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COURS N°1
Des origines de la Magie aux premières sociétés magiques
Introduction
La Magie telle que nous la connaissons aujourd’hui est le fruit d’une longue évolution. En cours d’Histoire de la Magie, nous ne nous intéresserons pas à la façon dont elle a évolué pour en arriver à sa forme actuelle, mais plutôt à comment les sorciers ont construit une communauté bâtie autour d’elle.
L’étude des différents types de Magie, des mécanismes d’évolution, des théories sur la matière magique ne se fera qu’en cours de Théories de Magie.
De même, les formes de Magie animale ne seront pas étudiées dans notre discipline.
En Histoire de la Magie, notre étude commence donc aux premières traces de Magie chez les êtres humains.
Dans ce premier cours, nous couvrirons une large période, qui commence de l’apparition des premiers représentants de la lignée humaine il y a 7 millions d’années, à l’apparition des premières formes de regroupements sorciers et à la scission avec le monde non magique aux alentours des années 950.
1. Toumaï, le premier sorcier ? (-7 Ma)
Le 17 août 1973, John Klinz, un américain de l’Institut de Recherche Magique Paléontologique a découvert le crâne de Toumaï (document 1), dans le désert Tchadien, qui est considéré aujourd’hui comme le plus ancien Hominidé.
Aujourd’hui, le crâne a été totalement analysé par de nouveaux procédés magiques, et il semblerait que l’Institut de Recherche Magique Paléontologique veuille remettre le crâne aux Moldus pour faire avancer leur propre recherche.
Le crâne a été daté d’environ 7 millions d’années et est à ce titre le plus ancien Hominidé connu. Cependant, ce n’est pas cette découverte qui est la plus importante.
L’analyse du crâne révèle un très fort taux de matière magique qui révèle que le crâne a appartenu à un être ayant eu des pouvoirs magiques.
Après une analyse plus approfondie, il a été révélé que celui-ci avait un don d’autométamorphoses. Depuis, de nombreux autres fossiles ont été analysés et il semblerait que tous aient eu des pouvoirs magiques.
Cependant, tous les ancêtres de l’homme n’ont pas eu des pouvoirs magiques, et l’Institut en a conclu que les crânes d’hommes sans pouvoirs magiques se dégradaient très rapidement lorsqu’ils étaient enfouis sous la terre.
Avant Toumaï, aucun fossile qui aurait pu appartenir à la lignée humaine n’a été retrouvé. On ne sait donc pas encore vraiment la date d’apparition de la vie humaine, car il se peut que les pouvoirs magiques se soient transférés sur les hommes que plus tard. L’existence de pouvoirs magiques étant établie depuis une date très antérieure, 3 milliards d’années sur certaines bactéries.
Ainsi, la première trace d’hommes ayant des pouvoirs magiques remonte à 7 millions d’années, mais pourrait être remise en cause par la découverte de nouveaux fossiles.
2. Sorcier, une erreur de la nature (-7 Ma - 730)
Jusqu’au début du VIIIe siècle de notre ère, le fait d’être sorcier constituait était totalement aléatoire, comme une maladie, un défaut de conception.
De nos jours, on n’a retrouvé aucune trace de cas de transmission de ce « caractère » sorcier de descendants en descendants significatifs.
A l’époque préhistorique, aux débuts de l’humanité, les cas sont tellement rares qu’il est clair qu’aucune transmission n’a pu être possible.
Au cours des temps, le nombre de cas d’humains possédant des pouvoirs de sorcellerie a augmenté sensiblement. D’après les estimations, il était de un pour dix millions à l’époque de Toumaï (il n’y avait évidemment pas dix millions d’humains, il s’agit seulement d’une probabilité), un pour un million il y a cinq millions d’années, un pour cent mille il y a quatre millions d’années, un pour cinquante mille il y a deux millions d’années, un pour trente mille il y a un million d’années, un pour dix mille il y a trois cent mille ans, un pour huit mille il y a cinquante mille ans, et jusqu’à un pour quatre mille il y a mille cinq cent ans.
Après cette période, la Magie est devenue héréditaire, et les cas d’apparition de pouvoirs magiques chez les moldus se font à la fréquence de un pour cinq cent mille de nos jours.
Entre l’an 1500 avant Jésus Christ et l’an 950, on pense que les sorciers ont dû procréer, et qu’à partir de ce moment, la transmission de la Magie par la reproduction est devenue possible.
A l’époque, le rapprochement entre sorciers était en effet un moyen de sécurité pour eux. Ils étaient souvent rejetés et persécutés à cause de leurs pouvoirs qu’ils n’arrivaient souvent pas à cacher.
Etre sorcier était même passible du bûcher et les sorciers vivaient dans la peur que leur don soit révélé, s’ils n’avaient pas déjà été tués dès leur naissance si l’on avait repéré leurs pouvoirs.
Une période d’observation commence donc, les sorciers s’aperçoivent que leurs dons sont compatibles, et ils s’isolent dans les forêts, dans les montagnes, donnant naissance à de nouveaux sorciers, alors que d’autres apparaissent au sein de la population Boudonne, au rythme de un pour quatre mille habitants.
3. Les sociétés primitives (730 - 950)
Les sorciers isolés commencent donc par se regrouper en familles, et ces familles vivent proches les unes des autres.
Même si elles n’ont pas de dons autres que les autométamorphoses (la première forme de Magie), elles cohabitent et unissent leurs forces pour les besoins de la vie quotidienne. On ne parle pas encore de sociétés magiques, puisque leurs dons ne sont pas encore exploités, mais de sociétés primitives.
Cependant, les sociétés primitives ne sont pas encore coupées du monde Boudon, elles se fournissent de plus en plus en sorciers échappés du milieu Boudon, et utilisent parfois les ressourcent de leur ancienne société.
4. La scission avec le monde Boudon (950-1100)
La scission avec le monde Boudon intervient cependant en 950, les sociétés primitives se coupent progressivement, et les sorciers développent d’autres dons que les dons d’autométamorphoses.
Les sorciers découvrent qu’ils ont des pouvoirs supplémentaires lorsqu’ils fabriquent des baguettes magiques.
La découverte de la baguette magique s’est faite par un pur hasard. Elle est datée de 950 approximativement, grâce à un berger qui aurait utilisé un bois magique pour cane, tout en décorant le manche avec des herbes magique et qui aurait fait disparaître un mouton en le pointant avec sa cane.
Très rapidement, la nouvelle s’est répandue et de nombreux types de baguettes rudimentaires sont nés (document 2), conférant aux sorciers de nouveaux pouvoirs.
En quelques années, les sociétés primitives s’étaient totalement transformées, donnant naissance aux sociétés magiques.
Les sorciers ne se regroupaient plus pour des raisons de sécurité, mais pour leur Magie, qu’ils exploitaient pleinement. Leur mode de vie était totalement centré autour d’elle.
Dès lors, ils n’avaient plus besoin de la société Boudonne dont ils se séparaient rapidement.
Le seul lien qui persistait avec elle était l’arrivée massive de sorciers apparus dans des familles Boudonnes.
Mais ce lien a rapidement décrû et en l’an 1100, on peut considérer que l’apport en nouveaux sorciers des sociétés Boudonnes était devenu totalement négligeable par rapport à la croissance de la société sorcière, puisque le taux d’apparition de sorciers était remonté à l’actuel qui est de un pour cinq cent mille.
Conclusion
De la naissance des premiers sorciers il y a sept millions d’années, à l’apparition des premières sociétés magiques, il n’y a eu que peu d’évolution. Cette période n’a donc pas d’intérêt historique. Il est beaucoup plus intéressant de l’étudier du point de vue paléontologique (hors programme de septième année) ou du point de vue du fonctionnement de la Magie (cours de Théories de Magie).
Cependant, ce cours était essentiel pour expliquer l’apparition des premières sociétés magiques aux alentours des années 950.
L’essentiel de l’histoire de notre communauté magique commence donc à cette date, et fait l’objet de la suite du programme d’Histoire de la Magie étudié pour les épreuves d’ASPIC.
Il est donc essentiel de retenir les quatre étapes essentielles de ce premier cours, de savoir les situer chronologiquement, et d’être capable de donner quelques exemples.
On pourra compléter cette étude en consultant de nombreux livres traitant de cette époque, dont le tome 1 de l’Encyclopédie de l’Histoire de la Communauté Magique, que l’on trouvera à la bibliothèque, ou encore l’Etude des Sociétés Primitives de J. Horfmeist.
Harry prit ensuite le troisième parchemin qui concernait le cours d’étude des relations internationales.
Etude des relations internationales
COURS N°1
Rappel des connaissances et introduction au programme
Le premier cours d’étude des relations internationales sera un cours participatif ou chacun donnera son avis sur l’action internationale du Ministère de la Magie au cours des dernières années. Vous pouvez donc commencer à y réfléchir et à vous remémorer certains faits importants.
B. Fresnel
Enfin, Harry lut le dernier parchemin pour le cours du professeur Fitzaethelbert.
Théories de sortilèges
COURS N°1
Le vocabulaire et les notions de base
Introduction
Afin de bien comprendre les cours de théories de sortilèges, il est important de connaître certains mots de vocabulaire essentiels.
Ce cours vise à rappeler le vocabulaire et à introduire quelques notions nouvelles.
1. Les différentes formes de charmes
On désigne généralement par sortilège l’ensemble des actions magiques effectuées à l’aide d’une baguette magique. C’est cependant une erreur, et cela crée une confusion avec les sortilèges qui sont des actes de Magie non complexes. Le nom original est pourtant charme. Notre discipline devrait donc s’appeler « les Théories de Charmes ». Désormais, dans le doute, on ne parlera plus de sortilège, mais de charme.
Les charmes les plus complexes sont les enchantements, ils peuvent l’être plus ou moins, et sont un regroupement de plusieurs sortilèges, actes de Magie beaucoup plus simples.
Les sortilèges ne sont cependant pas les actes de Magie les plus simples, ils sont eux même composés de ce que l’on appelle les actes élémentaires. Mais c’est une théorie récente, qui ne date que des années 1930 et nous allons probablement en découvrir plus dans les années à venir.
L’essentiel est de retenir les quatre définitions suivantes exigibles aux épreuves d’ASPIC :
Charme :
On désigne par charme tout acte de Magie réalisé à l’aide d’une baguette magique. Les charmes comprennent les sortilèges élémentaires, les sortilèges et les enchantements.
Sortilège élémentaire :
Les sortilèges élémentaires sont les actes de Magie les plus simples qui existent. Ils n’ont aucun intérêt en eux-mêmes et n’ont aucun effet si ce n’est l’émission de rayonnements parfois perceptibles tels que de la lumière ou de la chaleur.
Sortilège :
Un sortilège est la composition de sortilèges élémentaires la plus simple et qui permette de réaliser un effet magique notable, autre que l’émission de rayonnements, c’est-à-dire l’affectation d’un autre objet ou de son apparence, d’une autre forme de Magie, ou d’une personne.
Enchantement :
On regroupe sous le terme d’enchantement l’ensemble des compositions de sortilèges élémentaires qui ne sont pas les plus simples possibles, et ayant des effets magiques différents de ceux de sortilèges existants. En fait, on peut mettre en évidence le fait que les enchantements sont la composée de plusieurs sortilèges, permettant d’obtenir un effet magique nouveau.
2. Histoire des sortilèges élémentaires
L’étude des sortilèges élémentaires se fera plus profondément en Théories de Magie et éventuellement en études supérieures.
Cependant, nous allons en décrire les aspects principaux en cours de sortilèges.
En 1847, l’espagnol Alonso Girolamo affirme dans son ouvrage Expériences sur la constitution de la matière, que les sortilèges les plus simples sont en réalité beaucoup plus complexes qu’on le croit.
Son expérience consiste à utiliser des filtres de rayonnements. En envoyant des sortilèges sur des filtres différents, qu’il change à chaque expérience, il constate que le sortilège perd toute son utilité, et que l’effet magique disparaît ou change. En analysant le sortilège obtenu, il se rend compte que pourtant, il contient bien de la Magie. Cependant, on manque encore de connaissances à l’époque pour que Girolamo puisse en tirer des conclusions claires.
Et il faut attendre presque un siècle pour que les conclusions de cette expérience puissent être analysées de manière correcte.
En 1930, William Margaritus utilise les connaissances récentes sur la composition de la matière magique. Il refait l’expérience de Girolamo, mais en étudiant beaucoup plus précisément le sortilège entrant sur le filtre, et le sortilège obtenu à la sortie.
Il effectue le test sur plusieurs centaines de sortilèges et consigne très précisément les résultats.
En les analysant rigoureusement, il constate que les sortilèges sont composés de plusieurs types de « rayonnements » dont certains sont présents dans un très grand nombre de sortilèges.
Il en conclue que certains de ces rayonnements sont arrêtés par des filtres, et montre ainsi leur grande diversité. Les sortilèges ne sont dès lors plus considérés comme les actes de Magie les plus simple.
Cela ne dit cependant pas si nous sommes capables de produire ces rayonnements, que l’on nomme désormais sortilèges élémentaires.
En 1947, Christon et Fall analysent les rayonnements naturellement émis par les sorciers, et il observe que ce sont les mêmes que ceux présents dans les sortilèges.
Après d’autres analyses, ils établissent que les sortilèges sont en fait la concentration de certains rayonnements naturellement émis par les sorciers, et que tous les sorciers les émettent, sans exception.
La dernière interrogation qui subsiste est l’effet potentiel de ces sortilèges élémentaires.
La réponse tombe très récemment en 1985, après les expériences de Haïo Tanghudaï, qui montre qu’ils ne peuvent pas avoir les mêmes effets qu’ont les sortilèges. En revanche, ils peuvent agir sur la pensée et sur l’humeur des sorciers.
Cependant, il montre qu’en les composant, les rayonnements magiques acquièrent parfois des pouvoirs magiques et deviennent ainsi des sortilèges. On entend par composition l’action d’un premier rayonnement sur autre, avec parfois une coaction. Evidemment, la composition ne s’arrête pas à deux rayonnements, il peut y avoir des boucles, des branches…
3. Les sortilèges, bases de la création de nouveaux charmes
Nous n’étudierons pas particulièrement dans ce chapitre les sortilèges, et désormais, en cours de Théories de Sortilèges, nous les considérerons comme la base de notre travail, les sortilèges élémentaires feront l’objet du cours de Théories de Magie.
Nous ne travaillerons donc que sur les sortilèges, et la façon de les composer pour obtenir et créer des effets magiques nouveaux, ce qui nous emmène aux enchantements.
4. Les enchantements, aboutissement de la recherche en Théories de Sortilèges
L’essentiel des cours de Théories de Sortilèges sera de réussir à étudier les effets qu’ils ont les uns sur les autres, de manière à les composer intelligemment pour créer de nouveaux enchantements.
Ce n’est pas l’objet de ce premier cours, mais il est d’abord nécessaire d’acquérir certaines nouvelles notions sur les enchantements, qui seront nécessaires pour la suite de notre travail.
La structure d’un enchantement est la forme que prend la composition des sortilèges qui le composent. Elle décrit l’ensemble des étapes qui permettent de réussir l’enchantement.
4.1. Branches, boucles et ordre d’un enchantement
Une branche est une succession de sortilèges agissant les uns sur les autres, on dit que c’est un mécanisme linéaire.
Une boucle est une succession de sortilèges dont le dernier agit à nouveau sur le premier. Ce genre de mécanismes est très rare car il est en général difficile à maîtriser.
Une division de branches est le dernier sortilège d’une branche qui va agir sur deux branches différentes.
Une jonction de branches est deux derniers sortilèges de deux branches différentes qui vont agir sur un autre pour former une troisième branche.
Evidemment, une branche peut se diviser en plus de deux branches, et plus de deux branches peuvent se rejoindre.
On appelle ordre d’un enchantement le nombre de ses branches principales. Un enchantement est d’ordre 2 s’il est composé de deux branches principales, il est d’ordre n s’il est composé de n branches principales.
On appelle ordre global deuxième d’un enchantement, le nombre de branches moyennes par branche principale. Un enchantement ayant en moyenne quatre branches par branche principal a pour ordre global deuxième 4. Si le sortilège a n branches principales, alors on dit qu’il est d’ordre n[4]. L’ordre deuxième est généralement l’entier le plus proche de la véritable moyenne.
On appelle ordre global n-ième le nombre de branches moyennes par branche (n – 1)-ième. Un enchantement qui comporte neuf branches principales, comportant chacune en moyenne quatre branches deuxièmes, comportant chacune en moyenne deux branches troisièmes, comportant chacune en moyenne une branche quatrième, a pour ordre
. En général, l’ordre n-ième est un nombre entier, sauf s’il est inférieur à un, dans ce cas, on conservera une valeur approchée. L’ordre (n + 1)-ième n’est pas en général plus grand que l’ordre n-ième.
Enfin, il arrive parfois que des enchantements aient des ordres n-ièmes remarquables tels que ou e. Ce sont en général des enchantements beaucoup plus puissants et peu accessibles.
On verra ultérieurement que le nombre de branches principales n’est lui aussi pas forcément entier puisque l’enchantement peut aussi avoir une structure variable.
4.2. Structures remarquables
L’étude de nombreux enchantements a permis de mettre en évidence des structures remarquables.
De nombreux enchantements ont une structure linéaire, c’est-à-dire constituée d’une seule branche, cependant, cette structure ne permet de créer qu’un nombre limité de nouveaux effets.
On trouve aussi des structures en parallèle, ce sont des enchantements composés de deux ou trois branches principales qui se rejoignent. Les possibilités de réussite de nouveaux effets sont faibles, mais supérieures à la structure linéaire.
La structure de cylindre permet énormément de possibilités, puisque les branches peuvent s’entrecroiser à volonté, et que l’on peut y incorporer des étapes intermédiaires. Un enchantement à structure cylindrique est cependant extrêmement difficile à réaliser puisque il n’y a pas de point de départ comme pour les autres structures.
En revanche, la structure de cône vectoriel résout ce problème, en en apportant un autre, puisqu’en général, les sortilèges « divergent », et ne contribuent plus à l’enchantement. Souvent, il est nécessaire d’y coupler des sortilèges de très haut niveau et très abstraits pour le réussir. Il permet cependant une plus grande variété d’enchantements.
Enfin, une grande majorité d’enchantements n’ont pas de structure particulière, mais leur réussite demande une compréhension particulièrement claire du mécanisme, ce qui est souvent plus difficile que pour les enchantements à structure. Néanmoins, on peut agencer des sortilèges dans n’importe quel ordre si l’on ne leur donne pas de structure, permettant en théorie de retrouver tous les enchantements qui peuvent exister.
Conclusion
Il est essentiel de retenir la différence entres charme, sortilège élémentaire, sortilège et enchantement.
La suite du programme de Théories de Sortilèges se décompose de la manière suivante :
1. Etude de quelques sortilèges abstraits, c’est-à-dire les sortilèges qui n’ont pas d’utilité pratique, mais qui entrent dans le mécanisme d’un grand nombre d’enchantements. Leur connaissance sera nécessaire pour la suite.
2. L’apprentissage de quelques enchantements de base et la compréhension de leur mécanisme.
3. La recherche et l’élaboration de nouveaux enchantements, la recherche de simplifications pour des mécanismes déjà inventés.
Les différentes parties de se programmes seront traitées alternativement en fonction des enchantements traités en classe.
Les structures abordées dans la quatrième partie de ce cours seront revues, complétées et approfondies dans des cours ultérieurs.
L’objet du prochain cours sera les formules. On verra qu’il n’existe pas nécessairement de formules pour un enchantement, et que celui-ci est ainsi beaucoup plus difficile à réussir.
Harry releva la tête de ses parchemins et but une gorgée de thé. Ron semblait s’ennuyer profondément en lisant ces cours très théoriques.
Hermione, au contraire, avait déjà fini et lisait maintenant le cours de Théories de Magie Noire.
Harry s’assoupit un instant, regardant au dehors, et il remarqua que le bruit de sa respiration s’était synchronisé avec une sorte de grondement régulier que l’on entendait venir des entrailles du château.
Un grondement ? Harry sursauta.
- C’est quoi ça ? demanda-t-il.
- Quoi ? demanda Hermione.
- Ce bruit, ce grondement ?
Hermione et Ron se turent, on sentait même le sol vibrer.
- Harry, ce ne sont pas des grondements, mais des explosions ! dit Hermione.
- Des Mangemorts ? demanda Ron, inquiet.
- Je ne sais pas…
Harry se leva et regarda dans le parc par la fenêtre, il n’y avait aucune trace de Mangemorts.
- C’est dans le château, descendons ! dit-il.
Immédiatement, Hermione et Ron le suivirent, et ils coururent pour descendre vers le deuxième ou le troisième étage, traversant une salle commune de Gryffondor déserte.
Il en était de même des couloirs, et au fur et à mesure qu’ils descendaient, les explosions se faisaient de plus en plus fortes.
- Oh mais qu’est-ce que ça peut bien être, demanda Hermione. Il n’y a personne dans les couloirs !
- Je te rappelle qu’on est lundi, dit Harry.
- Ah oui, c’est vrai, admit Hermione.
Finalement, ils arrivèrent dans le couloir du troisième étage, désert, encore une fois, même la cafétéria… et le bruit semblait venir du couloir d’en dessous.
Ils descendirent l’escalier en courant et Hermione qui était devant manquant de peu de se faire décapiter par une fusée qui était passée à toute allure.
Dans le couloir du deuxième étage, il n’y avait ni Mangemorts, ni attaque… mais un millier d’élèves entassés, ainsi que les professeurs et des membres du Ministère, au-dessus desquels explosaient des feux d’artifices qui provenaient de toute évidence de chez Fred et George.
Sur le mur de gauche, il y avait une grande affiche sur laquelle étaient marqués les mots :
- Le Londonien, comment ai-je pu oublier ! s’exclama Hermione en se tapant le front.
- Ils en font beaucoup de publicité, remarqua Harry. Tout ça pour un journal…
- Allons voir, je suis sûre que ça doit être très intéressant.
- Vous pouvez déjà ramener vos tickets au stand, résonna la voix de Scrimgeour, je vous rappelle qu’il y a deux places à la finale de la coupe du monde de Quidditch à gagner !
- Ca explique tout… dit Harry ironiquement.
Ils essayèrent tant bien que mal de traverser la foule pour s’approcher et prendre un exemplaire du Londonien.
- Harry !
Il se retourna et ne put voir qu’une masse de cheveux roux qui l’étouffaient.
Après deux minutes, Ginny lâcha enfin son étreinte.
- Où étiez-vous ? Je ne vous ai même pas vu à midi !
- On avait quelques trucs à faire, répondit Harry, mais on est de retour maintenant.
- Vous avez tout raté, c’est dommage !
- L’important est de pouvoir lire le journal, répondit Hermione.
- Qu’est ce qui s’est passé ? demanda Harry.
- Ben en fait, pendant le repas de midi, Scrimgeour est venu dire que les cours étaient annulés en début d’après-midi sans dire pourquoi. Et puis nous sommes tous montés dans ce couloir ensuite, il y a un stand là-bas.
Elle montra l’opposé du couloir.
- Il y avait plein de friandises, et ils ont commandé plein de pétards de chez Fred et George, dit-elle en parlant fort pour couvrir le bruit des fusées et des discussions. Normalement, il y avait un exemplaire du journal pour chacun, avec un ticket dedans pour gagner des places à la coupe du monde, nous ça ne nous intéresse pas, c’est sûr.
- Où c’est qu’il faut prendre le journal ? demanda Harry.
- Sur le stand, là-bas ! Venez.
Il y avait une grande table face aux escaliers qui menaient au hall, derrière laquelle se tenait Scrimgeour, en grande discussion avec un homme qui avait de grandes moustaches et qui ressemblait un peu à un gaulois.
- Harry ! enfin te voilà ! Je commençais à m’inquiéter à ne pas vous voir venir.
- On n’allait pas rater ça, dit Hermione.
- D’abord je vous présente Obélus Geoffe, directeur du Département de l’Information.
- Enchanté, répondit le sorcier qui ressemblait à un gaulois.
Tous les trois répondirent, et Scrimgeour leur donna un exemplaire du Londonien qu’il sortit d’une caisse sous la table.
La présentation du journal était très soignée, mais aussi simple et moderne.
Son nom était écrit en gros, en écriture cursive. En dessous, il y avait écrit le slogan du journal, en lettres qui oscillaient autour de l’horizontal. Le tout était largement illustré et coloré à souhait, mais tout en restant sobre.
Le Londonien
Le journal du Ministère de la Magie
N°1 : Edition du lundi 02 septembre 1997 5 Noises
EDITO par Rufus Scrimgeour
C’est avec grand plaisir que le Ministère lance son journal d’information. Au début, ce sera un irrégulomadaire, c’est-à-dire qu’il sera publié lorsque sa publication sera rendue nécessaire, pour des évènements particuliers, ou pour des actualités importantes.
Ce journal est évidemment présenté pour vous assurer une information officielle et exacte, depuis que la direction du premier journal de notre communauté, la Gazette du Sorcier, a décidé de publier des mensonges grossiers. Ce journal fait désormais partie de la liste noire des journaux mensongers et manipulateurs.
Ce premier numéro est gratuit, son prix très raisonnable sera de 5 Noises pour les prochaines éditions.
L’ensemble du Ministère de la Magie vous souhaite une agréable lecture.
DOSSIER Le London Lap entrera bientôt en service
L’aménagement du Hall de la Paix se poursuit à vitesse grand V. De nombreuses nouvelles boutiques s’y sont déjà installées dans le week-end, et le mouvement se poursuivra au cours de la semaine suivante.
Quant aux bureaux du Ministère, le déménagement d’une partie des locaux a commencé, en raison du manque de place dans l’immeuble actuel.
Les rails du London Lap, le futur train qui reliera le Ministère de la Magie, le Hall de la Paix, la gare de King’s Cross, l’hôpital Sainte-Mangouste et le Chemin de Traverse ont été posés dans les galeries souterraines. La station du Hall de la Paix et de l’hôpital Sainte Mangouste ont déjà été construites, et les ouvriers attaqueront cette semaine la construction de la station du Ministère de la Magie qui sera accessible par le fond du Hall d’entrée, et des quatre stations du Chemin de Traverse (le Chaudron Baveur, le Bureau des Aurors, Gringotts, l’Allée des Embrumes). Voici d’ores et déjà un plan des réseaux Poudlard express, déjà en service, et London Lap, qui entrera en service dans le courant de la semaine prochaine.
Le principal membre de l’opposition à l’action du Ministère de la Magie menée par Rufus Scrimgeour, George Prinvalle, avait dénoncé lors de l’annonce de ce projet, un projet ambitieux, inutile et cher. Il se plaignait de l’abandon du Magicobus, cher selon lui à de nombreux sorciers.
Les sondages ont désapprouvé son avis par 76 % de la population. Rufus Scrimgeour a cependant tenu à rassurer la population au sujet du Magicobus : « Evidemment, nous n’abandonnons pas le Magicobus ! Le projet du London Lap vient à le compléter. Après enquête, nous nous sommes aperçus que très peu de sorciers utilisaient le Magicobus pour des trajets dans Londres intra muros. Ils utilisaient le plus fréquemment le transplanage ou le métro Moldu. Hors, avec la mise en sécurité de tous les lieux publics magiques par les sortilèges Anti-transplanage, cela deviendra impossible. Nous avons ainsi opté pour une combinaison entre Portes à Transplaner et réseau ferroviaire. Les trajets seront courts et gratuits pour le London Lap, et mettront un peu plus de convivialité. C’est une avancée importante pour notre communauté magique. ».
JUSTICE Les procès des Mangemorts débutent cette semaine
Les procès des Mangemorts pourront commencer cette semaine, d’après le Département de la Justice Magique.
Le Directeur du Département, Jonas Johnson, a déclaré que la collaboration entre le Département de la Justice Magique et le Département de la Lutte contre la Magie Noire avait porté ses fruits et que suffisamment d’éléments avaient été rassemblés par les enquêtes pour permettre des procès dans la plus grande précision possible.
La première audition se déroule ce lundi, c’est l’audition de Pétunia Dursley, par les enquêteurs et le Magenmagot, pour établir les faits qui lui sont reprochés antérieurement à l’attaque de Poudlard.
Les auditions concernant l’attaque de Poudlard se tiendront mardi, et commenceront dès le matin par les audiences des principaux Mangemorts impliqués dans l’attaque, et visera à obtenir des informations sur l’évasion de Severus Rogue, avec l’aide de complices encore inconnus.
L’après-midi, ce devrait être au tour de témoins de livrer leur version des faits, avec le témoignage très attendu de Harry Potter, qui donnera enfin une version exacte des faits, après les stupidités et les inventions publiées dans la Gazette du Sorcier par Rita Skeeter.
Enfin, dans la soirée, les procès communs devraient commencer, d’une durée indéterminée d’après le Département de la Justice Magique. Une édition spéciale du Londonien sera publiée pour en faire le compte-rendu.
ECONOMIE Les salaires en hausse, le chômage en baisse
Les chiffres officiels sont publiés pour le mois d’août, le chômage a considérablement décrû le mois dernier, passant de 27,3 % de la population active à 13,8 %, confirmant la baisse de 6 % constatée au mois de juillet.
Le Ministre de la Magie se félicite de sa politique de relance économique, et a assuré que le Ministère de la Magie a montré l’exemple en embauchant et créant un mouvement positif dans la communauté. « Les sorciers ont envie de faire vivre la communauté magique, et ça se sent ! » a-t-il confié aux reporters du Département de l’Information.
D’autre part, les salaires ont augmenté de 0,6 % durant le mois d’août, ainsi que la confiance de la population : 87 % se disant rassuré ou très rassuré pour l’avenir.
Et le Ministère entend bien poursuivre dans cette direction, en assurant à la communauté magique de se développer durablement.
QUIDDITCH L’Irlande donne le ton
Ce match amical avait une allure de finale de coupe du monde. L’équipe d’Irlande, très en forme depuis la dernière coupe du monde et sa victoire face à la Bulgarie, était considérée comme l’équipe favorite de ce mondial par bien des experts sportifs.
Cependant, beaucoup mettaient en évidence les capacités de l’équipe du Canada, qui, en tant que pays organisateur, a donné à son équipe nationale tous les moyens financiers nécessaires pour recruter les meilleurs joueurs.
Ce n’est pas le moral qui aura manqué dans ce match pour les joueurs canadiens. L’équipe irlandaise a tout simplement fait une démonstration de perfection, remportant ce match amical à sens unique, 560 à 20, en soixante-douze minutes.
La sélection irlandaise a fait preuve d’une coordination parfaite, envoyant au tapis les espoirs d’une sélection canadienne un peu maladroite malgré les excellents joueurs qu’elle comporte. Les buts étaient enchaînés les uns après les autres, transperçant la défense canadienne avec des figures techniques d’un niveau exceptionnel.
L’Irlande vient aujourd’hui de renforcer son statut de favori pour la prochaine coupe du monde, qui se tiendra en août prochain au Canada.
EDUCATION Les cours pour les adultes reprennent à Poudlard
Les personnes qui s’étaient manifestées pour obtenir des cours de défense élémentaire seront contactées par hibou par le Ministère dans le courant de la semaine pour leur indiquer les dates de ces cours. Ils recevront par le même procédé un billet pour le Poudlard Express au cas où ils souhaiteraient utiliser ce moyen de transport.
Harry feuilleta rapidement le reste du journal, finalement, il n’y avait pas grande différence avec la Gazette du Sorcier, la seule chose en moins était l’absence de Rita Skeeter, ce qui pouvait en effet rendre le journal plus crédible.
Il y avait aussi un long article sur la rentrée des classes et l’arrivée des nouveaux élèves, qui s’était très bien passée selon le journal, mais il n’avait pas vraiment envie de tout lire.
La seule chose qu’il avait apprise d’importante était la tenue des procès dès ce soir, avec notamment son audience le mardi, chose qu’il ne savait toujours pas.
C’est pourquoi il alla le demander à Scrimgeour qui était là.
- Rufus ?
- Oui Harry, répondit Scrimgeour en se retournant vers Harry, alors qu’il riait aux éclats avec Obélus.
- Je voulais avoir des informations sur les procès, j’ai vu que je serai interrogé demain après-midi, mais je n’ai reçu aucune convocation…
- Ah oui, bien sûr, il serai temps que le Département de la Justice Magique se dépêche, je vais aller leur botter les fesses… Oui, c’est demain… avec le début tout à l’heure, mais cela ne te concerne pas, on n’aura besoin de toi que dès demain, et probablement pour toute la journée, ça va être un travail long et pénible, mais nécessaire…
- Oui, je comprends, répondit Harry.
- D’ailleurs, il faudra évidemment que Ron, Hermione, et Ginny, vous soyez là aussi, avec Neville et Luna. Leurs témoignages seront essentiels, même s’ils ne devraient pas rester très longtemps. Par contre, si vous n’avez aucune convocation ce soir, passez seulement demain matin à huit heures au Bureau des Aurors, et prévenez Luna et Neville.
Alors que les derniers feux d’artifices venaient d’exploser, les professeurs étaient déjà en train de demander aux élèves de regagner les cours.
- Bien, à demain, leur dit Scrimgeour.
- Euh oui, à demain, répondit Harry, distrait.
Ginny resta avec eux le plus longtemps possible mais finalement, tout son groupe était parti, et elle embrassa Harry longuement.
Finalement, sur le chemin pour remonter à la Salle Commune, ils rattrapèrent les autres Gryffondor.
- Neville, on est attendus demain pour les procès des Mangemorts, à huit heures au Bureau des Aurors. Tu étais au courant ?
Neville devint rouge comme une tomate et se tapa la main sur le front, l’air consterné.
- C’est moi qui ai vos convocations ! dit-il. Oh, je suis désolé, mais j’ai oublié…
- Ce n’est pas grave Neville, l’essentiel est que maintenant tout le monde soit au courant. C’est bon pour Luna aussi ?
- Oui, je la lui avais donnée à midi, mais je ne vous ai pas vus, je devais déjà vous la donner avant, mais j’ai oublié.
- Ok, tout le monde est au courant, alors.
- On a lu dans le journal que tu allais participer au procès ! dit Ben qui avait écouté la conversation.
- Oui, Neville, Hermione et Ron aussi, avec Ginny, et aussi Luna, une fille de Serdaigle.
- Vous avez vraiment lutté contre les Mangemorts ? demanda-t-il.
- Oui, on a aidé les Aurors, répondit Harry.
- Mais ils sont censés être très forts ? Non ? En tous cas, en Irlande, même s’ils n’y sont pas, on les craint beaucoup !
- Oui, c’est une image, répondit Harry. On s’est beaucoup entraînés, et en réfléchissant un peu, ils ne sont pas invincibles. Même Voldemort a des faiblesses.
Les irlandais grimacèrent à l’écoute du nom de Voldemort.
- Vous prononcez vraiment tous son nom ? demanda-t-il. Je croyais que ce n’était que le Ministre qui faisait ça pour montrer qu’il n’avait pas peur.
- Non, nous l’appelons tous par son nom, cela ne sert à rien d’avoir peur du nom, cela ne fait qu’encourager l’inaction. Au contraire, nous devons lui prouver que nous ne nous relâcherons jamais dans la lutte contre lui.
- On dit que tu l’as à nouveau battu, pendant l’attaque ? demanda Alix d’une petite voix.
- Euh, oui, mais il est encore en vie…
- Oui, quand même, je suppose que ça doit être difficile de le tuer…
- Très, répondit Harry en s’étonnant de leur naïveté.
- Vous avez lu les cours pour aujourd’hui ? demanda Hermione pour changer de sujet, sachant qu’Harry n’aimait pas trop ce genre de conversations.
- Oui, répondit Alix, on a commencé, et ben, tout ce qu’on peut dire, c’est qu’ici vous faites pas les choses à moitié !
- C’était très différent avant, les programmes étaient vraiment creux, maintenant tout est beaucoup mieux, répondit Hermione.
- Cette Egogonde va être encore plus contente, vous la verriez, elle n’a que des bonnes notes, mais elle ne dit jamais rien et n’hésite pas à faire tout pour que les autres ne réussissent pas, on dit qu’elle a déjà essayé d’empoisonner une fille qui avait eu une fois une meilleure note qu’elle !
- Hermione, tu es en danger, dit Ron avec le sourire.
- Tu es forte ? demanda Alix.
Hermione ouvrit la bouche pour répondre mais Ron la coupa.
- Bien sûr qu’elle est forte, elle sait tout !
- Ah, mais je pense que c’est impossible que tu sois plus forte qu’Egogonde, elle a lu tous les livres qui existent, et puis elle est très intelligente, même si il n’y a pas plus égoïste et méchant.
Hermione devint toute rouge, on voyait qu’elle ne supportait pas que son autorité au niveau des résultats scolaires soit à ce point remise en question.
Harry la vit murmurer quelque chose qu’il interpréta comme un « on verra bien ! ».
Ils remontèrent tous ensemble dans la salle commune et finalement, ils s’installèrent tous dans les fauteuils devant la cheminée éteinte.
Ils plaisantèrent pendant deux bonnes heures, profitant de leur temps libre, alors qu’Hermione ne cessait de leur dire que l’année des ASPIC était la plus importante et qu’ils feraient mieux de travailler.
De son côté, elle était en train de lire les programmes officiels qu’elle connaissait pourtant quasiment par cœur.
Cela faisait sourire Harry, depuis le premier jour où il l’avait vue dans le train, Hermione n’avait dans le fond pas changé. Elle avait certes mûri, changé d’apparence physique, et elle était devenue beaucoup plus belle. Mais les cours et les résultats scolaires restaient toujours la principale préoccupation de sa vie.
Quant aux ASPIC, Harry avait eu beau montrer de la motivation en ce début d’année, cela ne l’intéressait pas du tout. Il savait que de toutes façon, il trouverait toujours un travail quoi qu’il fasse.
Mais il avait beau réfléchir, aucun métier ne l’intéressait vraiment pour le moment. Etre Auror ne signifiait plus rien à ses yeux, à part être soumis aux ordres du Ministère.
Et il ne se voyait pas non plus travailler dans une boutique, ou au Ministère. Le Quidditch, même plus. Harry trouvait que c’était seulement un passe-temps, il n’imaginait pas une seconde en faire son métier, malgré son talent incontestable.
La seule de ses envies était de voyager, seul, pour découvrir de Magies différentes de celle qu’il connaissait, pour s’écarter un instant des pressions qui pesaient sur lui dans la communauté magique.
Mais avant tout, il restait Voldemort à vaincre, il avait au fond de lui la certitude qu’ils réussiraient, mais il trouvait que quelque chose n’allait pas. Il n’aurait pas su dire quoi. Peut-être que cela n’avançait pas assez vite, ou que tout était trop beau pour être possible. Non, c’était le Ministère qui aurait dû penser ça. Mais lui, il savait tout ce que Voldemort préparait. Il pouvait anticiper la moindre attaque, et les moindres mouvements de Voldemort, car il avait un allié de taille, Rogue.
Et puis il y avait ce Joe Jigger, cet inconnu en qui Abelforth plaçait une confiance inébranlable. Harry se demandait pourquoi Dumbledore ne lui en aurait pas parlé avant. Mais après tout, il ne lui avait pas non plus parlé d’Abelforth.
En fait, ce qui troublait Harry, c’était ce sentiment de confusion, il pensait qu’il ne savait pas assez de chose, qu’il était écarté de l’action, que ce qui aurait dû être son travail du fait de la prophétie était maintenant celui d’un grand nombre de personnes.
Par égoïsme, il pensait que Voldemort était à lui, par égoïsme…
- Qu’y a-t-il ? demanda Ron, voyant que Harry fixait le sol, l’air confus.
- Rien, j’essayais de me remémorer tout ce qui s’est passé pendant l’attaque, pour ne rien oublier pour les procès…
- Ah oui…
- Les convocations ! s’exclama Hermione.
- Ah oui ! je vais les chercher, se rappela Neville.
Quelques minutes après, il revint avec quatre enveloppes à l’aspect officiel.
- Voici aussi celle de Ginny, dit Neville en tendant à Harry la quatrième enveloppe.
- Merci, répondit Harry qui déchirait déjà la sienne.
Ministère de la Magie
Département de la Justice Magique
CONVOCATION
Cher Mr Potter,
Je vous informe que le Magenmagot a demandé votre présence aux procès qui se tiendront le mardi 03 septembre 1997.
Je ne peux cependant pas vous donner le motif de cette convocation pour des raisons de secret des enquêtes en attendant la tenue des procès.
Votre présence est obligatoire et prévaut sur toutes vos autres activités.
En tant qu’élève de Poudlard, vous vous présenterez à huit heures au Bureau des Aurors de Poudlard, avec cette convocation et votre baguette magique, auprès d’un représentant de l’autorité magique.
Cordialement,
Jonas Johnson
Directeur du Département de la Justice Magique
- Et ben, ça rigole pas, dit Ron.
- Non, mais je ne vois pas pourquoi ils ne veulent pas donner le motif de la convocation, c’est ridicule, tout le monde sait que c’est pour l’attaque, dit Harry.
- Oui, c’est vrai, je ne savais pas qu’il y avait ce secret à propos des enquêtes, remarqua Hermione.
- Ils ne doivent pas vouloir que les Mangemorts savent qu’on enquête sur eux, dit Ron.
- De toute façon, ça ne changerait rien qu’ils le sachent, Voldemort ne craint pas ces enquêtes, les Mangemorts ne savent rien de ce qu’il fait actuellement. Ils peuvent raconter n’importe quoi…
- Vous pensez qu’ils vont utiliser le Veritaserum ? demanda Hermione.
- J’espère, répondit Harry.
- Le Veritaserum n’est pas automatique ? s’étonna Coilìn.
- Non, le Ministère refuse toujours de l’utiliser, sauf dans certains cas extrêmement graves, et ça se fait en fonction de certaines personnes, en fonction de ce qu’ils éprouvent… si leur famille est touchée par une attaque, tu peux être sûr que le Veritaserum sera utilisé, mais si c’est une attaque qui ne les intéresse pas, alors ça devient inhumain, expliqua Hermione.
- Je vois, répondit Coilìn.
- Bien, je vais aller réfléchir à quelque chose, dit soudain Harry, se levant.