partout pour relier les lieux magiques les plus importants. Les sorciers doivent être en communication, c’est très important. Et puis nous avons créé le Département du Commerce Magique qui permet de s’assurer que le commerce fonctionne bien et que les échanges avec les sorciers des autres communautés magiques se passent bien. Il permet de subventionner certains commerçants qui vendent des objets utiles notamment en matière de sécurité. Il permet aussi d’aider certains chercheurs ou inventeurs à commercialiser des produits qui pourraient être utiles.

-    Avec tout ce travail, le Ministère doit être occupé alors, constata Harry. C’est vrai qu’il serait utile que j’aide un peu. Qu’est-ce que vous voulez que je fasse ?

-    Oh pas grand chose, Harry. Concentre toi encore sur tes études. Il faudrait juste que tu rassures les gens. Seulement leur dire qu’ils doivent garder espoir et que le Ministère fait tout son possible pour capturer Celui-Dont-On-Ne-euh… Voldemort.

-    Il n’y a pas de problème mais je viendrai vous voir au Ministère si vous avez besoin de moi, proposa Harry.

-    D’accord pas de problème, tu es le bienvenu, tu sais ! s’exclama Scrimgeour.

A cet instant, on entendit un gros bruit de raclement dans la cheminée. Harry se retourna et vit avec horreur que l’oncle Vernon avait poussé une grosse armoire devant la cheminée et qu’il s’apprêtait à y amener la table. Quelqu’un était dans la cheminée et poussait contre le mur. On entendit des gens qui parlaient mais les bruits étaient étouffés. La tante Pétunia se précipita pour aider l’oncle Vernon à pousser la table et ils la bloquèrent finalement devant la cheminée. Harry se leva et les Dursley sursautèrent. Dans la cheminée, on entendait encore plusieurs personnes parler.

- Les journalistes doivent arriver par la cheminée ? demanda Harry à Scrimgeour.

- Non, ils devaient transplaner, répondit-il simplement.

-    Mais alors ? Il vaut mieux se méfier, sortons notre baguette ! chuchota Harry à Scrimgeour. Les Dursley semblèrent craindre ces chuchotements. Vous devriez vous pousser de devant la cheminée ! leur cria Harry. Ils attendirent quelques secondes. Les Dursley jetaient des regards terrifiés vers la cheminée qui tremblait à présent. Puis une voix que Harry connaissait se fit entendre.

-    Harry ! eh ! Harry ! Il reconnu tout de suite Ron, apparemment, il devait y avoir toute la famille Weasley dans la cheminée.

-    Eh Ron ! Vas-y tu peux défoncer le mur ! lui cria Harry. L’oncle Vernon manifesta son mécontentement par un gros toussotement, mais personne n’y fit attention. Soudain, on entendit un gros craquement et une main sortit d’un côté de l’armoire qui venait de se briser.

-    Harry, c’est nous, Ron et tout le monde ! cria encore Ron. La tante Pétunia poussa un cri très aigu lorsqu’elle se rendit compte qu’une main sortait de l’armoire.

-    Que se passe-t-il, Harry ? demanda la voix de Mr Weasley.

-    Attendez, je débloque la cheminée lui répondit Harry qui essayait de tirer l’armoire. Vous pouvez m’aider à pousser ?

D’accord ! répondirent les jumeaux Weasley. Pendant un instant, on n’entendit plus rien. Les Dursley étaient toujours aussi angoissés. Ils étaient toujours appuyés contre le mur qui faisait face à la cheminée. Dudley se cachait même les yeux. Enfin, une énorme explosion se produisit et l’armoire vola à travers la pièce. Toute la vaisselle qu’elle contenait se fracassa contre les murs. Et le mur de la cuisine qui était le plus proche de la cheminée se fendit et s’effondra en projetant de la poussière dans tous le rez-de-chaussée. Les Dursley se retrouvèrent couverts de poussière, de suie et de plâtre. En fait, on ne les voyait presque pas, ils se fondaient complètement dans le mur qui avait pris une couleur grisâtre. Harry et Scrimgeour qui ne se trouvaient par chance plus en face de la cheminée, n’avaient reçu qu’un peu de poussière. Ils s’avancèrent pour voir les invités surprise. Une dizaine de personnes se trouvaient dans la cheminée mais on ne voyait pas bien celles qui étaient au fond. Devant, il y avait Fred et George qui avaient l’air très coupable, ils s’attendaient apparemment à ce que Mrs Weasley explose de fureur. Harry devina alors que c’étaient eux qui avaient provoqué l’explosion. A côté, il y avait Ron, qui avait l’air de s’attendre à une autre explosion et Hermione qui avait une main sur la bouche et jetait des regards outrés à Fred et George. Bill était juste derrière Fred et George et il semblait sur le point d’éclater de rire. A côté, Harry distingua des cheveux blonds d’une brillance extraordinaire malgré la poussière et devina que Fleur était derrière. Ginny était de l’autre côté de Bill, elle aussi semblait sur le point de rire. Mr Weasley était à côté de Ginny et apparemment il ne savait pas trop comment réagir. Trois personnes étaient derrière mais on ne voyait que leur ombre.

Petit à petit, ils commencèrent tous à bouger. Fred et George sortirent de la cheminée et regardèrent la pièce dévastée. Ils éclatèrent de rire et chacun leur tour ils serrèrent la main à Harry. Finalement Harry éclata lui aussi de rire. Scrimgeour s’avança à son tour devant la cheminée et lorsqu’il vit qui était dans la cheminée, il s’écria :

- Arthur ! comment vas-tu ?

- Ca va, répondit-il. Il poussa tous ceux qui étaient devant et sortit maladroitement. Son visage était rouge si bien qu’on ne voyait plus ses taches de rousseur. Il s’approcha de Scrimgeour en s’époussetant. Bonjour, Monsieur le Ministre, désolé d’être dans cet état, dit-il honteusement.

- Arthur, je t’ai déjà dit de m’appeler par mon prénom, et puis tu sais, je suis au moins autant poussiéreux que toi ! s’exclama Scrimgeour.

- Oui, c’est vrai, admit-il. Il se retourna vers Harry. Je suis vraiment désolé, Harry, mais Fred et …

- Ce n’est rien, répondit Harry, ça leur faisait juste plaisir de tout dévaster, il vaut mieux s’amuser un peu ces temps-ci ! Un cadre tomba et se brisa par terre et l’oncle Vernon émit un toussotement. Tous se retournèrent et regardèrent avec étonnement les trois Dursley.

- Qu’est-ce qui leur arrive ? demanda Fred.

- IL NOUS ARRIVE QUE VOUS VENEZ DE FAIRE EXPLOSER NOTRE CHEMINEE ! cria l’oncle Vernon, essoufflé de colère. Il s’avança mais s’arrêta rapidement lorsqu’il se rendit compte qu’il était entouré d’une douzaine de sorciers.

- Enfin, vous pourriez vous excuser quand même ! dit Mr Weasley qui avait un ton de reproche. Il était maintenant beaucoup plus détendu. Harry savait qu’il défendait avec beaucoup de fermeté les moldus. Il s’avanca vers l’oncle Vernon. Bonjour, je suis vraiment désolé, nous allons vous aider à réparer.

L’oncle Vernon ne lui répondit pas mais se contenta de le fixer avec colère. On voyait que la tentation de le frapper était énorme, mais l’effort qu’il faisait pour se retenir était lui aussi important et on voyait qu’il prenait toute sa concentration. Harry remarqua que l’oncle Vernon n’était pas seulement énervé comme d’habitude. On voyait son épuisement face à la situation.

Mr Weasley parut pris au dépourvu par l’absence de réponse de l’oncle Vernon. Il regarda les autres, cherchant du soutien. Mais il était le seul à penser qu’il pourrait parler normalement avec lui, certainement à cause de son admiration pour les moldus.

- Euh, tenta-t-il à nouveau. Vous vous souvenez, je suis Arthur Weasley. Nous nous sommes déjà rencontrés, nous étions venus chercher Harry.

La dernière fois que les Weasley étaient venus à Privet Drive, ils avaient dévasté le salon presque autant qu’il l’était à ce moment. Et en plus, Fred et George avaient fait manger à Dudley une Praline Longue Langue et sa langue avait enflé jusqu’à une taille d’environ un mètre. L’oncle Vernon se souvenait évidemment de cette dernière visite. Il s’en souvenait même très bien puisque apparemment, il avait compris qu’il était stupide de revêtir son plus beau costume puisque cela n’impressionnerait en rien les visiteurs et que en plus, il serait bon à jeter à la poubelle.

Il semblait que Mr Weasley aurait voulu disparaître par la cheminée aussi rapidement qu’il était arrivé. Il ne savait plus du tout comment réagir. Il était tellement rouge que les jumeaux étaient pris d’un fou rire incontrôlable et Harry se retenait vraiment de rire. A côté de Harry, Scrimgeour avait l’air amusé, seule Hermione gardait un air sévère et Harry s’imagina un instant McGonagall. Elle semblait soutenir Mr Weasley dans sa tentative de communication avec les Dursley. Ces derniers étaient toujours autant paralysés de terreur et de colère.

Pendant un temps d’attente pendant lequel Mr Weasley hésita à abandonner sa tentative de discuter avec l’oncle Vernon, Harry remarqua que Lupin, Tonks et Charlie étaient là aussi. Ce devaient être eux qu’il n’avait pas réussi à distinguer au fond de la cheminée. Mais Mrs Weasley n’était pas là et Harry pensait que c’était préférable pour le moment car Fred et George auraient passé un très mauvais quart d’heure.

Finalement, Mr Weasley s’éloigna lentement des Dursley, visiblement déçu de ne pas avoir pu discuter de prises ou du poste de télévision avec eux.

Enfin, tout le monde se dit bonjour. Harry fut ravi de constater que Tonks et Lupin avaient l’air très heureux ensemble. D’ailleurs, cela se voyait aux cheveux de Tonks qui avaient repris leur couleur rose vif et son visage qui semblait parfaitement joyeux.

En revanche, Ginny ne semblait plus s’amuser comme lorsque la cheminée explosa. Elle se força un sourire envers Harry. Et il comprit, mais il ne parlerait avec elle que lorsqu’ils seraient tous les deux tous seuls. Harry avait voulu arrêter de sortir avec elle à cause du danger qu’elle encourrait à cause de Voldemort.

Cela le rendit un moment triste mais il retrouva sa joie lorsqu’il commença à discuter avec Ron et Hermione. Ginny restait à côté d’eux sans trop parler. Tonks, Lupin, Bill et Fleur discutaient entre eux. Arthur Weasley discutait avec le Ministre. Fred et George observaient Dudley en le pointant du doigt et en riant. Cela semblait agacer sérieusement l’oncle Vernon mais personne d’autre n’avait remarqué. Harry se lança donc dans une conversation avec Ron et Hermione. En fait, personne ne semblait tenir compte que Harry ignorait le motif de cette visite, et lui-même aussi l’oubliait.

- Alors Harry, comment vas-tu ? Nous t’attendons avec impatience à la maison ! … s’exclama Ron.

- Oui Harry, nous mourrions d’envie de te voir ! coupa Hermione.

- Moi aussi, répondit Harry, j’ai tellement de choses à vous raconter.

- Alors c’était vrai ! se réjouit Hermione.

- C’est à propos de Tu-Sais-Qui ? demanda Ron

- Chut ! murmura Harry, c’est très important, je vous le dirais après. Ron brûlait visiblement d’envie de savoir mais Hermione redevint plus calme.

- On verra après, d’accord, conclut Hermione. Oh, Harry ! nous nous sommes inquiétés, nous avions peur que … euh … tu, tu fasses des choses sans nous le dire. Reste prudent, surtout.

- Ne t’inquiète pas, tout va bien …

- Oh non ! coupa Hermione. Elle avait décroché de la conversation et observait Fred et George qui chuchotaient en riant et en pointant du doigt les Dursley. Personne ne semblait en revanche les avoir remarqués à part les Dursley eux-mêmes qui glissaient lentement vers la cuisine. Personne non plus ne semblait se gêner de s’être invité chez les Dursley tout en ayant dévasté le salon.

Harry vit George fouiller dans sa poche et Hermione lui lança un regard outré pour le faire réagir mais il n’en n’eut pas le temps.

Le mur contre lequel étaient appuyés les Dursley bascula dans la pièce de derrière qui était la salle de bain. On entendit un énorme bruit de fracas et le mur se brisa contre la baignoire. Un énorme jet d’eau jaillit alors du sol, arrosant le plafond et renversant les Dursley. Tout le monde se retourna interrompant les conversations et regarda les Dursley qui étaient trempés et qui se relevaient avec difficulté.

Tout aussi soudainement, un autre pan de mur se renversa détournant le jet vers Harry et tous les invités. Tout le monde fut trempé jusqu’à ce que Lupin ait la bonne idée d’aller pousser le morceau de mur de manière à ce que les Dursley soit à nouveau arrosés mais plus eux-mêmes.

Fred et George éclatèrent de rire et Mr Weasley se retourna vers eux d’un air accusateur. Mais Harry ne lui laissa pas le temps de parler.

- Non, ce ne sont pas eux, Mr Weasley, c’est juste le mur qui s’est décroché !

- Ah ! si tu le dis , répondit-il, content de ne pas devoir punir ses jumeaux.

A cet instant, on entendit un autre bruit dans la cheminée, ou plutôt dans ce qui en restait, et finalement, Mrs Weasley apparut au milieu du salon. Mr Weasley fit une horrible grimace montrant qu’il aurait bien voulu éviter des explications avec sa femme. En effet, Mrs Weasley, après avoir constaté les dégâts, lança un regard interrogateur à son mari. Mais celui-ci se contentait de sourire bêtement. Il lui répondit enfin, voyant que personne ne venait à son secours.

- Eh bien, la cheminée a explosé !

- Explosé ?

- Oui et …

- Et cette eau ? demanda-t-elle sur le point d’exploser de fureur comme si c’était son propre rez-de-chaussée qui avait été dévasté.

- Et une canilasation euh …

- Une canalisation, souffla Harry

- … ah euh une canalisation a explosé aussi.

- Et comment a-t-elle explosé ? demanda Mrs Weasley, voulant savoir précisément sur qui déchaîner sa colère.

- Eh bien, il y avait quelque chose qui bloquait et …

- ET ?

- La cheminée était un peu fragile et donc le mur a craqué quand tout le monde s’est retrouvé coincé dedans, dit Harry, essayant de la calmer pour sauver Mr Weasley et les jumeaux.

- Harry, mon chéri, ce n’est pas de ta faute mais tu sais tu peux me dire vraiment ce qui s’est passé, c’est quand même ton salon, dit Mrs Weasley avec une soudaine douceur, essayant de le convaincre d’avouer.

- Mais ce n’est rien, ça se répare, répondit-il simplement. L’oncle Vernon toussota.

- C’est eux ! dit Dudley fébrilement en pointant Fred et George du doigt. Mrs Weasley regarda successivement Dudley puis son doigt et enfin Fred et George qui avaient l’air de deux voleurs pris la main dans le sac. Pendant une seconde, on vit la colère monter sur son visage et elle prit une grande inspiration.

- COMMENT OSEZ-VOUS ! BANDE DE CRETINS, VOUS ETES VRAIMENT BONS A RIEN ! cria-t-elle. Elle se retourna vers son mari. ET TOI, TU NE POUVAIS PAS LES EMPECHER ? JE T’AVAIS DIT DE NE PAS LES FAIRE VENIR ! TU NE TE SOUVIENS PAS DE LA DERNIERE FOIS CE QUI S’EST PASSE ! Les Dursley étaient partagés entre la joie de voir les jumeaux et Mr Weasley se faire crier dessus par Mrs Weasley et la crainte que les voisins soient alertés. Tous les invités avaient les mains sur les oreilles à cause de la puissance de ses cris. Elle se retourna encore vers les jumeaux. VOUS DEUX, VOUS RENTREZ A LA MAISON ! ET TOUT DE SUITE ! ET VOUS FERIEZ MIEUX DE VOUS TENIR A CARREAU EN ATTENDANT MON RETOUR, ESPECES D’IMBECILES ! DEPECHEZ-VOUS !

- Mrs Weasley, je vous dis que ce n’est pas grave, on pourra réparer, ils ne savaient pas que la cheminée était bouchée, tenta Harry, craignant la réaction de Mrs Weasley, même si celle-ci l’avait toujours chouchouté.

- Oui mais Harry, ils n’arrêtent jamais ! on dirait deux enfants ! se plaignit-elle.

- Mais ce n’est pas grave, ils voulaient s’amuser, et puis ça me fait plaisir de vous voir tous ! dit Harry, essayant toujours de calmer Mrs Weasley.

- D’accord ! mais à la moindre chose de travers, vous rentrez à la maison, OK ? annonça-t-elle d’un air sévère. Fred et George acquiescèrent lentement. Puis Mrs Weasley regarda les personnes présentes. Dans son dos, les jumeaux lançaient des regards noirs à Dudley. Elle fut étonnée de voir Scrimgeour mais ne posa pas de question et elle se précipita pour voir Harry. Oh Harry ! comment vas-tu, tu es déjà si maigre. Mais tu n’as donc pas mangé ?

- En fait, je n’avais pas très faim … et puis, les Dursley ne m’ont pas vraiment beaucoup nourri, dit Harry.

- Comment donc ? Tu n’as pas mangé, mais Harry, vivement que tu reprennes un bon repas.

- Oui.

- Pourquoi ton oncle et ta tante ont-ils l’air si bizarre ? demanda Mrs Weasley. Ah ! mais oui, non ne nous sommes pas excusés pour le dérangement ! les pauvres ! tu te rends compte, ils sont moldus, nous devons les aider à réparer.

- Oh ce n’est pas la peine, ça les occupera … dit Harry.

- Oui mais quand même ! Elle se dirigea vers les Dursley qui avaient presque atteint le haut de l’escalier et qui avaient réussi à ne pas tomber puisque la moitié de l’escalier s’était fracassée lors de l’explosion. Bonjour, je suis vraiment désolée pour le dérangement, je suppose que vous préfériez votre ancien salon. Elle ne tint absolument pas compte de l’absence de réponse des Dursley : l’oncle Vernon la regardait avec un air complètement ahuri. En revanche, la tante Pétunia et Dudley étaient terrifiés et étaient montés sur la marche supérieure. Elle continua donc à leur parler comme si elle parlait à un mur : je suis Molly Weasley, et encore une fois je suis désolée mais mon époux et mes enfants sont absolument sans gêne. Oui, j’ai pourtant essayé d’élever mes enfants correctement mais c’est difficile, vous savez ! L’oncle Vernon continuait de la fixer stupidement. Mais si vous souhaitez, nous allons réparer votre salon, proposa-t-elle.

- Ce n’est pas la peine, nous … nous allons déménager, annonça-t-il fièrement. La tante Pétunia le regarda d’un air abasourdi.

- Ah bon, je ne le savais pas, vous irez où ? demanda-t-elle.

- Eh bien, en fait, ça ne vous regarde pas ! répondit-il. Mrs Weasley fit semblant de ne pas avoir entendu sa réponse.

- Euh donc, ce n’est pas la peine de déménager, comme je vous le disais, nous allons vous aider. Tenez, l’escalier, attention ! elle sortit sa baguette et cria reparo ! Les Dursley qui n’avaient pas eu le temps de se pousser gardèrent bêtement les mains sur la tête pour se protéger. L’escalier se répara en partie mais Lupin vint aider.

- Ah, vous faites des réparations, laissez moi, nous allons réparer ça mieux, dit-il. Il agita sa baguette et un immense escalier au moins deux fois plus large que l’autre avec des marches en marbre et une superbe rampe en or remplaça l’ancien qui était en bois avec des marches qui grinçaient. La tante Pétunia avait encore mis par réflexe les mains sur la tête. Mais lorsqu’elle rouvrit les yeux, elle poussa une exclamation :

- Waouh ! et elle se jeta sur la rampe pour l’examiner attentivement. Elle se tourna vers l’oncle Vernon. Mais non, ne déménageons pas. Si ils peuvent tout réparer, n’est-ce pas ? demanda-t-elle à Lupin, oubliant totalement sa crainte.

- Euh oui, bien sûr, répondit-il, surpris par ce changement brutal. D’ailleurs, il n’était pas le seul. Mrs Weasley était un peu déçue de ne pas avoir réussi à réparer complètement l’escalier, mais elle était contente que le tante Pétunia accepte de l’aide, comme cela, elle pourrait peut-être essayer de les impressionner. L’oncle Vernon était le plus surpris de cette soudaine collaboration de sa femme avec des sorciers et il émit un grognement pour montrer qu’il n’était pas content. La tante Pétunia s’approcha de lui et lui murmura quelque chose à l’oreille.

- MAIS, TU ES COMPLETEMENT GIVREE ! hurla-t-il. TU VEUX QU’ILS NOUS FASSENT NOTRE SALON SIMPLEMENT POUR IMPRESSIONER LES VOISINS ! DES SORCIERS ! FINALEMENT TU ES COMME TA SŒUR, UNE SORCIERE ! UNE SORCIERE ! hurla-t-il. Mais il fut interrompu par un frappement contre la porte. Il resta figé. Il s’attendait à ce qu’un sorcier vienne encore par la cheminée et pas par la porte. Il était donc persuadé que c’était un non sorcier qui venait. Il attendit alors en espérant que tous ne fassent pas un bruit. On frappa encore deux fois.

- Voyons vous devriez faire entrer ces gens ! dit Fleur. Elle se dirigea vers la porte et l’ouvrit. L’oncle Vernon voulant limiter les dégâts courut aussi vite qu’il le pouvait vers la porte et poussa Fleur qui eut une exclamation de dédain.

- Bonjour, ah ! Mrs Polkiss ! Euh … balbutia l’oncle Vernon, tout essoufflé, en essayant de cacher ce qui se passait derrière lui ce qui n’était pas difficile à cause de sa taille.

- Eh bien j’ai entendu plusieurs gros bruits et des cris, alors je me suis inquiétée, vous comprenez. Mais je vois que vous avez des invités, c’est cela, dit-elle en essayant d’observer ce qui se passait derrière en regardant par-dessus l’épaule de l’oncle Vernon. Dans le quartier, il était d’usage d’espionner ses voisins et d’essayer de les impressionner ou de les faire passer pour des gens pas normaux. En fait Mrs Polkiss ressemblait beaucoup à la tante Pétunia lorsqu’elle essayait de regarder par-dessus la haie en étirant son long cou.

- Euh non, pas du tout ! répondit-il, mal-à-l’aise.

- Ah bon et qui était cette jeune fille ?

- Elle euh, elle, elle nous livrait des pizzas, dit-il en rougissant.

- Des pizzas ! c’est drôle, je ne vois pas comment elle a pu venir ici.

- Ah euh, eh bien, elle est certainement venue à pieds, n’est-ce pas ? dit-il sans attendre de réponse en s’adressant aveuglement à l’intérieur de la pièce.

- Non, je suis venue par la cheminée, voyons ! s’exclama Fleur derrière lui.

- Ah, je vois, par la cheminée, c’est cela ? dit Mrs Polkiss. Harry ne pouvait s’empêcher de penser à Ombrage essayant de lui tirer des informations.

- A vrai dire, nous faisons cuire les pizzas dans la cheminée : vous voyez, le feu de bois, il n’y a rien de mieux pour la cuisson ! aha ! dit-il en essayant de faire rire la voisine.

- Pourtant, il semble que vous n’utilisiez pas souvent votre cheminée. Je ne vois jamais de fumée en sortir ! dit-elle avec une voix presque cruelle qui montrait qu’elle ne voulait pas rire et que les plaisanteries de l’oncle Vernon était inutiles. On voyait que l’oncle Vernon était très embarrassé et qu’il avait du mal à inventer des histoires pour lui cacher qu’une dizaine de sorciers se trouvait chez lui.

- Mais nous ne l’utilisons jamais parce que, euh, elle est condamnée ! s’exclama-t-il. N’arrivant pas à dissimuler le fait qu’il était content d’avoir trouvé quelque chose à répondre. Mais Mrs Polkiss prit un air très bizarre qui révélait qu’elle ne croyait pas une seconde ce qu’il racontait.

- Elle est condamnée ! c’est bizarre. Je croyais que vous l’utilisiez pour faire cuire vos pizzas ?

- Oui, c’est cela, mais nous avons deux cheminées, en fait. Une pour nous chauffer et qui est condamnée et l’autre que l’on utilise uniquement pour faire des pizzas, dit-il en essayant de ne pas lui laisser trouver quelque chose à critiquer. La voisine se recula et regarda sur le toit.

- Pourtant, je ne vois qu’une seule cheminée, et il n’y a pas de fumée qui en sort. Je pensais que le feu devait être prêt pour le moment où les pizzas seraient livrées.

- Euh, bien sûr puisque l’autre cheminée se trouve euh (l’oncle Vernon réfléchit à un endroit où elle ne pourrait pas regarder) dans le coin de la maison, celui qui est là-bas ! (il lui fit un signe qui voulait dire de l’autre côté de la maison).

- Si je me souviens bien, il y a une chambre dans ce coin. Vous faites cuire vos pizzas dans votre chambre ? demanda-t-elle.

- Non, non, la chambre n’y est plus, nous avons fait des, des travaux ! s’exclama-t-il, visiblement irrité par cet interrogatoire.

- Des travaux ! s’enthousiasma Mrs Polkiss. Vous avez dû les faire silencieusement, nous n’avons rien remarqué ! et il y a quoi à la place de la chambre ?

- Ce sont des travaux d’intérieur ! et nous avons utilisé des perceuses silencieuses, figurez-vous ! Nous avons déplacé la cuisine là-bas.

- Une perceuse ! s’écria Mr Weasley derrière l’oncle Vernon. Vous savez que j’en ai une ! et je fais même une collection de vis ! Il montra sa tête par-dessus l’épaule de l’oncle Vernon qui se fit grand pour la cacher. Tout le monde explosa de rire face à la situation. L’oncle Vernon rougit et Mrs Polkiss eut une expression très bizarre.

- Vous aviez donc des invités, c’est cela ? Pour revenir à votre cuisine, il semblerait que la pièce que l’on voit derrière cette fenêtre soit aussi une cuisine ! dit la voisine. L’oncle Vernon paraissait sur le point d’exploser mais il se retenait.

- Eh bien, il se trouve que nous avons aussi deux cuisines ! c’est très pratique pour faire plus vite à manger !

- Pas pour les pizzas puisque vous n’utilisez qu’une seule cheminée ! Soudain, on entendit une explosion derrière et l’oncle Vernon fit tout son possible pour empêcher la voisine de voir. Qu’est-ce donc ? demanda-t-elle avec curiosité.

- C’est le chat qui vient de faire tomber la télé ! Il l’a déjà fait peu avant que vous veniez et elle a explosé ! dit-il avec épuisement.

- Comment a-t-elle pu exploser deux fois ?

- Eh bien nous avons aussi deux télés. Et la première a explosé ce matin, la deuxième maintenant et la troisième devrait bientôt exploser ! cria-t-il.

- Donc vous avez trois télés ! dit-elle. Jusqu’à présent elle n’avait pas remarqué que l’oncle Vernon avait les pieds dans l’eau. Et elle ne lui avait même pas demandé pourquoi il était trempé. Elle ne fit attention à l’eau que lorsque le niveau monta tellement qu’il dépassa le seuil de la porte et que l’eau sortait par la porte si bien qu’elle avait elle aussi les chaussures mouillées. Tiens, vous avez vu, il y a de l’eau qui s’écoule par votre porte.

- Ah, en effet, nous avons une fuite, vous entendez le bruit d’eau qui coule. Le plombier essaye de réparer, dit l’oncle Vernon.

- Qu’est-ce qui a provoqué cette fuite ? demanda-t-elle, apparemment très intéressée par le sujet.

- Euh, euh, eh bien, en fait … la cheminée a explosé et la canalisation a cassé, voilà ! dit-il sans mentir cette fois. Il ne devait certainement plus rien avoir à dire et donc il avait résolu de dire la vérité.

- La cheminée ! eh bien il y a beaucoup d’explosion chez vous !

- Vous trouvez. Ah, le plombier m’appelle, dit-il.

- Le plombier, je ne l’entends pas. Au fait qui est votre plombier ? demanda-t-elle.

- C’est Mr Débouchlé !

- Mais c’est merveilleux, c’est aussi mon plombier, laissez-moi lui dire bonjour. Mr Débouchlé n’était que le fruit de l’imagination de l’oncle Vernon. Mais Mrs Polkiss, pour trouver un moyen de pouvoir rentrer ne renonçait pas non plus à utiliser la même stratégie que l’oncle Vernon, c’est-à-dire de tout inventer. Mrs Polkiss poussa donc la porte et finalement, l’oncle Vernon renonça et recula.

Mrs Polkiss s’avança dans le hall de l’entrée en marchant dans l’eau, poussée par la curiosité. Lorsqu’elle vit la dévastation qui régnait dans le salon des Dursley avec une dizaine de personnes vêtues dans des capes très étranges, une fontaine au milieu du salon, un mur entier fendu et gris de suie et un autre renversé par terre, avec des morceaux de porcelaine partout et le canapé éventré qui était renversé, la porte de la cuisine sortie de ses gonds et brisée en deux morceaux avec, au milieu de ce désastre un somptueux escalier qui semblait avoir été miraculeusement sauvé de la dévastation, elle s’arrêta net, bouche bée. On peut donc comprendre facilement cette réaction.

La tante Pétunia, la regarda pendant un long instant silencieux à part les rires étouffés des sorciers. Finalement, elle essaya de faire comme si ils essayaient de réparer tout après une catastrophe.

- Nous avons eu un gros problème, la cheminée a brûlé ce qui a fait exploser la télé et puis tout a été dévasté puisque la canalisation a lâché, voilà Myrtille ! dit simplement la tante Pétunia.

- Quelle catastrophe, Pétunia. Vous allez arriver à tout réparer ? demanda Mrs Polkiss, essayant de paraître consternée alors qu’elle était maintenant plutôt amusée.

- Comme tu le vois, nous avons des amis qui sont là pour nous aider. Mais si tu veux toi aussi nous aider, tu es la bienvenue ! dit la tante Pétunia.

- Oh non ! non, non ! je suis vraiment désolée mais euh, euh, je dois aller chercher mon fils à l’école ! dit Mrs Polkiss, très embarrassée.

- Ton fils, à l’école ! mais nous sommes samedi ! dit la tante Pétunia.

- Ah oui c’est vrai ! ah, j’ai oublié, j’ai laissé coulé l’eau de mon bain ! il faut que j’y aille, au revoir Pétunia !

- Au revoir ! Myrtille. Et Mrs Polkiss se faufila vers la porte et partit rapidement. Les sorciers présents riaient beaucoup et curieusement les Dursley riaient avec eux.


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