Retour au chapitreDe retour au château, Harry, Ron et Hermione décidèrent de se rendre à la salle commune, Harry avait d’ailleurs promis à Ginny qu’il passerait l’après-midi avec elle et il ne voulait pas la décevoir.
A ce moment-là de la journée, les élèves étaient globalement regroupés à la cafétéria, qui était maintenant le lieu le plus fréquenté du château. Certains étaient aux clubs auxquels ils participaient, ou plus rarement en train de traîner dans les couloirs les plus fréquentés pour discuter abondamment des évènements survenus au cours de cette semaine.
Et le sujet était loin d’être épuisé. S’il s’était certes écarté, pour le plus grand soulagement de Harry, de lui et les protagonistes, il s’était maintenant rapproché de ceux qui n’avaient pas participé à l’attaque, tels que Ombrage, Slughorn ou encore Rusard.
Ombrage était la risée de tous les élèves et certains disaient qu’elle n’était pas sortie aider dans le parc à cause de sa peur des centaures, ce qui devait d’ailleurs être vrai, quoique exagéré.
Ils savaient tous que Harry avait sauvé Ombrage, grâce à un personnage d’un tableau qui avait assisté à la scène puis qui en avait parlé à un ami d’un autre tableau, proche du Chevalier du Catogan qui en avait informé un certain elfe, Peeves et Pooves ayant ensuite terminé le travail en se moquant ouvertement d’Ombrage lorsqu’elle était allée prendre le petit-déjeuner le matin de la journée où Harry avait dormi.
Quant à Rusard, tous les élèves savaient maintenant qu’il était Cracmol et plus personne n’avait peur de lui, d’autant plus que les professeurs n’écoutaient plus ses plaintes car ils avaient trop de travail.
Peeves et Pooves qui semblaient s’être lancés un concours que remporterait celui qui sèmerait le plus le chaos, s’étaient disputés pour savoir celui qui mettrait Miss Teigne dans les toilettes, tirant la pauvre chatte chacun d’un côté, à quelques mètres au-dessus d’un Rusard furieux.
Tous les élèves se répétaient ainsi sans arrêt ces faits amusants et ainsi, même ceux qui n’y avaient pas assisté savaient dans les moindres détails tout ce qui s’était produit.
L’ambiance était donc plutôt joyeuse dans le château, pourtant, des rumeurs beaucoup plus sombres se répandaient, concernant Slughorn notamment. Cependant, les élèves n’en discutaient pas devant les autres et préféraient murmurer entre eux, les choses étaient tellement graves qu’il était préférable de ne pas être soupçonné. Harry avait en effet pu entendre une conversation entre deux élèves de première année, à la sortie du club de duels. Il l’avait laissée de côté pendant qu’il était chez Abelforth, mais il venait de s’en rappeler alors qu’ils venaient de passer à côté d’un groupe d’élèves en plein conciliabule.
Il avait pu entendre que certains disaient que Slughorn avait aidé les Mangemorts et les J.M.P lors de l’attaque, et que c’était lui qui avait préparé la potion de Sang Vert qui avait empoisonné Harry et Ron le matin de l’attaque.
Tout était évidemment faux, certes Slughorn avait été beaucoup trop inconscient, mais on ne pouvait lui imputer d’avoir préparé lui-même la potion.
Harry était maintenant certain que si le conseil d’administration de l’école ne lui retirait pas ses fonctions, il démissionnerait de lui-même, et cela ne pourrait qu’aggraver la situation actuelle.
Elle était déjà assez critique en ce qui concernait Slughorn le mardi matin, après l’empoisonnement, il avait déjà été menacé de suspension. Tout cela était provisoirement suspendu en attendant une réorganisation de l’école, mais le moment où il allait devoir s’expliquer n’allait pas tarder à arriver, et les rumeurs qui couraient sur lui maintenant n’allaient rien arranger.
Harry trouva qu’il serait nécessaire d’aller lui parler et d’aller discuter avec le nouveau directeur dès qu’il serait nommé.
Enfin, Hermione semblait elle aussi être au courant de ces rumeurs puisqu’on voyait qu’elle essayait d’écouter ce que les élèves disaient lorsqu’ils passaient près d’eux, l’air pensif.
Dans la salle commune, Ginny était en train de discuter avec trois autres filles de son année et elle sauta sur Harry à peine il apparut par l’entrée de la salle commune.
Un groupe de quelques élèves de première année s’approcha d’eux également et attendirent que Ginny le lâche enfin. Ron lança un regard mauvais à un élève qui lui arrivait tout juste au niveau du nombril mais celui-ci l’ignora et continua de fixer Harry. Hermione lança un regard électrique à Ron pour qu’il soit plus aimable.
- On voudrait avoir des renseignements à propos du Quidditch, demanda-t-il sur un ton poli.
- Quand est-ce que les entraînements commencent ? demanda un de ses camarades qui était juste à côté de lui.
- Il faudra d’abord faire les sélections, dit Harry d’un ton las. Ensuite, on pourra s’entraîner.
- Moi je veux être attrapeur ! s’écria un troisième qui était derrière.
- Le poste d’attrapeur est déjà pris, répondit Harry agacé.
Il trouvait que les élèves d’années inférieures étaient de plus en plus arrogants que lorsqu’il était lui-même plus jeune. Il n’aurait jamais parlé de cette façon à un élève de septième année lorsqu’il était en première année, mais c’était peut-être par timidité.
- Tout sera indiqué en temps voulu, expliqua Harry essayant d’être bien clair. Mais certains postes sont déjà occupés : attrapeur, gardien, et aussi certains poursuiveurs…
- Il ne reste plus rien ! s’exclama l’un d’eux, déçu.
- De toute façon les première année n’ont pas le droit de jouer au Quidditch, coupa Ron le ton grincheux.
- Et pourquoi Harry a pu jouer, lui ? demanda une fille qui venait de se joindre au groupe.
Ron s’apprêta à répondre mais Harry lui fit signe que ce n’était pas la peine.
- Si vous êtes en deuxième année, vous pourrez venir aux sélections, il faudra pourvoir les postes restants. Si vous êtes en première année, vous verrez l’année prochain, et je crois que mon successeur n’a vraiment pas de chance avec vous…
Un concert de protestations s’éleva du groupe de première année qui finit par sortir de la salle commune, fulminant contre ce qu’ils considéraient comme un abus de pouvoir de la part de Harry.
Harry commença à entrer dans l’appartement lorsque Hermione lui attrapa le bras :
- Harry, je pensais que l’on devrait aller à la Salle du Phénix, murmura-t-elle.
Ginny la remarqua immédiatement et s’enflamma un peu à la manière de Mrs Weasley.
- Oh non ! vous n’avez pas encore quelque chose à faire maintenant. Harry, tu m’avais promis !
- Non, rien de particulier, on comptais juste y aller comme ça, tu peux venir avec nous si tu veux, expliqua Hermione.
- OK, répondit-elle, retrouvant le sourire.
Elle prit Harry par la main et tous ressortirent de la salle commune, accompagnés de Fumseck qui volait lentement autour d’eux, Dobby qui était suspendu à ses serres, une main devant les yeux à cause de sa peur du vide :
- Oh non, non, non, Dobby ne peut pas continuer, Dobby a peur ! criait l’elfe.
Fumseck le déposa devant Harry et l’elfe tomba à plat ventre.
- Ca va Dobby ? demanda Harry, le relevant.
- Oui, mais Dobby a terriblement mal au cœur…
Ils continuèrent leur chemin vers l’entrée de la salle du phénix, beaucoup d’élèves regardaient Dobby en riant, celui-ci était vêtu d’un beau costume noir, mais il avait mis le bout de son pantalon dans ses chaussettes, une de couleur rose bonbon, et l’autre vert kaki. Il portait également un bonnet en laine rouge et noir. Mais ce qui était le plus drôle, c’était sa façon de marchait en titubant comme s’il avait bu, se suspendant à la main de Harry qui devait marcher penché pour être à sa hauteur.
Une fois dans la Salle du Phénix, ils s’installèrent tous autour de la table, dans les sièges confortables, et Hermione commença à parler, l’air sérieux.
- J’ai jugé, dit-elle comme si elle tenait une conférence importante, qu’il serait bon que nous apprenions quelques sortilèges supplémentaires dans le cadre…
Ron explosa soudain de rire et Hermione s’indigna d’avoir été coupée.
- C’est bien ce que je dis, tu ferais une bonne Ministre de la Magie, on dirait que tu viens nous annoncer une réforme sans intérêt, du genre sur les elfes…
- Justement, en y réfléchissant…
- Euh très bien on peut continuer, dit Harry soudainement. Il n’avait pas du tout envie d’entendre un discours sur les conditions de travail des elfes.
- OK, on va reprendre, je disais qu’il nous serait utile d’apprendre quelques sortilèges supplémentaires. J’ai bizarrement le pressentiment qu’ils pourraient nous être utile.
- Tu ne vas pas nous dire que tu es voyante maintenant, dit Ron brusquement, je croyais que tu n’aimais pas Trelawney ?
- Et bien non, je ne suis pas voyante, répondit-elle indignée. Mais ces sortilèges sont très utiles et je pense que l’on risque d’être amenés à nous en servir, peut-être même dans très peu de temps.
Harry donna un coup de pied sous la table à Ron et lui lança un regard sérieux.
De toute évidence, si Hermione voulait leur faire apprendre ces sortilèges, c’était pour la libération de Rogue prévue durant la nuit.
Ron finit par comprendre et il acquiesça pour lui-même. Pendant ce temps, Hermione était partie chercher des livres.
Elle revint avec un livre très bizarre, d’un rose éblouissant, très grand, et sur lequel étaient écrits en lettres argentées les mots « Significations du rose ». Le deuxième livre était très classique et très vieux.
- Voici donc Significations du rose et Bases de la Magie de Dissimulation.
- En quoi savoir la signification du rose peut nous être utile demanda Ron d’un air moqueur.
- J’avais vu là-dedans un sortilège intéressant qui permet de faire apparaître une lumière visible uniquement par celui qui fait le sortilège, expliqua-t-elle d’un air résolument sérieux. J’ai trouvé ça très utile, mais malheureusement, cette lumière est rose, il va falloir s’y habituer.
- Ca doit quand même être très utile, dit, Harry. Moi aussi, je suis certain que ça va nous servir un jour.
- Cet enchantement, expliqua Hermione, s’appelle l’enchantement de l’Illusion Rose. On va seulement essayer de l’apprendre, mais ils racontent beaucoup de choses sur cet enchantement dans ce livre, et certaines choses que je ne savais pas. Ils expliquent notamment que la puissance du sortilège est proportionnelle à la sensibilité au rose de celui qui le produit, je ne savais pas que l’on avait une sensibilité aux couleurs… Et évidemment, il y a encore des mathématiques là-dedans, c’est à en devenir fou. Ca m’étonne qu’on ne les enseigne pas à Poudlard, il y en a partout. Mais personnellement, je suis plutôt contente qu’il n’y en ai pas, en fait, je n’aime pas trop ça…
- C’est parce que tu ne comprends pas, dit Ron et Hermione devint toute rouge.
- Bien sûr que je comprends, dit-elle d’une voix suraiguë. Je ne comprends pas tout bien sûr, je n’en ai jamais fait, mais je connais les bases, je connais les tables de multiplication jusqu’à dix !
- Moi aussi, dit Ron.
- Et comment tu les as apprises ? demanda-t-elle stupéfaite.
- C’est logique…
- Dans ce cas, sept fois neuf, ça fait ?
- Euh…
Ron devint tout rouge et Hermione prit un air triomphant.
- Ca fait quatre-vingt-trois, c’est ça ?
- C’est bien ce que je pensais… tu ne les connais pas, ça fait soixante-trois !
- Comment peut-il y avoir des mathématiques en Magie ? demanda Ginny qui avait l’air étonné depuis l’apparition des mathématiques dans la conversation.
- Elles permettent de calculer les énergies, dit Hermione comme si elle était spécialiste en la matière. Abelforth nous a montré un exemple d’application ce matin, c’est très utile pour les types de Magie qui peuvent être dangereux, tels les rayonnements, il y a des formules, et j’ai vu ce matin qu’Abelforth a utilisé la fonction exponentielle, c’est vraiment merveilleux, même si je ne sais pas ce que ça représente ! Il y avait plein de symboles que je ne connaissais pas !
- Je croyais que tu n’aimais pas les maths ? demanda Ron.
- Euh, et bien en fait, je trouve que ça a l’air très intéressant, j’ai entendu parler de la fonction magique, il faut absolument que je voie ce que c’est, des mathématiques magiques, ça doit être absolument merveilleux…
- Et à propos de ce sortilège ? demanda Harry.
- Rien, il nous suffira de savoir la formule et d’avoir une certaine sensibilité au rose. Car d’après ce que j’ai compris, c’est quelque chose d’inné, et on ne pourra pas s’entraîner pour en avoir plus. J’espère quand même qu’on pourra y arriver, c’est de la belle Magie. Mais évidemment, comme c’est un enchantement, c’est plus compliqué qu’un simple sortilège. Cependant, avec un peu de concentration, on devrait pouvoir y arriver.
- Parce qu’un sortilège est différent d’un enchantement ? demanda Harry, je croyais que c’était la même chose…
- Tu vois qu’il faut m’écouter lorsque je dis qu’il faut être plus attentif en cours. Si tu avais été sérieux lors de notre deuxième cours de sortilèges en première année…
- Tu t’en souviens encore ! s’exclama Ron.
- Les cours ne sont pas faits pour être oubliés, dit gravement Hermione.
- Oui, mais de là à se souvenir que c’était le deuxième cours…
- Ca me permet d’avoir un aperçu de notre progression.
- Ca ne sert à rien, tu connais déjà par cœur les programmes…
- Ca n’empêche qu’il faut écouter en cours, coupa-t-elle.
- Et finalement, c’est quoi la différence ? demanda alors Harry.
- Un enchantement est une combinaison de sortilèges de manière à créer un effet magique nouveau, chaque sortilège agissant dans un ordre bien précis sur les autres, maquant les effets propres à chacun de ces sortilèges au profit de l’enchantement final.
- Ah oui, dit Harry se rappelant vaguement cette définition.
- Mais il n’est pas nécessaire de connaître séparément ces sortilèges, on peut le faire, certes, mais pour tout enchantement, il existe au moins une incantation qui permet de réaliser tous les sortilèges nécessaires de manière organisée, on ne les connaît d’ailleurs pas encore toutes pour tous les enchantements. D’ailleurs, en général, les sortilèges que l’on considère par abus de langage des sortilèges sont des enchantements, tu vois ce que je veux dire. A l’origine, le mot sortilège n’existait pas. Il n’est apparu qu’aux alentours du XIVe siècle pour désigner les enchantements les plus courants et les plus simples, qui n’ont cessé de se simplifier. En théorie, les sortilèges n’existent donc pas, il résultent tous en effet de plusieurs interactions entre la Magie.
- Et pour celui-ci, il existe une formule ? demanda Harry.
- Oui, c’est inlumins rose, répondit Hermione, on va essayer tous en même temps…
- Inlumins rose ! dirent-ils en cœur.
- OK, on va donc essayer, il faut voir rose, attention, on y va…
- Inlumins rose !
- Whao ! s’exclama soudain Ginny en regardant partout autour d’elle.
Harry, Ron et Hermione se tournèrent vers elle. Dobby cherchait dans la Salle du Phénix ce qui avait bien pu la pousser à produire cette exclamation mais il ne voyait rien d’anormal.
- C’est génial ! dit-elle. Vous voyez quelque chose ?
- Non, c’est comment ? demanda Hermione intéressée et stupéfaite.
- C’est rose ! c’est lumineux ! dit Ginny d’une voix émerveillée.
- C’est logique, dit Hermione. Tu peux arrêter en utilisant le Finite Incantatem…
- Oh non ! tout est beau comme ça.
- OK, nous allons continuer, nous, dit Hermione. Allez, on recommence.
Au moment de prononcer l’incantation, Harry regarda Ginny, il la trouvait magnifique.
Soudain, une lumière rose apparut dans sa tête, tout venait de s’illuminer…
Ce n’était pas dans sa tête, une lumière rose très brillante baignait dans la Salle du Phénix. Elle semblait venir de nulle part, traverser les murs et les étagères de la bibliothèque, du sol, du plafond.
- Ca a marché, dit simplement Harry tout en regardant autour de lui lentement.
- Ah bravo ! dit Hermione contente.
- Toi aussi, tu vois tout rose ? demanda Ginny.
- Ouais, répondit Harry.
- C’est merveilleux !
- Oui, c’est merveilleux, dit Harry en contemplant cette lumière qui avait en plus pour effet de le faire se sentir bien, pour il ne savait quelle raison.
- OK Harry, c’est parfait, tu vas pouvoir maintenant t’entraîner à l’enchantement de l’Ouverture invisible.
- Quoi ? dit Harry revenant brusquement à la réalité.
- Regarde dans les Théories de Magie de Dissimulation. Il y a un marque-pages.
Harry ouvrit le livre. De plus près, il était encore plus usé que de loin. Il le feuilleta et remarque des écritures par endroits, entre les lignes ou dans les marges.
Son cœur fit un bond dans sa poitrine. Il venait de reconnaître l’écriture fine et penchée de Dumbledore. Il venait de prendre conscience qu’il marchait sur ses pas.
A la page de l’enchantement de l’Ouverture invisible, le texte était effacé, un peu comme si le livre était resté ouvert à la lumière longtemps à la même page.
VII. OUVERTURES INVISIBLES
Introduction
L’Ouverture invisible est un enchantement classique de la Magie de Dissimulation, car il combine une série de sortilèges élémentaires de ce domaine de Magie, tels des sortilèges de disparition, de transformation, et de modification des structures élémentaires de la Magie.
Il existe sous la forme de différentes variantes plus ou moins complexes mais est en général d’un niveau élevé car il nécessite à la fois une compréhension théorique parfaite de son fonctionnement, et des savoirs pratiques élevés dans le domaine de la Magie des Rayonnements.
Il nécessite en outre de savoir maîtriser l’énergie dégagée voire l’utiliser lors de l’action de sortilèges de disparition et permet d’appréhender les liens entre matière massique et matière magique.
VII.1. Utilisation de l’enchantement
VII.1.1. Présentation
L’Ouverture invisible est un enchantement qui agit notamment sur la matière massique par définition, et sur la matière magique par nécessité.
Cet enchantement consiste à supprimer la matière massique d’un morceau d’une paroi, quelle que soit son épaisseur et sa matière, tant qu’elle est rigide, sur une profondeur dépendant de la durée d’application de l’enchantement.
VII.1.2. Intérêt de l’enchantement basique
L’intérêt principal de cet enchantement est que cette ouverture n’apparaît pas visible, l’observateur aperçoit toujours le mur dans l’état tel qu’il était avant l’application du sortilège. Ainsi, l’Ouverture invisible créée n’est accessible qu’à ceux qui en connaîtraient l’endroit, et à ceux qui la trouveraient par hasard.
Il peut ainsi permettre de réaliser une ouverture de communication entre deux lieux ou un simple refuge utile pour se cacher.
VII.1.3. Inconvénients
Cependant, la version purement basique de cet enchantement présente des lacunes. Il est possible de repérer cette ouverture par une analyse rayonnancique, ou par des mouvements de matière gazeuse.
De nombreux sorciers se sont attachés à rechercher des améliorations pour cet enchantement dans l’histoire de la Magie. Certaines, simples, ont pu être intégrées au mécanisme de l’enchantement sans le perturber, d’autres ont été impossibles à réaliser dans la pratique à cause de la complexité du mécanisme du sortilège même si elles restent possibles théoriquement.
VII.1.4. Améliorations de l’effet de base
Diverses améliorations de cette version basique de l’enchantement sont efficaces.
La principale d’entre elles, mais aussi probablement la plus difficile, concerne la simulation d’une émission de rayonnements magiques similaires à ceux de la paroi initiale, par ajout de divers autres sortilèges judicieusement choisis.
D’autres, qui sont notamment des sortilèges de sens unique, ou de sélection matérielle, permettent de ne pouvoir emprunter l’ouverture que dans un sens, ou bien ne laisser passer que des solides, ou que des gaz (pour éviter des transferts thermiques notamment, ou, au contraire, pour les favoriser), ou que des rayonnements, en fonction de la catégorie du sortilège de sélection matérielle appliqué.
VII.2. Fonctionnement de l’enchantement
VII.2.1. Nécessité d’un socle spatio-temporel
Le fonctionnement de cet enchantement s’appuie sur un socle qui est une organisation de sortilèges placés dans un cadre à la fois temporel et spatial.
Les différentes recherches menées sur cet enchantement ont montré que l’enchantement était trop instable s’il ne s’appuyait pas sur un tel socle, instabilité qui était due en grande partie à une destruction de la structure stable de la Magie par les rayonnements émis par la matière massique.
Les différentes expériences ont permis d’établir un modèle de socle qui est maintenant appliqué sans réserve, appelé socle de Laplace.
VII.2.2. Etude éclatée des différents mécanismes composant l’enchantement
VII.2.2.1. Mécanismes imaginaires
Les mécanismes que l’on appelle imaginaires sont des sortilèges ou des enchantements, ils utilisent toutes formes de Magies et de rayonnements magiques.
VII.2.2.1.1. Sortilège Disséquant, sortilège Liant, et sortilège de Suspension interactionnelle
VII.2.2.1.1.1. Sortilèges de double structure
Les sortilèges Disséquant et Liant sont des sortilèges de type « de double structure » car ils permettent de toucher au lien entre matière magique et matière massique.
VII.2.2.1.1.2. Force supra-cohésive
La matière magique et la matière massique ont tendance à se rapprocher et à fusionner sous l’effet de la force supra-cohésive, pour former une matière dite complexe, composée d’une partie que l’on appelle réelle, qui est la partie massique, et d’une partie imaginaire, qui est la partie magique. On appelle ainsi cette partie car elle ne peut être observée directement, on ne peut en voir que les effets. Ainsi, en fonction de la quantité de masse et de la quantité de Magie, cette force varie, elle est d’autant plus grande que la quantité de masse et de Magie sont grandes. La valeur de cette force, exercée par une quantité