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Chapitre 008 : Quelques Réorganisations

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           -    Harry Potter, Monsieur ! criait une petite voix aigue.

-    Hein, répondit Harry, d’une voix endormie. Quelqu’un sautait sur lui et le remuait frénétiquement.

-    Allez Harry Potter, debout. Harry mit ses lunettes qui étaient sur la table de chevet. Sa vision s’ajusta et il vit qu’il se trouvait nez à nez avec Dobby. Dobby est content de revoir son maître.

-    Hein ? dit Harry qui ne comprenait pas.

-    Le professeur Dumbledore n’est plus mon maître et j’ai demandé a entrer à votre service, Monsieur.

-    J’accepterai que tu entres à mon service que si tu arrêtes de m’appeler Monsieur, je veux que tu m’appelles Harry, OK ? dit Harry, se réveillant peu à peu.

-    Oui, Monsieur…

-    J’ai mal entendu, Dobby ! lui dit Harry.

-    Oui, Harry Potter, d’accord, dit Dobby en tremblant.

-    Bien, dans ce cas ça va.

-    Et pour son salaire ? dit une voix à côté. Hermione venait d’entrer et ce qu’elle venait de voir ne lui plaisait pas vraiment.

-    Ah oui, Dobby, cinq Gallions par mois et les week-end de libres, d’accord ? demanda Harry.

-    C’est peu, dit Hermione.

-    Peu ? Mais c’est trop ! s’exclama Dobby.

-    Ne l’écoute pas Harry, tu devrais aussi lui accorder des vacances…

-    Ah non, Dobby ne pourrait pas supporter, Dobby veut servir Harry Potter.

-    Bien, tu es d’accord pour ce que je t’ai proposé, Dobby ? demanda Harry.

-    Oui Monsieur…

-    Dobby !

-    Ah oui, d’accord Harry Potter.

-    Bien, merci d’être venu me réveiller Dobby.

-    Mais c’est un honneur ! dit Dobby en sautillant sur place. Que dois-je faire maintenant ?

-    Et bien on va commencer par des vacances, d’accord ? dit Harry en lui souriant mais Dobby rabaissa ses longues oreilles en signe de déception.

-    Dobby veut aider, il y a bien quelque chose à faire.

-    Qu’est-ce que tu voudrais faire ?

-    Je vais peut-être commencer par nettoyer votre chambre.

-    D’accord si tu veux, dit Harry, mais elle est déjà très propre.

-    Ce n’est pas grave, Harry Potter.

-    Merci, Dobby.

Quelques minutes après, tous montèrent prendre le petit déjeuner dans la Grande Salle. Tous les membres de l’Ordre du Phénix étaient présents, même ceux que Harry ne connaissait pas, il allait rapidement en faire la connaissance. Tous discutaient un peu en petits groupes. Fred et George avaient déjà prévu d’aller jouer au Quidditch après la réunion. Mais tous mangèrent rapidement et à dix heures se retrouvèrent devant la Salle du Phénix. Tous s’installèrent autour de la table et Harry dut s’asseoir au bout de la table, à la place du chef.

Il s’y sentait mal car pour lui, cette place appartenait à Dumbledore. Pour la première fois, il le remplaçait mais cela le décourageait car il savait qu’il n’avait pas la puissance de l’occuper. Mais il essaya de ne pas se laisser décourager. Tout le monde s’arrêta de discuter rapidement et le regarda avec curiosité.

-    Euh, bien, d’abord, euh… je voudrai rendre un hommage à Albus Dumbledore, c’est grâce à lui que nous sommes tous là et que nous pouvons lutter efficacement contre Voldemort. Donc je propose que l’on se rende tous sur la tombe de Mr Dumbledore.

Tous les membres de l’Ordre du Phénix suivirent en silence Harry qui marcha lentement à travers le parc jusqu’à la tombe blanche. Ils se recueillirent quelques minutes. Harry était heureux que tous aient accepté et que personne n’ait rompu le silence. Ils retournèrent alors au château toujours dans le même silence triste.

La réunion reprit, tous s’assirent et attendirent en silence que Harry reprenne la parole.

-    Bien, remercions encore Albus Dumbledore. A présent, nous pouvons commencer la réunion. Je pense que d’abord il faut que tous les nouveaux membres dont je fais partie soient informés du fonctionnement habituel de l’Ordre du Phénix. Il est nécessaire pour l’instant de poursuivre ce fonctionnement, donc je demanderai à quelqu’un de bien vouloir le résumer, dit Harry, un peu pris au dépourvu.

-    Bien, je crois que je peux le faire, Harry, dit Lupin en lui adressant un sourire rassurant. On va dire que pour cette séance, tu vas apprendre ce que l’on faisait. Alors notre travail est assez compliqué, il nous faudrait être plus nombreux mais nous avons réussi à nous organiser. La plus grande partie d’entre nous s’occupe de la sécurité. Comme tu le sais déjà, nous faisons des rondes dans l’école et nous sommes pour cela une dizaine en permanence. Le problème est que nous faisons ça en dehors de notre travail le plus souvent, donc il est très difficile de gérer les emplois du temps. Mais nous avons un planning qui est généralement le même chaque semaine donc normalement, il devrait rester le même, au moins jusqu’à ce que tout se remette en ordre. Il y a aussi des tournées dans les différents lieux magiques pour surveiller, mais là encore, tout est bien organisé. Sinon, d’autres membres s’occupent d’espionner les Mangemorts, de la coopération avec le Ministère, particulièrement ceux qui y travaillent, il faut s’occuper aussi de la gestion, c’est surtout Molly qui s’en occupe pour le moment. Je pense que je t’ai résumé l’essentiel de notre activité. Peut-être que quelqu’un veut ajouter quelque chose ? demanda Lupin.

-    Non, c’était très bien, Remus, lui dit Maugrey, mais maintenant, nous devons définir ce que nous allons faire à partir de maintenant, je propose que l’on attaque un peu plus !

-    Que l’on attaque ? demanda le professeur McGonagall, un peu surprise.

-    Eh bien, oui, si on laisse les Mangemorts nous attaquer en premier, on ne les vaincra jamais !

-    Ah, mais, avant de les attaquer, nous devrions savoir où ils se cachent ! dit Lupin.

-    Mais pour cela, il nous faut enquêter, dit-il en tapant du point sur la table.

-    Oui, Maugrey, c’est ce que nous allons  faire, dit Harry. Je suis sûr que l’on va pouvoir plus réfléchir avant d’agir, on ne peut plus en effet attendre de se faire attaquer. Donc, comme le Ministre semble très efficace pour assurer la sécurité, on va pouvoir un peu plus se concentrer sur les enquêtes, je pense…

-    Bravo, jeune Potter ! s’écria Maugrey avec une voix qui ressemblait à un grognement. Nous devons attaquer, et nous vaincrons les Mangemorts !

-    Je comprends votre enthousiasme, Alastor, mais nous devons rester prudent, lui dit le professeur McGonagall d’un air très grave.

-    Ah oui, toujours ! dit-il. Et son œil magique commença à tourner et observa partout à travers les murs. Avons-nous vérifié que nous ne sommes pas écoutés ? dit-il brusquement.

-    Maugrey, c’est Albus Dumbledore qui a fait cette salle, je crois qu’il n’y a pas beaucoup de risques, lui dit Harry.

-    On ne sait jamais, Potter, nous ne sommes pas sûr que quelqu’un d’entre nous ne soit pas soumis au sortilège de l’Imperium.

-    Et que peut-on y faire, Fol-Œil, lui dit Tonks en riant, on ne va pas être passés sous Veritaserum, quand même ?

-    Oui, ce serait une bonne idée, mais pour que ça marche vraiment, il faudrait le coupler à l’Imper…

-    AH NON ! cria McGonagall, je vous interdis !

-    Bien, bien ok, dit-il, mais tu peux te calmer, McGo ! McGonagall était rouge de fureur et se leva brusquement, un poing levé.

-    Alastor ! cria-t-elle en tremblant.

-    Bien, Minerva, ce n’est rien, dit Lupin. Maugrey, il faut que tu apprennes à te contrôler un peu plus. Il faudrait que tu présentes tes excuses à Minerva.

-    Bien, OK, m’excuse… McGonagall ne sembla pas satisfaite de ces excuses mais elle se rassit, toujours aussi furieuse. Maugrey eut une expression voulant dire « elle est folle » qui fit rire Ron mais Harry vit que Hermione lui écrasa le pied sous la table pour le calmer.

-    Donc, il faudra que l’on s’occupe plus d’enquêter maintenant, mais en prenant toutes les mesures de sécurité nécessaires, résuma Harry.

-    Je pense que l’on devrait organiser clairement ce que chacun fait, dit Hermione, le temps que Harry découvre tout le fonctionnement de l’Ordre du Phénix. Il faudrait élire un délégué pour chaque action de l’Ordre du Phénix, pour un mois par exemple. On pourrait donc élire un délégué qui s’occupe des rondes de sécurité à Poudlard, un autre pour les autres lieux. Ainsi, l’Ordre pourrait continuer de fonctionner comme avant.

-    Excellent idée, Hermione, lui dit Lupin, tout le monde est d’accord pour que l’on mette en place ce système ? Un « oui » général se fit entendre.

-    Nous devons organiser des élections alors, dit le professeur McGonagall. Maugrey émit un grognement pour montrer qu’il trouvait cela ridicule mais McGonagall l’ignora.

-    Elisons d’abord un secrétaire, peut-être, dit Hermione.

-    Oui, dit Lupin, y a-t-il un volontaire pour le poste de secrétaire ? Harry vit Mr Weasley donner un coup de coude à sa femme qui hésitait visiblement à se présenter.

-    Je crois que Molly serait très bien à ce poste, répondit Arthur Weasley.

-    Qui est d’accord  pour que Molly devienne la secrétaire ? demanda Lupin. Tout le monde leva la main, elle fut donc élue.

On procéda alors à plusieurs élections et Lupin fut élu délégué à l’organisation des rondes à Poudlard ; Kingsley Schackelbot, délégué à la coopération avec le Ministère ; Elphias Doge, délégué au recrutement de nouveaux membres ; Hagrid, délégué à la coopération avec les animaux magiques ; Arthur Weasley, délégué à la prévention et à la sécurisation des lieux magiques. Tous furent donc élus pour un mois le temps que Harry et les nouveaux membres puissent s’adapter au fonctionnement habituel de l’Ordre. On décida que les délégués seraient chargés de rapporter à Harry en détail toutes les actions de l’Ordre du Phénix.

La fin de la réunion fut un bilan du travail effectué par l’Ordre du Phénix, depuis le début. Les anciens expliquèrent notamment les missions accomplies par les membres de l’Ordre depuis plusieurs années, ce qu’ils avaient découvert des Mangemorts, c’est-à-dire leurs déplacements habituels mais cela n’avait pas beaucoup d’importance car ils changent fréquemment de moyens d’observation pour éviter de se faire repérer.

On expliqua comment la communication entre les membres de l’Ordre était assurée, par un sortilège particulier, le sortilège du Messager que Lupin se chargerait de leur apprendre très bientôt.

Les parchemins furent rangés dans l’armoire où Harry pouvait les consulter librement, avec cependant l’interdiction par McGonagall de les faire sortir de la Salle du Phénix, tout comme les livres du professeur Dumbledore. McGonagall trouva l’excuse de Harry pour justifier le fait qu’il aurait sa propre chambre plutôt bien, donc elle décida d’en parler à Scrimgeour.

Tout le monde mangea dans la Grande Salle. Il y avait dans la Gazette du jour un sondage à propos de l’action du Ministère où 78 % des sorciers pensaient que Scrimgeour était un très bon Ministre, 12 % un bon Ministre, 7 % ne se prononçaient pas et 3 % un mauvais Ministre. Il y avait un aussi un sondage à propos de la coopération du Ministère avec Harry Potter : 83 % des sorciers pensaient qu’il était bien que le Ministère travaille avec Harry. Enfin, le dernier sondage montrait que 43 % des sorciers se sentent rassurés pour l’avenir, 38 % ne savent pas vraiment, et 19 % sont inquiets ou très inquiets. Harry se demandait si c’était grâce à lui que tant de gens se sentaient bien, mais de toute évidence, l’action du Ministère était approuvée par la Communauté. Harry pensa que ceux qui la désapprouvaient ne pouvaient être que des Mangemorts.

Sinon, la seule attaque qu’il y avait eu était une attaque de Détraqueurs dans un petit village au Nord de l’Angleterre mais ils avaient été repoussés rapidement, puisque les Aurors avaient été informés rapidement, puisque le Premier Ministre moldu avait informé Scrimgeour d’« évènements bizarres ». Donc il n’y avait pas de victimes à déplorer.

L’après-midi devait être occupée à réorganiser Poudlard, avec le Ministère, il fallait réfléchir à un endroit judicieux où placer les bureaux du Ministère, mais aussi les nouveaux professeurs, et prévoir des salles de classes libres pour les clubs.

Mais Hagrid tenait absolument à inviter Harry et Ron à visiter sa nouvelle maison. McGonagall l’avait fait rapidement reconstruire après sa destruction par un Mangemort qui lui avait mis le feu. Ils y allèrent donc pendant que les autres attendent l’arrivée de Scrimgeour. Beaucoup de membres de l’Ordre du Phénix retournèrent à leur mission habituelle.

-    Ca fait plaisir de vous revoir ! dit Hagrid.

-    Nous aussi, répondirent Harry, Ron et Hermione. Apparemment, Hagrid était vraiment très content de les revoir, il marchait encore plus vite que d’habitude et Harry, Ron et Hermione devaient courir pour le suivre.

Lorsqu’ils étaient venus dans le parc ce matin, ils n’avaient pas remarqué la nouvelle cabane de Hagrid. Celle-ci avait l’air beaucoup plus grande, de loin, que l’ancienne mais lui ressemblait beaucoup. Hagrid les fit rentrer. Il n’y avait plus une pièce qui servait à tout, c’était maintenant comme un appartement. Il y avait au fond deux grandes portes ouvertes avec ce qui semblait être un salle de bains dans une et une chambre dans l’autre. Dans la plus grande pièce, dans laquelle ils se trouvaient, il y avait la cuisine, une grande table et un coin qui semblait être un bureau.

-    Alors ? demanda Hagrid.

-    Dément ! s’exclama Ron, c’est géant ! En effet, la cabane de Hagrid, que l’on pouvait maintenant appeler maison était immense, et semblait plus à la taille de Hagrid que l’ancienne.

-    Et attendez, vous allez voir, la nouvelle salle de classe, derrière. Ils passèrent dans la chambre qui contenait un très grand lit et le panier de Crockdur, mais au fond, il y avait une autre porte.

-    Où est Crockdur ? demanda Hermione.

-    Oh, il est parti faire un tour dans la forêt, vous voulez que je l’appelle ? demanda Hagrid.

-    Non, ce n’est pas la peine, vous lui direz bonjour de notre part, Hagrid, dit Hermione, grimaçant.

-    Bon, OK, allez suivez-moi.

La nouvelle salle de classe de Hagrid était plus une serre, le toit était en vitres mais les murs étaient en pierres. Il y avait un grand tableau avec un grand bureau et des bureaux normaux. De l’autre côté de la salle, il y avait des tables et des cages prévues pour détenir des créatures magiques. Harry était content, au moins, ils n’auraient pas froid pendant les cours de Soins aux Créatures Magiques l’hiver. Mais il se rappela qu’il n’avait pas de cours de Soins aux Créatures Magiques cette année encore.

-    Eh bien, cette salle de classe est très bien, dit Hermione.

-    C’est le professeur McGonagall qui me l’a fait construire pour me consoler de, heu… Et il se mit à pleurer à chaudes larmes en produisant une sorte de ronflement.

-    Oh non, Hagrid, il ne faut plus pleurer, dit Hermione.

Ils le consolèrent pendant quelques minutes mais ils durent rentrer car McGonagall vint les chercher. Scrimgeour était arrivé au château. Les professeurs étaient rassemblés dans le hall.

-    Bien, Minerva, nous commençons par regarder le plan de l’école ? demanda Scrimgeour.

-    Oui, je l’ai ici, répondit-elle, sans pour autant le montrer.

-    Commençons par les clubs, non ? demanda Scrimgeour.

-    Euh… hésita McGonagall, mais Scrimgeour lui sourit et elle acquiesça : oui d’accord, mais rapidement.

-    Bien, OK, Harry, les jeunes, où c’est le meilleur endroit pour les clubs ?

-    Ca dépend lesquels ? demanda Hermione.

-    Pour les clubs qui se passent à l’intérieur, bien sûr, dit-il.

-    Il faut choisir un endroit assez près d’ici, ce serait mieux pour éviter trop de retards, dit le professeur McGonagall.

-    Je pense qu’il faut regrouper tous les clubs à un endroit si possible, peut-être que les élèves auraient plus envie d’y participer, dit Hermione.

-    C’est vrai dit Scrimgeour, il faudrait placer les salles des clubs près du local du commerce, peut-être, dans ce cas.

-    Quel commerce, demanda Harry ?

-    Ah, oui, on ne vous a pas dit, dit Scrimgeour, mais, on va laisser s’installer un commerçant qui devrait vendre du matériel scolaire, des robes de sorciers, mais aussi quelques livres, et peut-être aussi faire cafétéria…

-    C’est une excellente idée, dit Hermione.

-    Oui, c’est le professeur McGonagall qui a eu cette idée, c’est un peu pour compenser la suppression des sorties à Pré-Au-Lard.

-    Quoi ! s’exclama Ron.

-    Mr Weasley, je crois que la sécurité est insuffisante pour les élèves à Pré-Au-Lard, dit le professeur McGonagall, en le regardant sévèrement. Donc, je sais que vous connaissez bien, le château, peut-être mieux que nous, pouvez-vous nous suggérer un endroit pour installer les clubs ?

-    Dans ce bâtiment, ce serait bien, au septième étage, il y a beaucoup de salles de libres, ce serait bien, non ? proposa Harry.

-    Oui, mais ce serait mieux à un étage inférieur, au troisième étage, il y a aussi des salles de libre, dit le professeur McGonagall.

-    Ouais, c’est bien aussi, dit Ron, mais le quatrième est un peu mieux, quand même.

-    Il y a moins de place au quatrième étage, dit le professeur McGonagall, ça dépendra du nombre de clubs.

-    Il n’est pas possible d’attendre la rentrée ? demanda Hermione, on en saura plus.

-    Globalement oui, mais on doit choisir maintenant l’étage, pour des raisons de sécurité et pour organiser déjà avant la rentrée les rondes des Aurors. Alors, êtes-vous sûrs pour le quatrième étage ?

-    Oui, je pense, dit Hermione, et Harry et Ron acquiescèrent.

-    Donc on va réserver ces salles, et on installera le commerçant là-bas. Pour les Aurors maintenant, Scrimgeour, il faut qu’ils puissent intervenir le plus rapidement possible dans n’importe quel lieu du château. Il me semble que pour cela, le deuxième étage est le mieux, par là, on peut accéder à toutes les ailes du château rapidement, regardez le plan. Elle sortit, le plan et le déplia, on voyait bien que le deuxième étage était un peu le centre de l’école. Au niveau de la fréquentation, c’est là qu’il y a le plus de monde, aux récréations,… c’est cela ?

-    Oui, répondirent Harry, Ron et Hermione.

-    Ainsi, les Aurors seront le mieux placé pour intervenir le plus rapidement en n’importe quel endroit du château, expliqua le professeur McGonagall.

-    Il va donc falloir installer définitivement le bureau. On va donc devoir trouver une salle adaptée. Allons-y.

McGonagall se rendit au deuxième étage en passant par les escaliers qui « n’en font qu’à leur tête », ce qui fit que le groupe fut coupé en deux parties. Mais McGonagall n’attendit personne et arriva au deuxième étage. Harry, Ron et Hermione étaient restés dans le deuxième groupe et guidèrent ceux qui ne connaissaient pas le château, finalement, ils rejoignirent McGonagall.

Celle-ci parcourut le couloir plusieurs fois, et attendit que tous arrivent.

-    Kingsley, combien de personnes doivent y travailler ? demanda McGonagall.

-    Il y aura dix Aurors au Bureau des Aurors de Poudlard, il y aura deux personnes au Bureau d’Enquêtes et deux personnes au Bureau des Contrôle des Objets Dangereux, répondit Kingsley.

-    Pensez-vous, qu’il vaut mieux, une grande salle pour les trois ou plusieurs salles plus petites ? demanda McGonagall.

-    Peut-être une grande salle, dit Kingsley, ensuite, on pourra éventuellement séparer des pièces, mais pour le moment, une salle va bien.

-    Quelle taille ? demanda McGonagall.

-    Eh bien, assez grande pour faire entrer la Porte à Transplaner, plusieurs bureaux et des armoires pour entreposer les parchemins et les dossiers, répondit-il.

-    Il faut prévoir une salle pour enfermer provisoirement les Mangemorts capturés, dit Scrimgeour.

-    Je vois, dit le professeur McGonagall, il faut beaucoup de place.

-    Et il faut aussi prévoir un bureau pour le Département des Métiers, des Formations et des Etudes, en prévision, peut-être pour accueillir les élèves qui se rendent au Ministère pour des rendez-vous avec les conseillères d’orientation.

-    Bien sûr, c’est vrai qu’il faudra placer ce bureau à proximité de la Porte à Transplaner, dit le professeur McGonagall. Elle se rendit au bout du couloir, près des escaliers et ouvrit une salle que Harry, Ron et Hermione n’avaient jamais visitée.

Elle était en moyenne beaucoup plus grande que les autres salles et était complètement vide. Une porte au fond donnait même sur des toilettes que personne n’avait jamais dû utiliser. Il y avait des fenêtres qui donnaient sur le parc et on voyait au loin le terrain de Quidditch.

-    Est-ce que c’est bon ? demanda McGonagall.

-    Il y a même des toilettes ! s’exclama Scrimgeour. C’est impeccable.

-    Les deux salles d’à côté sont libres, dit McGonagall. Elle les montra, elles étaient plus petites mais quand même assez grandes.

-    Peut-être qu’il serait bien de mettre la Porte à Transplaner dans la salle du milieu pour qu’elle puisse servir indépendamment aux Aurors et aux conseillers d’orientation, proposa Kingsley.

-    Donc il faudrait installer des portes de communication entre les trois salles et boucher la porte du milieu pour que personne ne puisse accéder à la Porte à Transplaner sans autorisation, dit McGonagall.

-    Donc, comme ça c’est parfait, dit Scrimgeour. Soudain, on entendit des ricanements aigus provenant des toilettes. Deux lutins de Cornouaille apparurent dans une traînée scintillante bleutée.

-    Des lutins de Cornouaille ! dit inutilement Hermione.

-    Oui en effet, et nous n’avons pas vraiment le temps de nous laisser déranger, dit sèchement McGonagall en sortant sa baguette. Rictusempra ! cria-t-elle. Un des lutins tomba par terre et disparut à travers le sol en laissant échapper un cri. Le deuxième fixa McGonagall de ses yeux luisants et fonça sur elle mais elle fut plus rapide et le neutralisa.

-    Nous devrions peut-être vérifier qu’il n’y en a pas d’autres, proposa Kingsley.

-    Les jeunes s’en occuperont après je pense, proposa McGonagall en les regardant avec un sourire un peu déformé.

-    Oui bien sûr, répondit Hermione avec fierté.

-    Merci, je savais qu’on pouvait compter sur vous, dit McGonagall. Tous ressortirent dans le couloir et McGonagall consulta à nouveau son plan.

-    Est-ce que l’on cherche des locaux pour les appartements des nouveaux professeurs aujourd’hui ? demanda Kingsley.

-    On va peut-être attendre que la liste définitive des professeurs soit donnée par la directrice, dit Scrimgeour.

-    Justement, j’attends des réponses cette après-midi, dit McGonagall, et il y aura plus de professeurs cette année, donc on devra certes trouver de nouvelles salles de classes et de nouveaux appartements, mais je pense que les professeurs choisiront cela à leur convenance.

-    Bien d’accord, dit Scrimgeour, alors c’est tout ce que l’on avait à faire aujourd’hui ?

-    Oui, c’est tout ce que vous pouviez faire avec mon aide, maintenant je dois y aller, j’ai des hiboux importants à envoyer. Je pense que vous pouvez commencer l’inspection du château avant que les sorciers arrivent…

-    Quels sorciers ? demanda Ron, coupant la parole à McGonagall qui fronça les sourcils et le regarda d’un air sévère qui le mit mal-à-l’aise. Scrimgeour sembla ignorer la situation et commença à répondre à Ron.

-    Ce sont les sorciers qui sont venus chez toi, Herv Howegal, Gilbert Wingly et Flavius Kurge, nos sorciers spécialistes de la sécurisation des lieux magiques. Ils doivent venir toute la semaine pour fouiller le château de fond en comble et vérifier qu’il n’y a pas de possibilité d’entrer par d’autres moyens que ceux qui sont sous surveillance. Mais on va les accompagner, vous connaissez très bien le château et vous pourrez nous être très utiles les jeunes.

-    Ah d’accord, mais il faudrait bien fouiller la salle commune des Serpentard alors, proposa Harry.

-    Je ne vois pas de raison qui expliquerait qu’il faille particulièrement fouiller la salle commune des Serpentard, Mr Potter, dit sèchement McGonagall.

-    Si je vous avais écouté, il ne fallait pas suspecter Drago Malefoy… dit Harry, pensant qu’il était allé trop loin avant même de terminer sa phrase. Il n’osa pas regarder McGonagall dans les yeux mais il sentait son regard brûlant de rage. Il s’installa un silence de plomb pendant quelques instants et tous semblaient paralysés devant la situation. Mais soudain un bruit métallique sourd retentit. Harry se retourna brusquement et constata que Ron venait de s’appuyer sur une des armures instables du château. Il était donc étendu au milieu des bouts d’armure qui s’étaient désolidarisés. Cela sauva Harry de la réponse de McGonagall qui alla aider Ron à se relever, voyant que personne n’allait à son secours.

-    Ca va, Mr Weasley ? demanda-t-elle en le secouant.

-    Oui, dit Ron, sonné.

-    Bien, soyez un peu plus vigilant dorénavant. Elle se retourna ensuite lentement vers Harry. Mr Potter, j’aimerais vous voir seul dans mon bureau dès qu’ils commenceront les fouilles du château.

-    Très… très bien, dit Harry, regrettant ce qu’il venait de dire. Et il était d’autant plus choqué qu’il sentait maintenant dans la phrase qu’il venait de dire une accusation. Il avait l’impression qu’il venait de rendre  McGonagall responsable de la mort de Dumbledore.

-    Retournons dans la Grande Salle, dit Scrimgeour, ils devraient arriver en transplanant et Hagrid est allé les attendre à l’entrée du parc.

Ils redescendirent tous et Hermione lançait des regards foudroyants à Harry qui se contentait de regarder les marches de l’escalier qu’ils descendaient. Ils arrivèrent dans le hall et sortirent dans le parc, on voyait s’avancer la silhouette géante de Hagrid accompagné de trois personnes qui semblaient de loin être des enfants par rapport à Hagrid.

McGonagall les accueillit et leur donna les premières instructions. Enfin, tous se dirigèrent vers les cachots pour commencer les fouilles. Mais McGonagall fit signe à Harry de le suivre et ils arrivèrent devant la gargouille du bureau directorial. Le mot de passe était toujours mistigri. Ils entrèrent et McGonagall lui fit signe de s’asseoir tout en restant debout elle-même, peut-être pour se donner l’impression d’être en position de force pensa Harry.

-    Je voudrais m’excuser, commença Harry, je n’aurais pas dû dire ça…

-    Ne vous inquiétez pas, répondit McGonagall, je crois que je dois avouer que vous aviez raison, mais votre intonation m’a blessé profondément Mr Potter.

-    Je suis désolé, dit Harry maladroitement encore une fois.

-    Mais vous devez comprendre que j’ai fait mon devoir en n’accusant pas plus Mr Malefoy qu’un autre élève. Certes, maintenant j’ai appris à me méfier un peu plus.

-    Je l’espère, dit Harry, un peu soulagé que MgGonagall ne s’énerve pas contre lui.

-    Bien mais ce n’est pas de ça dont je voulais vous parler. Mon amie Roselyne Bett hésite beaucoup encore à venir enseigner ici, et je pense que vous serez capable de la convaincre, comme vous avez fait avec le professeur Slughorn, je pensais donc lui proposer une visite du château demain pour lui montrer à quel point l’école est sécurisée. J’aurais besoin de votre aide Harry, car même si les sondages montre que les gens ne s’inquiètent que peu de l’avenir, je peux vous assurer qu’il est très difficile de trouver des candidats au poste de professeur de Défense Contre les Forces du Mal. Pour le reste, tout est bon, je pense juste peut-être, pour plus d’efficacité, nommer deux professeurs à chaque poste pour permettre un travail en groupe, qu’en pensez-vous ?

-    Oui c’est une bonne idée, répondit Harry.

-    Bien, mais le problème, je vous le répète, est de trouver un professeur de Défense Contre les Forces du Mal et Mrs Bett, je pense, pourrait être très efficace à ce poste, elle n’a jamais enseigné, à part quelques mois à l’école de Beauxbâtons en remplacement d’un professeur malade, mais, bien qu’âgée, est capable de garder son autorité et c’est important à ce poste. Donc Harry, s’il vous plaît, et parlez-en à vos amis, essayez de trouver des arguments pour la convaincre de rester, et vous m’entendez, il est hors de question d’avoir un comportement perturbateur devant elle dans le cas où elle accepterait une visite, c’est d’accord ?

-    Bien sûr, professeur, répondit Harry, nous essaierons de la convaincre, dit Harry, pensant qu’il jouerait un rôle important ici, et cela lui faisait plaisir car c’était ce que voulait Dumbledore.

-    Bien, merci, Harry, dit-elle en souriant. Pour ce qui est des programmes scolaires, nous commencerons dès ce soir avec les professeurs concernés, les membres du Département des Métiers, des Formations et des Etudes, et bien sûr les élèves et les Aurors.

-    D’accord, dit Harry.

-    Bien, vous pouvez y aller, à tout à l’heure, Harry, dit-elle.

Harry redescendit en courant vers les cachots et croisa plusieurs Aurors qui étaient postés un peu partout. Tous étaient en train de visiter un cachot très sombre qui n’avait qu’une petite fenêtre dont la vitre, couverte de poussière, ne laissait filtrer qu’un petit rayon lumineux. Hermione éclairait la pièce avec le sortilège Lumos et Harry vit qu’il y avait un autre sorcier qu’il ne connaissait pas avec eux. Scrimgeour le vit en premier.

-    Harry, te voilà, dit-il.

-    Bien, on te présente Phillipus Cornum, il travaille au Ministère et est un spécialiste du transplanage, c’est actuellement la personne qui sait le mieux transplaner au monde, dit Kingsley.

-    Ah d’accord. Bonjour, dit Harry en lui tendant la main. Le sorcier, caché par la pénombre s’avança et Harry vit son visage, il était blond, aux cheveux bouclés et courts et avait des yeux d’un bleu très clair presque transparent qui faisaient froid dans le dos. Il semblait très jeune et était très élégamment vêtu. Le sorcier lui serra la main.

-    Enchanté, dit-il d’une voix très grave.

-    Bien, donc Harry, nous fouillons pour éviter de trouver des créatures dangereuses, ou des objets de magie noire, car personne ne sait vraiment, en fait, ce qui se cache dans certains endroits du château, expliqua Kingsley.

Dans le cachot où ils se trouvaient, qui semblait avoir été une salle de classe il y a très longtemps, il y avait quelques chaudrons entassés contre un mur et puis une très vieille armoire couverte de toiles d’araignées ce qui répugna Ron qui fit une horrible grimace et se recula derrière tout le groupe. Kingsley s’avança pour l’ouvrir. Il n’y avait que des livres en état de décomposition ce qui scandalisa Hermione qui se précipita pour en ouvrir un. Le titre était effacé mais les pages à l’intérieur étaient encore lisibles, on y voyait des photos de créatures magiques et Harry vit que cela parlait de potions. Hermione referma le livre et en prit un autre mais Kingsley lui rappela qu’ils n’auraient pas le temps de tous les regarder.

Phillipus Cornum essaya plusieurs fois de transplaner mais n’y arriva pas ce qui montrait que la protection anti-transplanage était encore efficace.

Soudain, on entendit un craquement et une étagère de l’armoire se cassa en laissant tomber tous les livres dans un fracas qui projeta de la poussière dans toute la pièce. Tous se retournèrent mais ne firent pas tellement attention, à part Hermione qui s’avança pour remettre les livres en place.

Mais elle s’arrêta quelques mètres avant l’armoire, et elle resta comme paralysée ce qui inquiéta un peu Kingsley qui s’avança lui aussi pour voir. Lui aussi s’arrêta quelques mètres avant et fit signe à tous d’approcher.

Derrière les livres tombés, l’armoire n’avait pas de fond, et on voyait apparaître une galerie creusée au milieu des roches. De l’eau suintait le long des parois et on entendait au loin un léger clapotis signe qu’il y avait un lac ou une rivière souterraine.

Scrimgeour partit en courant chercher des Aurors supplémentaires au cas où il y aurait un éventuel danger, ainsi que McGonagall qui arriva essoufflée après avoir couru de son bureau jusqu’ici.

Plusieurs Aurors arrivèrent et Harry reconnut Dawlish, qui entra le premier dans la galerie. Tous suivirent et s’avancèrent lentement pour ne pas se cogner la tête contre les roches pointues qui sortaient du plafond. Tous avaient leur baguette allumée et McGonagall semblait très excitée à l’idée de découvrir une nouvelle salle dans le château.

Harry, lui, pensa à Fumseck et il lui semblait qu’il aurait dû les accompagner. Car pour lui, Fumseck père connaissait le château, c’était son château, et il aurait aimé qu’il en soit de même pour Fumseck fils.

Mais il fut interrompu de ses réflexions. En effet, ils venaient d’arriver dans une gigantesque grotte au fond de laquelle se trouvait un lac très sombre et dont on ne voyait pas le fond. Une rivière provenant d’une cascade qui jaillissait de la paroi s’y jetait.

On entendait des sifflements qui ne provenaient pas de l’eau ce qui inquiéta un peu Kingsley qui regarda partout autour de lui en faisant signe à tous de sa taire. Les sifflements se faisaient de plus en plus forts et semblaient venir de toutes parts. Il y avait des cavités dans les parois de la grotte d’où sortirent des serpents à trois têtes, de couleur orange voire violette.

-    Qu’est-ce que c’est, demanda Ron, terrifié.

-    Ce sont des Runespoor, ces serpents originaires du Burkina Faso ont la particularité de pondre leurs œufs par la bouche, répondit Hermione. Les serpents les fixaient mais certaines têtes commençaient à se disputer entre elles. Leurs œufs sont d’ailleurs utilisés pour fabriquer des potions stimulant l’agilité mentale, continua Hermione.

-    Et comment s’en débarrasser ? demanda Harry pas très rassuré.

-    Lashlabask, cria Hermione sur un des Runespoor. Un jet d’étincelles brûlantes jaillit de sa baguette et mit le feu au Runespoor qui brûla dans des hurlements de douleur.

-    Bien Hermione, lui dit Kingsley, c’est efficace, certes un peu violent.

-    Oui, regardez les autres retournent dans leurs cavernes, dit Scrimgeour.

-    Bien, je pense qu’il n’y a rien d’intéressant ici, dit McGonagall, nous devrions définitivement bloquer l’accès à cette grotte dit-elle.

Harry, lui, trouvait bizarre la présence de ces serpents ici, et aurait voulu explorer plus la grotte. En effet, quelqu’un était venu ici, et venait d’ailleurs souvent à en juger par les nombreuses traces de pas. Il pensait que peut-être que cette grotte pouvait servir aux Serpentard à préparer quelque chose d’interdit et il se dit qu’il y reviendrait.

Le professeur McGonagall se contenta de métamorphoser l’ouverture en porte qu’elle ferma avec le sortilège alohomora.

Le cachot contenait aussi un coffre avec des ingrédients apparemment périmés pour préparer des potions dont certains qui pouvaient être toxiques selon McGonagall.

-    Je crois bien que nous devrons interdire l’accès aux cachots aux élèves non accompagnés d’un professeur, dit McGonagall sérieusement. Regardez ces potions, si un élève venait à les toucher, je ne sais pas ce qui lui arriverait.

-    C’était une salle de cours de potions ? demanda Harry.

-    Oui, je pense dit McGonagall, mais elle n’a jamais servi depuis que je travaille ici.

-    Vous ne savez pas quel professeur y travaillait ? demanda Harry, persuadé que ce professeur devait appartenir à la maison Serpentard.

-    Non Harry, je ne sais pas et cela n’a pas d’importance, dit-elle gravement.

Toute l’après-midi fut consacrée aux fouilles dans les cachots. On y trouvait des armoires vieilles contenant des potions, des vieux livres, des ingrédients et aussi des créatures magiques comme des Epouvantards dont dut se débarrasser plusieurs fois. De nombreux fantômes vivaient dans les cachots et ils furent parfois très utiles, lorsqu’ils ne dormaient pas, pour révéler la présence d’objets suspects comme des coffres agités ou des armoires qui s’ouvrent et se ferment toutes seules…

Mais on découvrit, ou peut-être redécouvrit des salles que personne n’avait plus visitées depuis des siècles. L’une d’elle contenait des squelettes de crabes de feu et était accessible par trois passages secrets successifs que l’on avait remarqué sur la carte de Poudlard que possédait McGonagall. Une autre salle semblait avoir servi de refuge à des araignées assez grosses et on préféra ne pas s’aventurer au milieu de ces toiles d’araignées.

Mais nulle part la protection anti-transplanage ne semblait avoir été enlevée. On la renforça à plusieurs reprises uniquement par précaution et à chaque fois Phillipus Cornum n’arrivait pas à transplaner. Aucune autre armoire à disparaître n’avait été découverte et il semblait bien impossible d’accéder au château par les cachots. Cependant pour Harry, le plus important n’avait pas été visité, la salle commune des Serpentard mais il était tard et cela se ferait dans les jours qui suivent.

Les autres qui n’étaient pas venu fouiller les cachots avaient fouillé les salles de classe des étages fréquentés par les élèves. Lorsqu’ils se retrouvèrent dans la Grande Salle, Lupin annonça qu’il avait fouillé l’ancien bureau de Rogue et qui rien ne révélait où il pourrait être caché actuellement ce qui rassura beaucoup Harry.

McGonagall demanda à nouveau à Harry de venir dans son bureau pour lui annoncer que Roselyne Bett avait accepté de visiter le château le lendemain.

Harry, Ron, Hermione, Ginny, Fred et George n’avaient pu faire une partie de Quidditch et ils eurent tout juste le temps d’aller se reposer un peu dans leurs appartements. Ils disposaient d’une salle de bains qui leur étaient réservée, très semblable à la salle de bain des préfets avec quelques douches en plus et ils ne se privèrent pas d’y retourner avant d’aller manger.

Harry resta un peu avec Fumseck et le contempla assis sur son lit. Il se remémorait son après-midi et, chose qui le surprit, Fumseck semblait comprendre ce à quoi il pensait. Par exemple, Fumseck leva brusquement la tête et regarda Harry avec curiosité lorsque celui-ci repensa aux serpents qu’ils avaient trouvés dans la grotte. Plusieurs fois, il en fut ainsi, Fumseck semblait l’écouter comme s’il parlait alors qu’il ne faisait que penser.

Harry tenta alors quelque chose. Dans sa tête, il dit clairement en regardant Fumseck dans les yeux « Fumseck, s’il te plaît, viens sur mon épaule ». Et le phénix s’envola et vint se percher sur son épaule. Il était alors très content, cela prouvait bien que Fumseck et lui se comprenaient. Et depuis plusieurs jours, tous les soirs avant de s’endormir, Harry entendait le chant du phénix dans sa tête ce qui lui permettait de ne penser à rien et de s’endormir en laissant de côté toutes ses pensées. Il aurait bien aimé pouvoir faire cela lorsque Rogue lui donnait des cours d’occlumancie lors de sa cinquième année. Il arrivait ainsi à oublier la triste mort de Dumbledore, et cela, au contraire, semblait lui donner de la force.

Il en déduisait que Fumseck et lui pouvaient communiquer sans parler et il sentait monter en lui une force nouvelle. Il se demandait en revanche si il pouvait faire cela à distance. Cela viendrait un jour, il pensait, car il avait réussi à appeler Fumseck père lorsqu’il était dans la Chambre des Secrets.

Pendant ce temps, Fred et George s’amusaient à divertir Ginny et Ron avec des nouvelles farces et attrapes de leur invention. Apparemment, ils avaient inventé une pastille pour faire enfler le nez. Hermione, elle, lisait un livre qui apparemment était passionnant pour elle ce qui laissa penser à Harry qu’il devait être terriblement ennuyeux.

Mrs Weasley vint les chercher pour prendre le repas dans la Grande Salle. Tous y étaient déjà et le repas était sur le point de commencer. Les plats apparurent comme d’habitude et tous, affamés par cette journée, commencèrent à manger. Mais ils furent interrompus par un hibou qui livrait une lettre à destination de Scrimgeour.

Celui-ci la déplia et la lut. Apparemment, elle n’annonçait rien de bon à la tête qu’il fit.

-    Il y a eu une attaque, dit-il tristement.

-    Où ? demanda McGonagall, le pressant de répondre.

-    Dans une petite ville d’Ecosse, une maison de sorciers isolés a été attaquée. Ils ont tué le père qui a tenté de se défendre. Mais les autres ne sont que blessés. Les Mangemorts ont fuit lorsqu’ils ont vu que plusieurs personnes avaient été témoins de la scène.

-    Et Voldemort ? demanda Kingsley, il n’est pas intervenu ?

-    Non apparemment, répondit Scrimgeour.

-    Doit-on y aller ? demanda Mr Weasley.

-    Non Arthur, ils s’occupent d’interroger les moldus, de les soumettre ensuite au sortilège d’amnésie et de s’occuper des victimes. Je vais juste demander qu’ils renforcent la sécurité dans les lieux publics magiques, je pense que les Aurors qui sont en vacances devraient être rappelés ce soir, on ne sait jamais, ça pourrait être une diversion. Et il répondit au dos du parchemin qu’il redonna au hibou qui repartit.

-    Ne peut-on pas reporter la réunion de ce soir ? proposa Kingsley.

-    Non, elle est trop importante, nous devons fixer des programmes scolaires et ensuite faire passer le nouveau décret d’éducation, il serait bien que nous fassions tout cela le plus tôt possible. Et nous serons loin d’avoir fini tout cela ce soir. Ils nous enverrons un hibou dès qu’ils en sauront plus sur tout ça.

-    Malheureusement, ce que nous craignions est arrivé, dit gravement Mr Weasley.

-    Je le crains malheureusement Arthur, dit Scrimgeour. En effet, les Mangemorts, ne pouvant plus attaquer les lieux publics sans craindre de se faire interpeller, s’en prennent aux sorciers isolés. Nous devons absolument faire un recensement et publier la première édition du journal du Ministère. Il devient urgent de mettre en place des cours de défense même pour les adultes.

-    Cela ne serait-il pas possible à Poudlard ? proposa McGonagall.

-    Oui, c’est une bonne idée, dit Scrimgeour, et cela permettrait aux enfants de voir leurs parents plus souvent. Tout le monde serait plus rassuré. Mais il faudrait engager plus de professeurs, pensez-vous que cela sera possible, Minerva ?

-    J’essaierai, mais cela sera difficile, nous devons avant tout privilégier l’enseignement des enfants. Nous devons absolument intégrer à nos programmes des moyens de fuite en cas d’attaque. On ne peut demander aux élèves de se défendre en cas d’attaque, mais on peut leur apprendre à se cacher, ou à fuir et il faut absolument que tous les élèves et les parents sachent transplaner.

-    Oui, nous avions pensé rendre obligatoire de savoir transplaner, dit Scrimgeour.

-    Bien, mangeons rapidement, et nous verrons après pour cela, dit Kingsley.

Avant la fin du repas, le hibou vint à nouveau et apporta une nouvelle lettre qui fit craindre le pire à tous jusqu’à ce que Scrimgeour annonce son contenu.

-    Alecto Carrows a été arrêtée, c’était une des Mangemorts qui avaient participé au meurtre d’Albus Dumbledore. Mais un Auror a été grièvement blessé, c’est Jey Padelachance, il a reçu un sortilège mortel qui l’a touché après avoir rebondi contre une vitre. Mais son effet a été annulé après le rebond et il est en vie. Et malheureusement deux moldus sont morts, touchés par des sortilèges qui ont été déviés.

-    Comment tout cela s’est passé ? demanda Kingsley.

-    D’après les témoins, plusieurs Mangemorts attaquèrent les victimes pendant que d’autres étaient postés aux alentours sous des capes d’invisibilité. Ils devaient certainement attendre l’arrivée des Aurors pour les surprendre. Mais l’homme s’est battu et a jeté un sortilège de stupéfixion qui n’a pas atteint sa cible mais Alecto qui était cachée sous sa cape. Et personne n’a vu qu’elle avait été touchée. Ce n’est qu’un témoin qui lui a marchée dessus. Elle a donc été capturée par les Aurors et est sous haute surveillance au Ministère. Nous essaierons de l’interroger après. Lorsque les premiers Aurors sont arrivés, très rapidement grâce aux nombreux témoins, les Mangemorts qui restaient étaient en fait en train de fuir car ils voyaient qu’ils n’auraient pas la possibilité de lutter et ils ont jeté des sortilèges dans toutes les directions touchant Jey Padelachance qui faisait d’ailleurs aujourd’hui sa première mission, ainsi que les moldus. Nous lui rendrons visite à Sainte-Mangouste après la réunion. C’est terrible ce qui lui arrive, il sortait à peine de maladie, il avait été hospitalisé à Sainte-Mangouste huit mois pour s’être renversé dessus un chaudron bouillant d’une potion toxique destinée à lutter contre des Doxys. Nous l’avions embauché comme Auror car il avait auparavant été viré de son travail à cause de cet accident. Et le pauvre malheureux venait en plus de perdre son père il y a quelques semaines alors qu’il essayait d’apprivoiser un Grapcorne. Il faudra juste que j’écrive une lettre au Premier ministre moldu pour lui présenter les condoléances de toute la communauté magique.

Après quelques discussions, le repas fut terminé et tous se préparèrent pour la réunion qui allait commencer. Tous les professeurs qui étaient certains d’enseigner à Poudlard devaient bientôt arriver selon McGonagall, ainsi que plusieurs sorciers du Ministère dont, au grand plaisir de tous, Dolores Ombrage.

McGonagall retourna dans son bureau pour chercher les programmes actuels et les programmes passés que l’on devra étudier en détail selon elle pour en chercher les aspects positifs et négatifs. Elle demanda d’ailleurs aux jeunes de réfléchir à ce qui leur avait été le plus utile dans ce qu’ils avaient appris depuis le début de leur scolarité. Car tout ce qu’ils avaient accompli depuis le début montrait bien leur courage et McGonagall aurait souhaité l’enseigner à tous les élèves, au nom de la maison Gryffondor.

 


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