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Chapitre 133: Atmosphère glaciale


Mais que fait-il là ?
Soyons discrets, murmura Ron sérieusement, on fait beaucoup de bruit !
Certains sorciers aux tables proches s’étaient interrompus dans leur conversation et les regardaient avec curiosité.
Ayons l’air normaux, ajouta Hermione, on va nous suspecter sinon…
C’est justement si on a l’air normaux que l’on va nous suspecter ! Regarde tous ces gens !
Effectivement, les personnes aux alentours avaient toutes quelque chose d’étrange. Certains murmuraient, le visage caché dans l’ombre, d’autres étaient assis, seuls, et observaient les autres sorciers, sans ne rien dire. Seuls quelques jeunes discutaient joyeusement, près du comptoir, mais ils avaient l’air sérieusement affectés par tout l’alcool qu’ils avaient ingurgité.
Il doit être en mission de reconnaissance, dit Harry, revenant au sujet principal de la conversation.
Mais comment a-t-il fait pour rentrer ici, je croyais que c’était quasiment impossible ! dit Ron.
Comment avons-nous fait ? demanda Hermione. C’est évident, Regulus a dû lui trouver un moyen d’intégrer Durmstrang. Il doit avoir beaucoup de contacts !
En tous cas, il faut prévenir Abelforth, ajouta Harry.
Regardez, il s’en va ! murmura Hermione.
Ron fit semblant de boire son Whisky mais son verre était vide, et il explosa de rire bruyamment. 
Harry fit semblant de rire à son tour, et termina ensuite son verre.
Il faut le suivre !
Après avoir attendu un instant qu’il s’éloignât dans le Hall, ils quittèrent le bar et le suivirent discrètement. 
Il rencontra alors ce qui semblait être un élève, âgé d’environ vingt-cinq ans, et ils discutèrent de quelque chose qui avait l’air sérieux. Tous purent distinctement entendre un « à demain » lorsqu’ils se quittèrent.
Walter s’en alla d’un pas affairé vers un couloir sombre et peu fréquenté.
On aurait dû prendre la cape d’invisibilité ! pesta Hermione. Il va nous repérer.
Un court instant plus tard, un elfe apparut à côté d’eux, ce qui les fit sursauter.
Dobby !
Oui, Dobby a entendu que Harry Potter avait besoin de sa cape d’invisibilité, par conséquent Dobby a apporté sa cape d’invisibilité à Harry Potter !
Harry ne s’était même pas rendu compte qu’il avait appelé Dobby, il y avait pensé brièvement et l’elfe était apparu, ce qui montrait la force de leur lien.
Dobby va retourner à Poudlard car Dobby n’aime pas Durmstrang, ajouta l’elfe. Mais si Harry Potter et ses amis sont dans le besoin, Dobby se fera un plaisir de venir les aider.
Et l’elfe disparut aussi vite qu’il était apparu. 
Ne perdons pas de temps, suivons-le. 
La cape d’invisibilité était bien trop petite pour eux trois, et seule la pénombre permettait de ne pas voir leurs pieds.
Cette partie du château était bien plus obscure que toutes les autres, si c’était possible. De nombreuses salles étaient ouvertes, de part et d’autre du long couloir, et des lumières étranges s’en échappaient.
Walter continuait d’avancer à grands pas et ils n’avaient pas le temps de regarder ce qu’il y avait à l’intérieur s’ils ne voulaient pas le perdre.
Les bifurcations se faisaient plus nombreuses et ils se demandaient comment ils trouveraient le chemin du retour.
Finalement, Walter s’arrêta devant une porte en bois, et regarda sa montre en fulminant, donnant l’air d’attendre quelqu’un. Il n’attendit alors pas plus et entra, refermant sèchement la porte derrière lui.
Harry, Ron et Hermione s’avancèrent discrètement. En face de la porte, il y avait un immense tableau représentant un magnifique dragon aux écailles vert émeraude. Celui-ci cracha du feu lorsqu’ils approchèrent, en émettant un grognement sourd.
Tous les trois se retirèrent rapidement, se cachant dans un recoin du couloir.
On entendit alors la porte s’ouvrir puis la voix criarde de Walter :
Il y a quelqu’un ? Tomas, tu es là ?
Le dragon émit un autre grognement qui fit vibrer les murs.
Saleté, il n’y a personne !
Walter claqua la porte et le silence régna à nouveau.
C’est leur repère ! murmura Hermione. Le dragon est là pour marquer l’entrée de leur pièce secrète !
Tu crois qu’ils font quoi là-dedans ? demanda Ron.
Je ne sais pas, je suis sûre que Walter a pour mission de recruter des Dragons et de les entraîner.
Chut !
On entendit des bruits de pas et quelques secondes plus tard, un homme passa à côté d’eux, et s’arrêta. Il sembla chercher quelque chose, peut-être les avait-il entendus. Mais il continua son chemin et s’arrêta devant la porte, réveillant à nouveau le dragon du tableau qui cracha du feu, illuminant le couloir de rouge.
L’homme frappa à la porte qui s’ouvrit.
Tu es en retard, Tomas ! couina Walter. Nous avons plein de choses à faire, je te l’avais dit !
La présence du dragon interdisait d’écouter à travers la porte, et ils durent trouver une solution.
Harry, je pense qu’il faut que tu y ailles tout seul, si tu gardes la cape pour toi, il ne verra pas tes pieds, mais il ne faut pas faire le moindre bruit ! On va garder le couloir au cas où quelqu’un arrive !
D’accord, mais soyez prudents.
Harry enfila la cape et s’approcha discrètement de la porte. Le dragon s’était rendormi, et ses ronflements ne l’aidaient pas à entendre la conversation entre Walter et Tomas.
Je ne te sens pas très motivé ! couina Walter.
Harry ne put distinguer ce que Tomas lui répondit.
Il va falloir intensifier les entraînements ! Je suis là pour t’aider à t’améliorer, mais de ton côté tu dois travailler. Tous les sorciers qui ont de grands pouvoirs sont passés par une longue phase d’entraînement. Notre monde va un jour ou l’autre entrer en guerre, et seuls ceux qui sont forts auront une chance de s’en sortir. Tu as bien de la chance que moi et le professeur Antonov te proposions de t’aider, mais on sait que tu as du talent, et ce serait dommage de le gâcher !
Tomas ne répondit pas, mais Walter continua son discours.
Tu manques de conviction dans ce que tu entreprends, et cela te pénalisera en combat. Je vais t’apprendre à développer une âme de guerrier. Endoloris !
Harry resta stupéfait devant la méthode utilisée. Il entendit Tomas tomber au sol et gémir.
La douleur n’est qu’une question de perception, tu dois apprendre à ne pas la ressentir !
Les cris s’intensifièrent et Harry hésita un instant à entrer.
Je sais que c’est encore trop tôt pour apprendre ce genre d’exercices, mais c’est pour te donner une idée de ce que tu dois être capable de faire. Il est possible de bloquer l’effet du maléfice Doloris simplement grâce à sa force de conviction. Maintenant, nous allons combattre, je veux voir ta détermination, relève-toi !
Harry jugea qu’il était inutile d’écouter plus longtemps. Il rejoignit ses amis, et leur raconta ce qu’il avait entendu.
Ce que je retiens, c’est que Tomas n’a pas l’air d’être au courant qu’il est en train de se faire enrôler dans l’armée de Regulus, expliqua Hermione.
Peut-être qu’au début ils ne veulent pas en parler pour ne pas les effrayer, proposa Ron.
C’est une hypothèse… mais en tous cas leurs méthodes sont effrayantes, je pensais Regulus plus humain que Voldemort !

Ils entreprirent de trouver leurs chambres pour passer la nuit, mais les couloirs formaient un véritable labyrinthe et rapidement, ils se perdirent.
Qu’est-ce que je donnerais pour avoir une Carte du Maraudeur de Durmstrang, se lamenta Ron.
Au contraire, ça donne du piment, se réjouit Harry. Ca me rappelle nos premières années à Poudlard, quand on ne connaissait rien du château.
Une chose était sûre, ils n’avaient absolument pas suivi le même chemin qu’à l’aller, et ils venaient ainsi d’entrer dans une immense pièce dont ils ne voyaient pas le fond. De nombreux poteaux en marbre vert et noir étaient répartis comme sur un quadrillage pour soutenir le plafond, et le sol était fait de carrelage noir brillant. Une lumière blanche attirante émanait du centre de la pièce.
Qu’est-ce que c’est ? demanda Ron.
Aucune idée, répondit Hermione, je ne suis pas sûre que nous devrions rester là.
La scène rappelait désagréablement à Harry leur visite dans les sous-sols du ministère en cinquième année.
Qui est là ? demanda alors une voix grave.
Tous les trois s’arrêtèrent brutalement. Plusieurs silhouettes noires se tenaient entre les poteaux, partout autour d’eux, semblant sorties de nulle part.
Vous n’avez rien à faire là ! tonna l’une d’entre elles.
Ils se reculèrent lentement, puis regagnèrent le couloir en pressant le pas.
Qu’est-ce que c’était ?
Je me demande si ce n’est pas la salle où sont localisés les enchantements qui protègent le château, mais je pensais que ce n’était qu’une légende ! répondit Hermione.
Après une demi-heure de marche dans les couloirs sinueux, ils se retrouvèrent devant le tableau du dragon. De nombreuses salles obscures étaient ouvertes, mais ils n’avaient pas osé y rentrer.
C’est alors qu’ils croisèrent Walter au détour d’un couloir. Tous s’arrêtèrent et s’observèrent un instant.
Que faites-vous là ? demanda Walter.
Et vous ? répondit Harry, avec autorité.
Mon bureau est ici, je suis professeur ! C’est moi qui vous demande ce que vous faites ici !
On n’a plus le droit de se promener dans les couloirs ? demanda Harry.
Oui, mais vous m’avez l’air suspects.
J’étais parti m’entraîner dans un coin où je serais tranquille, répondit Harry. J’avais besoin de mes amis pour cela. J’ai bien le droit de m’entraîner ?
Hermione avait immédiatement compris la stratégie de Harry, et elle ajouta :
D’ailleurs, nous allons rentrer, Henry, l’entraînement était éprouvant. Viens, Ronnie.
Ron ne sembla pas tout comprendre mais Hermione le tira par le bras.
Pourquoi t’entraînes-tu ? demanda Walter, le ton affairé.
Pour être plus fort, répondit Harry, par les temps qui courent, seuls ceux qui savent se défendre ont une chance de s’en sortir.
Je peux t’aider à cela, j’aime les élèves ambitieux, et j’entraîne déjà un certain nombre d’entre eux dans l’école. Suis-moi !
Harry le suivit sans hésiter, et ils s’installèrent dans le bureau, déchaînant à nouveau la colère du dragon.
De quelle espèce s’agit-il ? demanda Harry, s’attardant devant le tableau.
Une espèce qui n’existe pas encore… 
Walter s’interrompit, se demandant s’il pouvait en dire plus. Mais devant le regard interrogateur de Harry, il ajouta :
Avec un certain nombre de mes collègues, nous nous intéressons aux dragons, et à partir de croisements, nous essayons d’obtenir le dragon ultime.
Le bureau était immense, et il s’agissait en fait plus d’un appartement, à la manière des enseignants à Poudlard. Il y avait de nombreuses pièces sombres qui regorgeaient d’objets divers et de livres.
Ils s’assirent autour d’un grand bureau en bois noir, sur lequel trônait une statue de dragon en bronze.
Qui es-tu, d’abord ? demanda Walter, se frottant doucement les mains.
Harry détestait cet homme, et le regarder dans les yeux avait quelque chose d’insoutenable si bien qu’il fit attention de bien fermer son esprit pour ne rien dévoiler de ses pensées et avoir l’air impassible.
Je m’appelle Henry Cornway, inventa Harry. Je viens d’Ecosse, mais ma famille a toujours été attirée par la magie noire et mes parents ont préféré m’envoyer à Durmstrang. J’ai fait deux ans à Poudlard mais on s’y ennuie.
Très bien, tu as fait le bon choix.
Vous enseignez ici depuis combien de temps ? demanda Harry, tentant de retourner la situation.
Cela fait une semaine. Mais j’étais élève ici ! ajouta-t-il, comme s’il devait se justifier. Je connais bien le Directeur, il m’a proposé un poste récemment.
Harry commença à se sentir bizarre et il se rappela avec horreur que cela faisait un petit moment déjà qu’il n’avait pas pris de Polynectar. Il en but une gorgée en continuant la discussion pour paraître naturel.
Et donc qu’enseignez-vous ? demanda Harry.
Je fais partie des enseignants qui n’ont pas de cours fixes, j’interviens pour aider mes collègues et pour entraîner les étudiants qui le souhaitent. Ma spécialité est les créatures magiques et le travail sur l’esprit.
Je m’intéresse plutôt aux grands maléfices et à la magie noire, répondit Harry. Je ne suis pas sûr que cela soit très compatible.
Intéressant… ajouta Walter, ce n’est pas mon domaine de prédilection, mais je peux mettre en contact avec des personnes qui en connaissent énormément dans le domaine. Est-ce que cela t’intéresse ?
J’ai l’impression que vous cherchez à me recruter, répondit Harry, prenant un air faussement suspicieux.
Te recruter ? demanda Walter, devenant soudain nerveux et agité. Pourquoi te recruterai-je ? Je te propose simplement de t’entraîner !
Je me méfie, j’ai entendu des étudiants dire qu’un groupe essaie de les enrôler dans une armée… 
Ce sont sûrement des Mangemorts, répondit Walter, c’est une espèce qui doit disparaître !
Effectivement, répondit Harry.
Nous sommes d’accord !
Il y eut un long silence. Harry avait clairement réussi à mettre Walter mal à l’aise, et celui-ci n’osait plus luis proposer quoi que ce soit. Il avait certainement pour ordre de garder secret le fait que Regulus recrutait une armée.
Sentant qu’il n’en apprendrait pas plus, Harry ajouta :
Je vais réfléchir, j’aime bien m’entraîner tout seul tout de même !
Reviens me voir si tu changes d’avis ! couina Walter, partagé entre l’envie de recruter un nouveau dragon au profil idéal, et celle de se débarrasser d’un individu dérangeant.
Harry eut toutes les peines du monde à retrouver son chemin. Les couloirs du château s’étaient bien vidés, et seuls les individus les plus étranges y déambulaient encore à cette heure-là.
Il se résolut à demander où se trouvaient les chambres 157, 158 et 159, commençant à ressentir la fatigue d’une longue journée.
Il interpella un vieux sorcier vêtu d’une longue cape grise et qui semblait parler tout seul.
Excusez-moi ?
… l’école a bien changé… jamais on n’aurait vu cela du temps de Grindelwald !
Harry se demanda s’il avait bien entendu le dernier mot.
Le vieux monsieur leva brusquement la tête pour le regarder mais il semblait comme possédé tant ses yeux paraissaient vides.
Que me voulez-vous, jeune homme ?
Je cherche les chambres 157, 158 et 159, s’il vous plaît ? demanda Harry, ne voulant pas s’éterniser.
Le vieillard sembla hésiter. A son odeur, Harry comprit qu’il avait bu une liqueur extrêmement forte.
Prenez l’escalier là, dit-il en montrant une fenêtre.
J’ai cru comprendre que vous cherchez quelque chose, jeune homme ? demanda une voix forte derrière Harry.
Un grand homme d’une trentaine d’années, aux cheveux courts et au bouc bruns le contemplait.
Le professeur Zinc n’est pas très en forme ce soir, je ne suis pas sûr qu’il vous sera d’une grande utilité.
Qui êtes-vous ? demanda Harry.
Denis Dalchenko, professeur d’histoire de la magie noire, puis-je vous aider ?
Le professeur Dalchenko conduisit Harry jusqu’à sa chambre, qui n’était en réalité pas si loin.
Bienvenue à Durmstrang en tous cas, si tu as besoin de quelque chose, n’hésite pas à venir me voir !
Harry ne se sentait pas vraiment à l’aise dans cette école, tout le monde avait l’air suspect, et même Poudlard en temps de guerre avait l’air plus rassurante.
Il retrouva ses amis, qui l’attendaient dans l’une des petites chambres, au mobilier sommaire, constitué d’un lit, d’un bureau et d’une armoire, baignant dans une odeur d’humidité. 
Je pense qu’Abelforth sera ravi des informations que nous allons lui donner, conclut simplement Hermione.

La nuit de Harry fut bien plus calme que les précédentes. Il fit de nombreux rêves étranges, mais il s’agissait de vrais rêves, qui provenaient du fin fond de son imagination et non de Voldemort ou Sybille Trelawney. Il se sentait ainsi bien plus reposé que les autres matins lorsque Hermione vint le réveiller à onze heures.
Abelforth, toujours sous l’apparence de Grigor Dimitrov, les attendait, confortablement installé dans l’une des banquettes de la salle des repas. Il lisait un journal, tout en buvant son thé.
Malgré le grand soleil qui régnait à l’extérieur, la lumière avait énormément de mal à gagner la forteresse de Durmstrang, et il y faisait toujours aussi sombre.
Ils s’installèrent à table avec Abelforth, et un elfe, vêtu d’un costume rouge à boutons dorés, s’empressa de venir les servir.
Désirez-vous manger ou boire quelque chose, messieurs, dames ? demanda-t-il d’une voix flûtée.
Non merci, répondit Hermione sèchement, nous ne sommes pas là pour t’exploiter, et tu n’es même pas payé pour ce que tu fais !
L’elfe s’en alla en pestant distinctement contre Hermione.
Hermione, j’avais faim ! s’exclama Ron.
Abelforth claqua des doigts et des pâtisseries apparurent sur la table, ainsi qu’une théière. 
C’est une bonne façon de régler le problème, sourit Abelforth. Alors, racontez-moi votre soirée !
Harry commença à parler, mais ce fut Hermione qui termina, ajoutant sans cesse des détails qui lui paraissaient cruciaux. Abelforth n’avait rien dit, se contentant d’acquiescer et d’observer avec fascination les volutes qui se dégageaient de sa tasse de thé.
Sans vouloir refroidir votre enthousiasme, dit-il, rien de ce que vous me dites ne me surprend.
Tous les trois parurent un peu déçus.
Il se trouve qu’en tant que Directeur Adjoint de l’école, je suis effectivement au courant de la présence de Walter. J’ai participé à son entretien de recrutement en présence du Directeur, qui est l’une de ses connaissances. Je me doute bien en outre de ce qu’il tente de faire en venant dans l’école, et le sublime tableau de dragon qui est apparu il y a une semaine n’est pas là pour rien. Quant au professeur Antonov, j’avais de gros soupçons sur sa personne, et j’ai noté une certaine agitation autour de son bureau ces derniers jours. 
« Un certain nombre d’élèves montrent un attrait certain pour les discours que tiennent Walter et le professeur Antonov, ainsi que d’autres dont vous n’avez pas encore entendu parler, malgré leur caractère parfois brutal. Mais cela correspond à l’esprit de l’école et peu seront effarouchés. 
« Il est fort probable que Regulus parvienne à recruter rapidement une armée importante et surtout compétente, cela dépendra principalement de la volonté des étudiants de le suivre ou non.
« J’ai pensé que la première chose à faire était déjà de faire en sorte que la rumeur de la présence des forces de Regulus Black dans l’école se répande, afin que chacun reste sur ses gardes.
« Du fait d’un certain nombre de traditions dans cette école, vous avez pu remarquer que l’enseignement est très libre, et que les élèves sont en grande partie livrés à eux-mêmes. Cela facilite grandement le recrutement pour Regulus, et nous ne pouvons rien faire de ce côté-là, d’autant plus que l’actuel Directeur est très conservateur.
Qui est-ce ? demanda Hermione.
Alexandr Kharkhov, un très ancien professeur de l’école. C’est quelqu’un de très cultivé et très attaché à la liberté et aux traditions. Il était professeur de magie blanche, ce qui peut surprendre à Durmstrang, mais cela éveillait chez lui une immense curiosité. C’est quelqu’un de fascinant, mais j’ai toujours été impressionné par son indifférence vis-à-vis des atrocités que peuvent commettre les mages noirs. Il était en particulier un ami proche de Grindelwald.
Abelforth s’interrompit et il claqua des doigts. Un repas qui aurait pu nourrir une vingtaine de personnes apparut sur la table. Tous les plats avaient l’air succulents et dégageaient une odeur qui attisait l’appétit. Harry et Ron se précipitèrent sur les plats les plus consistants, affamés, et le silence régna pendant quelques minutes.
Vous ne nous avez toujours pas dit pourquoi exactement nous sommes ici ! intervint Hermione.
A ton avis ? demanda Abelforth.
Ce n’est pas pour découvrir ce que fait Regulus, puisque vous avez l’air de déjà savoir très bien. Est-ce pour les livres ?
Les as-tu consultés ?
Un peu, je sais que Durmstrang renferme l’une des plus importantes collections de livres de Runes, et on peut certainement y trouver des informations utiles sur la Clef de la Paix.
Effectivement. C’est principalement pour cela que nous sommes ici. Durmstrang est une école de tradition et l’histoire de la magie est une discipline fondamentale. Tous les principaux mages noirs de l’histoire y sont passés, à l’exception de Voldemort, certes. Je planifiais cette excursion ici depuis fort longtemps, parce que je suis sûr que nous y trouverons ce que nous voulons. Regulus l’a d’ailleurs bien compris, et je sais qu’il cherche aussi. En revanche Voldemort a un train de retard sur nous à mon avis, mais il a le défaut de ne pas connaître Durmstrang.
« Hermione, je pense qu’il va falloir que tu viennes consulter cette bibliothèque régulièrement. Il est dommage que tous les deux ne compreniez pas les Runes, car vous auriez pu être d’une grande aide.
Je suis extrêmement motivée ! répondit Hermione. Le peu de livres que j’ai entrevus m’ont fascinée, je suis certaine moi aussi que l’on trouvera ce que l’on cherche dans la littérature des Gobelins.

Ils se rendirent à la bibliothèque après le repas, et l’après-midi fut longue. La travail de recherche était fastidieux, et Harry et Ron, qui ne comprenaient pas les Runes, avaient l’impression d’être bien inutiles.
Abelforth avait demandé de l’aide à Gremsec, le Chef-Gobelin de la bibliothèque qu’il connaissait bien.
J’ai demandé à ces élèves de m’aider à préparer une conférence sur l’histoire de la paix dans le monde, inventa Abelforth. Je sais que je trouverai ce qu’il me faut dans la littérature des Gobelins.
Effectivement, couina Gremsec, qui avait l’air plutôt sympathique pour un Gobelin. Vous trouverez peut-être même trop d’informations ! Je peux éventuellement vous conseiller l’excellente collection écrite par Grimmelin, qui aborde dans le détail les relations entre les communautés depuis leur naissance, il s’agit d’un formidable travail de synthèse !
Intéressant, se réjouit Abelforth.

La journée parut interminable, et Harry ne pouvait s’empêcher d’être content que Hermione soit si fascinée par ce travail, car il l’ennuyait fort. Dehors, il faisait déjà nuit quand Abelforth proposa à Harry une leçon d’entraînement.
Hermione et Ron s’étaient posés dans un pré, admirant la beauté du paysage. On y voyait au loin un immense lac, bordé d’épaisses forêts, sur lequel se reflétait la lune, toujours pleine à Durmstrang.
Cela fait longtemps que nous ne nous sommes pas entraînés, Harry, et il est important que nous fassions un point sur l’état de tes connaissances. Je pense que ton niveau en occlumancie et en légilimancie de base est optimal puisque tu es capable de les utiliser en combat. Tu as des progrès à faire en occlumancie inconsciente pour te permettre de gagner en tranquillité dans ton sommeil. En ce qui concerne la dualomancie, je fais entièrement confiance en Severus pour poursuivre ton entraînement, je sais que tu as fait de gros progrès dans l’exploration de l’âme de ta baguette, il faut absolument continuer si tu veux tirer le plus grand bénéfice de la dualomancie.
Je ne me souviens plus très bien quel en sera l’intérêt ? demanda Harry.
C’est très simple, le jour où tu comprendras parfaitement l’âme de ta baguette magique, réciproquement, celle-ci comprendra mieux ton âme, même si c’est une simplification grossière. Par conséquent, en fonction de tes sentiments et de tes intentions, elle concentrera d’elle-même certains rayonnements pour amplifier tes sorts.
Ces explications redonnèrent envie à Harry de progresser dans ce domaine, il avait un peu l’impression de stagner malgré ses efforts.
Nous allons donc aujourd’hui travailler un peu la rayonnancie, c’est de loin le domaine dans lequel tu as le plus de choses à apprendre, et aussi celui dans lequel tu pourras prendre le plus d’avance sur tes adversaires.
« La première partie sera consacrée à la reconnaissance des diverses rayonnements, pour que tu te remettes dans le bain, et enfin, nous nous entraînerons à nouveau à combattre les yeux fermés.
L’entraînement fut long et éprouvant, Harry était clairement fatigué, mais il donna toute son énergie dans les combats avec Abelforth. Autant l’intérieur du château avec quelque chose d’opprimant, autant les prés à l’extérieur était un endroit relaxant, et Harry s’y sentait extrêmement à l’aise, si bien que l’entraînement fut efficace. Il était capable de reconnaître les sorts qui arrivaient vers lui et à les contrer, sauf quand il bougeait, et c’était là la principale difficulté.
Le plus difficile est effectivement d’avoir une vision globale de la zone de combat, expliqua Abelforth. Il suffit de se déplacer un peu pour perdre la « vision », mais cela va venir. Est-ce que tu étais capable de reconnaître les sortilèges que tu repoussais ?
Certains, oui, répondit Harry. Mais il y en a certains que je ne connaissais pas.
Pourtant, je n’ai utilisé que des sorts que tu connais, et que tu dois savoir reconnaître les yeux fermés. Simplement, je les ai déguisés.
Comment ça ?
En en modifiant une petite partie, tu n’as donc pas reçu les rayonnements que tu t’attendais à percevoir, et donc cela t’a embrouillé. Voldemort sait très bien déguiser ses sorts, et s’il ne le fait pas, c’est qu’il a la fâcheuse tendance à te sous-estimer, même si de notre point de vue, ce n’est pas plus mal. Il va falloir que tu progresses encore si tu veux être infaillible, et développer ton sens de la perception. Nous allons poursuivre ce travail lors de nos prochaines séances.

Alors qu’ils se dirigeaient vers l’intérieur, l’un des faux Gallions d’Abelforth se mit à chauffer et il le sortit de sa poche.
Il y a un problème à Poudlard, dit gravement Abelforth.
Une attaque ? demanda Hermione.
Je ne sais pas si on peut appeler cela une attaque, vu que de toute façon Poudlard est déjà sous le contrôle des Mangemorts, mais si j’ai bien compris le message de Severus, Voldemort est passé à la vitesse supérieure. Nous ferions mieux de rentrer.
Nous allons devoir faire tout le chemin de l’aller ? demanda Ron.
Non, il y a une pièce dans Durmstrang où l’on peut transplaner, mais il faut pour cela y être déjà allé une fois. Je vais vous y conduire.
Ils empruntèrent un couloir qui longeait le bar et les restaurants, et on put y apercevoir des cuisines où de nombreux elfes travaillaient.
Ils parvinrent finalement dans une pièce circulaire aux grandes fenêtres qui laissaient largement filtrer la lumière de la lune.
Le Transplanage d’escorte est en revanche impossible, retrouvons-nous à l’entrée du passage secret de l’infirmerie.

Retrouver Poudlard n’avait rien de rassurant tant l’atmosphère y était devenue glaciale. De nombreux Détraqueurs déambulaient dans le parc, tranchant avec le blanc de la neige fraîche qui était encore tombée. Le ciel était sombre et une brise forte secouait les arbres de la Forêt Interdite, émettant un sifflement continu qui glaçait le sang.
D’où ils étaient, ils avaient une vue imprenable sur l’ensemble de la zone, et des silhouettes humaines marchaient en groupe sur le chemin qui menait à Pré-au-Lard.
Ce sont sûrement des Mangemorts, je ne vois pas qui d’autre traînerait par ici en ces temps obscurs. L’Ordre du Phénix a tout intérêt à être très prudent, je pense qu’ils sont en nette infériorité !
Abelforth leur fit boire une gorgée d’une potion qui leur rendit leur apparence normale, et tous furent heureux de retrouver leur corps.
De retour à l’infirmerie, Mme Pomfresh parut soulagée de les voir, ce qui contrastait avec ses habitudes.
Ah vous voilà ! dit-elle.
Que se passe-t-il ? demanda Abelforth.
Rien ne va plus dans cette école, je reçois toutes les cinq minutes un élève blessé, et je n’ai pas le temps de tous les soigner. Apparemment, toute communication avec l’extérieur est bloquée et Ste-Mangouste ne peut m’envoyer de l’aide, je crains que l’hôpital ne soit contrôlé par les Mangemorts.
La situation a empiré dans l’école ? demanda Abelforth.
Je n’ai pas vraiment eu l’occasion d’aller m’y promener, répondit-elle, agacée. Mais de ce qu’on m’en raconte, la situation devient invivable.
L’infirmerie était effectivement pleine à craquer, et plusieurs élèves dormaient sur des chaises, faute de lit.
Comment se porte Haïo Tanghudaï ? demanda Abelforth.
Son état s’améliore enfin, je suis soulagée, je commençais à m’inquiéter sérieusement. Il semble reprendre le contrôle de son système nerveux, et je ne sais pas encore s’il y aura des séquelles, mais il s’en tirera. Pour l’instant, il reste dans le coma et je l’y laisse pour qu’il se repose.
Bien, je vais tâcher de vous envoyer quelqu’un en renfort, Pomona. L’infirmerie est un endroit primordial à Poudlard, surtout en ces temps…
Merci, regardez ces pauvres élèves !
Certains semblaient effectivement très mal en point. D’autres n’étaient affectés que de blessures superficielles.
Que leur est-il arrivé ? demanda Hermione.
La plupart ont été punis par les J.M.P. ou par leurs professeurs. Certains ont été empoisonnés ou plus gravement affectés par des maléfices. J’ai très peur que la situation ne dégénère, si cela continue, il va bientôt y avoir un mort.
C’est plus qu’à craindre, malheureusement, confirma gravement Abelforth.

Ils quittèrent l’infirmerie et rejoignirent le bureau de Rogue. Abelforth avait enfilé la cape d’invisibilité de Harry pour ne pas se faire repérer.
Entrez, dit-il froidement lorsqu’ils frappèrent à la porte.
Bonjour Severus, dit la voix d’Abelforth, qui avait visiblement oublié qu’il était invisible.
Rogue parut surpris et chercha d’où provenait la voix.
Oh, pardon, s’excusa Abelforth, retirant la cape.
La situation empire, annonça Severus, ne voulant pas perdre de temps, l’air manifestement fatigué. Le Seigneur des Ténèbres a effectué une visite à Poudlard cet après-midi. Je l’ai revu ce soir, il n’est pas satisfait de l’ambiance qui y règne, trop joyeuse à son goût.
« De plus, il a décidé de passer à la vitesse supérieure avec les J.M.P., il en a marre de savoir qu’ils se font sans cesse ridiculiser par les autres élèves. Ils vont ainsi subir un entraînement intense auprès de certains des Mangemorts les plus expérimentés. L’objectif est aussi de vous rendre la vie plus difficile. 
« Le Seigneur des Ténèbres n’aime pas que vous disposiez d’autant de libertés, et il déteste ne pas savoir ce que vous faites, Potter. Il va faire en sorte de vous faire surveiller pour savoir ce que vous préparez, et surtout pour ne pas que vous vous échappiez de Poudlard. Cela va sensiblement compliquer les choses.
Certainement, parce que je ne compte pas rester cloîtré ici !
Faites tout de même très attention, et n’hésitez pas à éliminer tous ceux qui vous suivent de trop près.
« Il souhaite également vous espionner pour savoir quelle est votre stratégie, ce sur quoi vous vous entraînez, et ce que vous savez sur la Clef de la Paix notamment. Il stagne en effet et cela l’agace fortement, puisqu’il ne dispose pas de la moindre piste pour débuter ses recherches dans la bonne direction.
Donc Voldemort va être présent plus souvent à Poudlard ? demanda Abelforth.
Je ne pense pas, il est trop occupé pour cela, mais cela ne l’empêchera pas néanmoins d’effectuer quelques visites pour renforcer son influence et s’assurer que tout s’y passe comme il le souhaite.
« La semaine à venir est très chargée pour lui, il a prévu de se ressourcer quelques jours dans le Yunnan, voyage prévu de longue date…
Savez-vous où exactement, et s’il a des contacts ? demanda Abelforth.
Non, je ne peux vous en dire plus, il prévoit de s’y rendre seul pour se reposer et réfléchir. Ses pensées sont relativement confuses, notamment à cause de tous ces cauchemars, et il a besoin de passer des moments seuls pour réfléchir à l’avenir et aux suites à donner au dévoilement de la nouvelle prophétie.
C’était à prévoir, effectivement, que Joe Jigger l’y incite.
Il était plutôt réticent, dans un premier temps, expliqua Rogue, et il a sans cesse repoussé ce voyage, mais ces derniers jours l’ont fait changer d’avis.
Y a-t-il d’autres nouvelles importantes ? demanda Abelforth.
Le reste n’est que routine, les Mangemorts ont pour consigne de rester discrets. Ils sont en pleine phase d’entraînement et le Seigneur des Ténèbres veut disposer d’une armée puissante. Les recrutements se poursuivent en Bulgarie, où Joe Jigger doit se rendre dans la semaine, pour nouer des partenariats avec le ministère bulgare. Enfin, soyez très prudents quant à l’Hôpital Ste-Mangouste qui est sous le contrôle total des Mangemorts, n’y envoyez pas vos proches même en cas de graves blessures, ce serait les envoyer à l’abattoir !
J’avais déjà prévu cette éventualité, répondit sérieusement Abelforth, nous nous reporterons sur la Clinique des Fontaines, je vais d’ailleurs leur demander de l’aide pour assister Mme Pomfresh à Poudlard.
La Clinique des Fontaines ? demanda Harry.
Il s’agit d’une clinique pour sorciers de renommée mondiale située en France à proximité de l’institut Beauxbâtons. De nombreux étudiants de l’école y entrent à la fin de leurs études.
Puisque nous évoquons Ste-Mangouste, poursuivit Rogue, je dois vous annoncer la triste nouvelle du retour dans les prochaines semaines de Fenrir Greyback. Son état s’est sensiblement amélioré ces derniers jours et il dispose à nouveau de toutes ses capacités psychologiques bien qu’il ait conservé un certain nombre de séquelles de votre maléfice de Distillation Sanguine. Le Seigneur des Ténèbres lui a rendu visite hier et il est prévu qu’il intègre Poudlard en tant que professeur, chargé de la formation des J.M.P.
Cette nouvelle était terrifiante, et l’idée que le loup-garou qui avait mordu Lupin puis Bill Weasley, et assassiné sauvagement le professeur Flitwick revienne dans l’école leur glaçait le sang.

La journée de dimanche ne fut que peu fructueuse. La fatigue et l’ambiance morose à Poudlard pesaient sur le moral de tous. Le parc enneigé, habituellement prisé par les étudiants les week-end d’hiver, était envahi de nombreux Détraqueurs. Les Gryffondor s’étaient tous réfugiés dans leur salle commune, se plaignant de l’ambiance à la cafétéria, où les J.M.P. semaient la terreur. 
Harry et Ron avaient d’ailleurs passé l’après-midi avec leurs amis, préférant se changer les idées, discutant joyeusement des derniers potins de l’école. Hermione avait dévoré un livre emprunté à la bibliothèque de Durmstrang, l’annotant abondamment.

Le seul évènement de la journée s’était produit lors du repas du soir, et tous les élèves s’en souviendraient certainement toute leur vie, tant il avait été choquant.
Le début du repas s’était déroulé dans le calme et la stupeur habituelle de ces derniers jours. Les J.M.P. avaient neutralisé violemment les esprits frappeurs qui avaient tenté une intrusion dans la Grande Salle, et plus personne n’avait osé parler. Rogue avait été présent, mais il avait mangé tout en griffonnant sur un parchemin quelque chose qui semblait important. Il n’avait d’ailleurs pas adressé la parole à Macnair et Carrow qui étaient à ses côtés.
Au moment du dessert, l’atmosphère était soudain devenue glaciale, et tous s’étaient interrompus dans un silence pesant, comme si une force supérieure les avait commandés.
Un individu vêtu d’une longue cape noire, grand et squelettique, chauve à la peau verdâtre et écaillée, aux yeux de serpent et au regard terrifiant, avait traversé la Grande Salle majestueusement.
Harry ne pouvait pas croire ce qui se produisait devant lui. Lord Voldemort avait fait irruption lors du repas dans la Grande Salle, comme si cela était naturel et surtout comme s’il était le maître de ces lieux, suivi par son serpent Nagini.
Ignorant la stupéfaction et la terreur générale, il se rendit jusqu’à la table des professeurs et discuta brièvement avec Rogue.
Un court instant plus tard, qui sembla durer une éternité, il repartit. Son regard croisa celui de Harry, qui ne put cacher sa fébrilité et une douleur foudroyante. Immanquablement, Voldemort avait réussi son coup.
Lorsque Harry reprit ses esprits, Voldemort était parti depuis bien longtemps, mais personne n’avait toujours osé dire un mot. 
En un instant les choses avaient changé à Poudlard, et Voldemort avait montré qu’il était bel et bien chez lui dans l’école.
 


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